Top 100 : Entraîneurs

Top 100 - Entraîneurs - 1re place - Arrigo Sacchi

Propos recueillis par Markus Kaufmann

Arrigo Sacchi : « Tactiquement, les Anglais sont encore très en retard »

Seconde partie de l'entretien avec le numéro un de notre top 100 : Arrigo Sacchi. Cette fois, le Mister cause valeurs, Juventus, Premier League, Bayern et Borussia, Real, finale de Coupe du monde et séance de pénaltys…

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Arrigo Sacchi, Parme et ses tifosi
Arrigo Sacchi, Parme et ses tifosi
Dans une chronique sur Mario Balotelli, vous avez écrit qu'à votre époque, vous privilégiez le caractère de la personne et sa fonctionnalité au système plutôt que le talent. Vous concluez en disant que les valeurs se sont inversées aujourd'hui.
En Italie, en général, on a toujours pensé comme cela. Moi, et quelques autres, on a voulu croire qu'avant toute autre chose, il faut qu'il y ait un projet technique. Et donc on allait chercher les joueurs les plus fonctionnels pour un seul et même système. Ainsi, l'idée était de rechercher des joueurs avec un sens du professionnalisme, de l'amour et de la passion à donner, une grande éthique de groupe, et enfin, du talent. L'exemple actuel de la Juventus va dans ce sens : tout le monde parle du « top player » qu'il manque. Mais non, on se trompe : il manque surtout onze joueurs fonctionnels à la Juve. Aujourd'hui, elle en a peut-être seulement cinq ou six capables de jouer un football total.

Quel tableau faites-vous de la situation des grands clubs italiens aujourd'hui ?
Pour la Juve, c'est avant tout de l'expérience, elle doit encore grandir. Mais il y a un super entraîneur, et une équipe qui joue un jeu différent de ce que l'on voit dans ce pays. En Italie, les équipes jouent un football pensif, individuel. On croit toujours que le jeu naît des pieds des joueurs. Mais non, le football doit naître de l'idée ! Un bon film n'est jamais né d'un acteur. Il grandit dans la tête d'un réalisateur, d'un scénariste, dans leurs idées. Après, cette idée doit être reportée sur le terrain et mise en phase avec les capacités de l'entraîneur à travers la disponibilité et l'habilité du joueur. Une habilité qui peut être agrandie ou réduite. Quand je suis arrivé au Milan, il y avait déjà certains bons joueurs. Mais ce sont les idées qui ont fait la différence : je voulais jouer un football de vitesse, avec onze joueurs toujours en mouvement.

Et les autres clubs, vous en pensez quoi ?
La Fiorentina joue pas mal, le Milan est dans un moment de transition, c'est difficile de juger. L'Inter est, il me semble, dans un moment de confusion. Je n'arrive pas à comprendre quel est leur projet technique, donc j'ai du mal à donner mon jugement à ce sujet. Il me semble qu'on a fait venir des joueurs très différents les uns des autres. Je ne sais pas exactement qui a choisi les joueurs, si c'est le club, le staff technique, l'entraîneur. Ce qui compte, c'est de garder un entraîneur longtemps, et de prendre des joueurs en fonction de ses idées à lui, en espérant qu'il ait de grandes idées. Mais bon, en Italie, il y a peu de patience. On part toujours du fait que le football est un sport défensif. Mais les inventeurs l'ont pensé comme un sport d'attaque ! On pense aussi que c'est un sport de spécialités, toujours individuel. C'est impossible, il y a onze personnes qui jouent ensemble, cela ne peut pas être un sport individuel ! Malgré tout, en Italie, on a une vertu : nous voulons gagner. Parfois même sans mérite, mais on veut vraiment gagner. Et on arrive à trouver en nous une certaine capacité agonistique, une concentration, une détermination. Et avec cette volonté de gagner, de quelque façon que ce soit, même non méritée, cela nous porte à être plus concentrés que les autres, plus déterminés.

En ce sens, quelle équipe est la plus italienne selon vous ?
Par exemple, le Napoli est une équipe à l'italienne, très italienne, qui se base sur la force, la grinta, la détermination. C'est un football où l'individu et la force physique ont la prépondérance sur le reste. Un football italien bien fait, avec un entraîneur très bien préparé, qui sait prendre les joueurs les plus aptes pour lui. Mais c'est un football qui n'a rien à voir avec celui pratiqué par le Bayern, le Barça ou même le Borussia, qui a pourtant une qualité infiniment inférieure à celle du Napoli, de Cavani ou Hamšík…

Parlons un peu des autres championnats. La Premier League plaît beaucoup, mais n'est-elle pas devenue un championnat atactique, sans idée nouvelle ?
Tactiquement, les Anglais sont encore très, très en retard. Ils font les choses bien grâce à leur extraordinaire professionnalisme, l'engagement qu'ils y mettent, mais l'organisation tactique laisse à désirer. Depuis que les gros investissements sont arrivés, c'est là-dessus qu'elle s'est le moins améliorée. Le championnat anglais a grandi en termes de qualité de ses individualités, avec des joueurs importants, souvent étrangers. Mais elle doit encore faire un saut qualitatif dans la capacité organisatrice si elle veut réussir à faire jouer en Europe onze joueurs comme s'ils n'étaient qu'un. Il est encore là, l'objectif. On peut avoir les meilleurs joueurs au monde, leur production collective sera toujours limitée si ce cap n'est pas franchi. Après, ils ont certains avantages : leur professionnalisme, capacité de tout donner, aussi bien lors des entraînements que lors des matchs. C'est une grande base pour progresser. Il y a la volonté d'organiser le jeu, mais pas la culture. Disons qu'il leur manque une certaine sensibilité.

Vous dites que les idées sont ce qu'il y a de plus important. Est-ce que le fait de ne pas avoir été un grand joueur a influencé cette façon de voir les choses ?
Dans toutes les activités, que ce soit dans le spectacle ou dans le sport… Attends, est-ce que t'as déjà vu un bon film sans un scénario important ? Non ? Bah voilà. Après, tu peux avoir de grands acteurs, mais sans une vraie intrigue, il y aura surtout de la confusion. Sans script, il ne peut y avoir qu'improvisation. C'est ce qu'ont, malheureusement, un tas d'équipes. Après, les scripts peuvent être différents bien entendu…

Vous parlez beaucoup de cinéma, quel est le film préféré d'Arrigo Sacchi ?
Il y en a tellement… Je ne peux dire que merci au football, car cette activité m'a réalisé professionnellement, humainement et même économiquement. Mais bon, avec cette activité, je suis quelque part devenu monothématique : je n'ai suivi que le football. Et quand je faisais autre chose, j'avais l'impression de perdre du temps et de trahir la confiance que l'on m'avait donnée. Mais avant tout cela, j'aimais beaucoup le cinéma. La Dolce Vita, La Bataille d'Alger, même si cela date… Dernièrement, je dois dire que je l'ai moins suivi car à vrai dire, je n'ai pas le temps. Je travaille encore énormément. Demain matin (ndlr, propos recueillis mardi soir dernier) nous jouons avec l'U19 contre le Kazakhstan, l'après-midi je dois être à Coverciano car nous jouons avec la U21. Aujourd'hui, j'ai fait les entraînements du matin et de l'après-midi. Hier, pareil. Dimanche, j'étais à Milan pour commenter les matchs à la télévision. Samedi, je suis allé voir le Cesena en Serie B. Je travaille beaucoup, mais j'ai toujours pensé que quand il y a de la passion, le travail n'est plus qu'une conséquence logique. Et puis je crois que sans travailler, il est difficile de s'accomplir complètement en tant que personne.

Avez-vous déjà retrouvé cette idée d'osmose du football total dans le cinéma ou un autre art ?
(Il réfléchit longuement) Non, pour être honnête, je n'ai jamais fait le parallèle. Dans le football, c'est vrai que l'essentiel se résume à la capacité de savoir profiter du travail de tout le monde, de trouver une synergie. Ainsi, on trouve le bon placement et on réussit à donner une impression de bloc-équipe compact. Là, la connexion s'améliore, la synergie intervient, qu'elle soit petite, moyenne ou grande, et enfin les possibilités de succès d'une équipe se multiplient, tout comme les capacités personnelles des joueurs. Regarde, qui est le meilleur, entre Robben et Messi ? Moi, je réponds toujours : cela dépend de qui sera dans quel rôle ! Si le jeu est aux mains de l'autre équipe, Messi pourra difficilement s'exprimer... Je sais que c'est un discours déjà difficile à comprendre pour beaucoup de monde. Mais regarde, pour imager : durant une guerre, imagine qu'il se présente la possibilité d'avoir un canon de très longue portée. Tu as du potentiel, mais si les munitions n'arrivent pas, tu ne peux pas tirer. Dans le football, c'est la même chose. Ce soir (ndlr: propos recueillis mardi soir dernier, après Bayern-Barcelone, et donc avant Borussia - Real...), le Barça n'a pratiquement pas réussi un seul tir cadré. Même avec Iniesta, Xavi, Sánchez, Pedro, et Messi… On a plus vu leurs défauts qu'autre chose. Ce qu'il s'est passé, c'est que l'autre équipe lui a pris l'initiative – donc les munitions – l'autre équipe s'est démontrée plus organisée, plus rapide, plus déterminée, et aussi dans de meilleures conditions. De l'autre côté, il y a un Barça qui, en ce moment, semble être fatigué physiquement et surtout mentalement. Le football est quelque chose de si complexe que seuls les ignorants peuvent penser que c'est la chose la plus simple au monde.

Vous parlez de cinéma, de musique. Vous utilisiez déjà toutes ces références lorsque vous entraîniez ?
Oui, on utilisait ces thèmes car nous voulions gagner tout en méritant de gagner. D'où l'idée de mélodie, de plaisir, d'harmonie. Pour nous, une victoire sans mérite n'était pas une victoire. Je me souviens d'une victoire 2-0 contre Pescara, après laquelle j'avais le nez long. Galliani vint me voir et me dit : « Dai Arrigo, on a le droit aussi, pour une fois, de gagner sans bien jouer ». La satisfaction la plus grande, je l'avais quand il y avait cette osmose avec le public, quand on sentait que le public était très reconnaissant de ce que nous lui offrions. Et dans un pays habitué à ne pas surprendre, ou changer… Pour nous, il ne s'agissait pas de chercher à surprendre, mais de faire les choses de la meilleure des manières.

Quels ont été les meilleurs moments de votre carrière ?
Je retiens deux moments particulièrement exaltants. Le premier a eu lieu avec Parme, quand à l'avant-dernière journée, nous perdons à Cremone et nous ne montons pas en Serie A. Car malgré l'échec, les tifosi m'ont quand même porté en triomphe. Et le deuxième est arrivé quand on perd le championnat en 1990 avec Milan, et que les tifosi, à nouveau, me portent tout de même en triomphe. Dans un pays qui avait toujours et qui reconnaît encore aujourd'hui seulement la victoire, à ces moments-là nous avions compris que nous avions réalisé quelque chose d'important.

Avez-vous des regrets, par exemple pour la finale de 1994 ?
Non, absolument pas. J'ai toujours été très exigeant avec moi-même, et donc aussi avec les autres. Mais il est évident qu'aujourd'hui, je peux bien évaluer ce qui allait, et ce qui n'allait pas. Et mon opinion n'a pas changé pour autant. Après la finale, j'avais vu que cette équipe, notre Squadra Azzurra, avait donné tout ce qu'elle aurait pu donner en plus de ce qu'elle aurait déjà pu donner. Et pour moi… (il s'arrête) Je fais une parenthèse, malgré tout, cette finale est un grand résultat : je souhaite à tout le monde, dans sa propre activité, d'être deuxième au monde. Je pense que cela doit rester un motif de satisfaction pour moi et pour mon pays.

C'est ce que vous aviez dit dans les vestiaires après le match ?
Oui, c'est ce que je leur ai dit. Parce qu'avant de partir aux États-Unis, j'avais demandé aux joueurs à partir de quel résultat ils seraient satisfaits de leur Mondial, et la majorité m'avait répondu : « À partir des quarts ». Seuls quelques-uns avaient osé parler de demi-finale. Au bout du compte on arrive en finale… Et on perd aux tirs au but, ce qui ne revient pas exactement à « perdre ».



À lire : La suite du top 100 des entraîneurs

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  • Message posté par Jicem le 30/04/2013 à 15:11
      Note : 7  /

    Tu penses t'y connaître en foot, t'écoutes Arrigo Sacchi, et tu t'aperçois que t'as encore beaucoup à apprendre.

  • Message posté par alfadir le 30/04/2013 à 15:13
      Note : 8  /

    Quand y en a plus, y en a encore ! Merci pour cette double interview qui clôt en beauté le classement ! C'est quoi le prochain le top 100?

    Sacchi est très intéressant, je mettrais juste un bémol au fait qu'il semble placer sa conception du football comme le dogme par excellence...et dévaloriser des équipes qui s'appuient sur d'autres forces que les siennes. ce n'est pas parce qu'on ne joue pas un football total qu'on ne peut pas être une grande équipe ! Si la tactique était le seul moteur du jeu, ça se saurait.

  • Message posté par vale le 30/04/2013 à 15:33
      Note : 4  /

    "Le Borussia a une qualité infiniment inférieure au Napoli"

    Ça lui arrive de dire des conneries aussi. Un peu trop centré sur son Italie pour le coup.

  • Message posté par benbecker le 30/04/2013 à 16:11
      Note : 3  /

    "On croit toujours que le jeu naît des pieds des joueurs. Mais non, le football doit naître de l’idée ! Un bon film n’est jamais né d’un acteur. Il grandit dans la tête d’un réalisateur, d’un scénariste, dans leurs idées."

    C'est ce que je me suis dit en 1990 quand j'ai vu la prestation des Pays-Bas au Mondial.
    - Un décor Idéal: Giuseppe Meazza
    -Des acteurs magnifiques: Gullit (Oscar du Meilleur acteur en 87), Van Basten (2 oscars de Meilleur acteur 88 et 89), Rijkaard ( 2 oscar de pour ses prestations de second rôle aux côté de Van Basten)...etc
    -Un réalisateur Nullissime: Léo Benhaker

    TOTAL FIASCO!

    chacun trouvera son propre exemple de déception.

  • Message posté par Fabrice Del Dongo le 30/04/2013 à 16:54
      Note : 9  /

    Pardon les mecs (et les filles), je vais faire un peu mon pédant, mais je crois que c'est éclairant pour comprendre ce que dit Sacchi. Bon alors, 1-2-3, j'y vais : Claude Levi-Strauss dans La Pensée sauvage, distingue deux figures de production : l'ingénieur et le bricoleur. Bon. L'ingénieur, c'est celui qui a un projet intellectuel, des idées, et qui, à partir de cette conception antérieure, choisis des matériaux et les outils dont il a besoin pour construire ce qu'il a auparavant imaginé. Le bricoleur, c'est celui qui a, dans sa "boîte à outils" (puisque c'est à la mode en ce moment), des instruments, des machins qu'il a récupéré à droite ou à gauche, à tout venant, et qui, avec les moyens du bord, fait face à une situation : il répare une roue de vélo, remet en état une étagère, etc. Bref, en gros, le bricoleur a D'ABORD une situation, et ENSUITE il élabore un projet dans la limite de ses moyens, tandis qu'inversement l'ingénieur a toutes libertés pour concevoir un projet EN AMONT, et DANS UN SECOND TEMPS se donner les moyens de sa production afin de la réaliser. Voilà. Et encore désolé pour mon pédantisme.
    Donc, si j'ai bien compris ce que dit Sacchi (vous me direz si vous êtes d'accord), Sacchi appartient plutôt (et même carrément) au genre de l'ingénieur : il a des idées et recrute les joueurs fonctionnels qui souscrivent le mieux à cette conception première. Et c'est là que (avec ma toute petite expérience de foot respectivement à la sienne) j'ai du mal à être d'accord. D'abord, parce que contrairement à ce qu'il dit à propos des acteurs (=les moyens de production, les matières, les instruments : ici les joueurs) et le scénario (=le projet). Il me semble qu'il y a des joueurs qui inspirent, comme le font les acteurs de théâtre ou de cinéma. Sacchi refuse qu'on fixe un projet de jeu à partir d'un joueur (façon Zizou en EdF quoi) et là-dessus on peut dire : "d'accord" ; mais la manière de joueur de certains joueurs contribuent aussi à former l'esprit tactique de l'entraîneur. Ensuite, difficile, sinon impossible, de bâtir une équipe de toutes pièces ex nihilo (même dans le cas du PSG) : il y a toujours quelque chose de donné antérieurement, une situation (autrement dit avant tout des joueurs) à laquelle un entraîneur doit s'adapter, parce qu'il n'a pas les moyens illimités pour entièrement faire sortir de terre une équipe composée de tous les joueurs dont il rêve. Il me semble donc que les idées ne sont pas aussi importantes que le dit Sacchi, et que tout bon entraîneur est au moins autant ingénieur qu'il est bricoleur : certes il a un projet de jeu, qui est indispensable au succès de son équipe, mais enfin il doit s'adapter sans cesse. Comme d'autres l'ont dit, je trouve donc que toutes les comparaisons sur le cinéma sont douteuses. Mais elles sont compréhensibles : l’entraîneur de fait mousser en affirmant qu'il est un intellectuel du football qui réfléchit en amont à ce que va être son équipe, laquelle ne sera donc que la fidèle interprète de la géniale conception du coach. Bref il diminue le rôle des joueurs.
    Cela dit, il n'empêche que Sacchi est sans aucun doute possible l'un des entraîneurs qui a donné le plus d'importance au projet de jeu, lequel s'est avéré qui plus est révolutionnaire. Son propos ne perd donc pas de cohérence avec mes petites "objections". Sacchi est simplement un grand ingénieur du football, comme Deschamps pourrait être un exemple connu de bricoleur de football (et ce, sans aucune connotation péjorative). Mais aucun d'eux ne se réduit à ce rôle-là : tous deux sont un peu ingénieur, un peu bricoleur, dans des proportions différentes et avec des projets différents.

  • Message posté par mario le 30/04/2013 à 19:22
      Note : 1 

    Zlatan dit à Sacchi de la fermer parce qu'il parle trop. Il n'a pas apprécié les critiques de Sacchi sur son passage à Barcelone de l'année d'avant. Rancunier, le Z! Si Sacchi a quelque chose à lui dire qu'il le fasse en tête à tête et non à la télé. Et s'il n'aime pas son jeu qu'il ne le regarde pas jouer.
    Tous les commentateurs gloussent que le Z n'est pas bien éduqué (Sacchi le premier) mais apparemment, Zlatan s'en fout.

    Ce Zlatan, c'est un génie!

  • Message posté par vata-fenculo le 30/04/2013 à 19:54
      Note : 2 

    Message posté par mario
    Zlatan, lui, sait que Sacchi, c'est du bidon. Et Zlatan s'y connait un peu plus que vous et moi, question foot.


    Ah ouais?
    Cette rengaine qui veut que les joueurs pros s'y connaissent en Foot ou qu'ils le comprennent mieux que les simples mortels que nous sommes me les casse.
    Des footeux du dimanche comme Villas Boas ou MOU montre dans leur parcours d'entraineur qu'ils connaissent et comprennent mieux le foot que certains grand champions.

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64 réactions ;
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  • Message posté par Jicem le 30/04/2013 à 15:11
      Note : 7  /

    Tu penses t'y connaître en foot, t'écoutes Arrigo Sacchi, et tu t'aperçois que t'as encore beaucoup à apprendre.

  • Message posté par Laazy le 30/04/2013 à 15:12
      Note : 5  /

    Bof bof bof... j'trouve la plupart des comparaisons foot-cinema-guerre foireuses, discussions qu'on peut entendre dans nimporte quel PMU. Il explique rien en profondeur , tactiquement pourquoi les anglais sont en retard ?? C'est d'la branlette intelectuelle ou du sucage integral de teub cet article.

  • Message posté par alfadir le 30/04/2013 à 15:13
      Note : 8  /

    Quand y en a plus, y en a encore ! Merci pour cette double interview qui clôt en beauté le classement ! C'est quoi le prochain le top 100?

    Sacchi est très intéressant, je mettrais juste un bémol au fait qu'il semble placer sa conception du football comme le dogme par excellence...et dévaloriser des équipes qui s'appuient sur d'autres forces que les siennes. ce n'est pas parce qu'on ne joue pas un football total qu'on ne peut pas être une grande équipe ! Si la tactique était le seul moteur du jeu, ça se saurait.

  • Message posté par Jicem le 30/04/2013 à 15:19
      

    La vidéo avec Ibra... Chaud!

  • Message posté par one_of_the_amoks le 30/04/2013 à 15:19
      Note : 2 

    la référence à la bataille d'alger est sympa, le film est génial (encore aujourd'hui).
    sinon le clash avec zlatan est duraille, j'avais jamais pris le temps de l'écouter avant.

  • Message posté par Chriswillow le 30/04/2013 à 15:20
      Note : - 1 

    C'est la que tu te dis que le mec à un recul de fou pour juger avec une telle aisance et intelligence le football d'aujourd'hui.

    Par contre, pas entièrement d'accord avec le parallèle qu'il fait avec le ciné. Certains reals, au contraire de ce qu'il avance, pense parfois avant toute autre chose à l'acteur principal et écrira le script en fonction de lui uniquement.

  • Message posté par Fredinhovic95 le 30/04/2013 à 15:22
      Note : - 1 

    Pas touche à ma Premier League hein.Moi je l'aime bien comme ça, avec beaucoup d'espaces et des scores fous à la pelle

  • Message posté par one_of_the_amoks le 30/04/2013 à 15:22
      Note : 3  /

    Message posté par alfadir
    Quand y en a plus, y en a encore ! Merci pour cette double interview qui clôt en beauté le classement ! C'est quoi le prochain le top 100?

    Sacchi est très intéressant, je mettrais juste un bémol au fait qu'il semble placer sa conception du football comme le dogme par excellence...et dévaloriser des équipes qui s'appuient sur d'autres forces que les siennes. ce n'est pas parce qu'on ne joue pas un football total qu'on ne peut pas être une grande équipe ! Si la tactique était le seul moteur du jeu, ça se saurait.


    c'est juste un entraineur italien...peut etre le plus grand donc il défend fièrement son foot, ses valeurs, ses racines (lippi dit le meme genre de trucs).
    personnellement, je ne vois pas de dévalorisation de l'autre, sans doute un peu de conservatisme mais essentiellement beaucoup de fierté pour ce qu'est "leur" chose.

  • Message posté par Tato le 30/04/2013 à 15:26
      Note : 2 

    Ils devraient interviewer Sacchi chez Canal+ pour faire la promo de la Premier League hahaha. Un bon spectacle mais rarement du bon football.

    Sinon propos très intéressants à mon goût, que l'on peut retrouver de manière plus détaillée dans d'autres interviews. Ce que certains ne saisissent pas c'est qu'il a fait passer le football dans un autre aire, il y a un avant et un après Sacchi, et lorsqu'on a connu uniquement l'après Sacchi (pour beaucoup ici je pense), on ne saisit pas forcément bien l'intérêt de sa vision du football.

  • Message posté par vale le 30/04/2013 à 15:33
      Note : 4  /

    "Le Borussia a une qualité infiniment inférieure au Napoli"

    Ça lui arrive de dire des conneries aussi. Un peu trop centré sur son Italie pour le coup.

  • Message posté par Lebowski-The BIG one- le 30/04/2013 à 15:34
      Note : 1 

    Juste pour info, c'est pas les tifosi de parme sur la photo, c'est la CurvaNord Interiste.

  • Message posté par milanello44 le 30/04/2013 à 15:35
      Note : 3  /

    Arrigo, c'est bon la vie, pour les grands et les petits!!!

  • Message posté par nononoway le 30/04/2013 à 15:38
      Note : - 1 

    Rho les salauds*, vous aviez du rab' !

  • Message posté par Swaggie le 30/04/2013 à 15:41
      Note : 4  /

    La comparaison tient quand même parce que, la plupart du temps, l'auteur qui fait le choix d'écrire ses dialogues pour l'acteur, il a choisi cet acteur parce qu'il pense qu'il convient à l'idée qu'il a déja en tête pour le rôle.

  • Message posté par Swaggie le 30/04/2013 à 15:43
      

    Message posté par Chriswillow
    C'est la que tu te dis que le mec à un recul de fou pour juger avec une telle aisance et intelligence le football d'aujourd'hui.

    Par contre, pas entièrement d'accord avec le parallèle qu'il fait avec le ciné. Certains reals, au contraire de ce qu'il avance, pense parfois avant toute autre chose à l'acteur principal et écrira le script en fonction de lui uniquement.


    La comparaison tient quand même parce que, la plupart du temps, l'auteur qui fait le choix d'écrire ses dialogues pour l'acteur, il a choisi cet acteur parce qu'il pense qu'il convient à l'idée qu'il a déjà en tête pour le rôle.

  • Message posté par Lievregris le 30/04/2013 à 15:50
      Note : 8  /

    "Le football est quelque chose de si complexe que seuls les ignorants peuvent penser que c’est la chose la plus simple au monde."

    Cette phrase vaut tout son pesant d'or.

  • Message posté par vinnyroma le 30/04/2013 à 15:52
      Note : 3  /

    ce qu'il dit est très discutable finalement dans le fond et fout même un peu les boules.
    Pour lui l'entraineur doit tout maitriser et empêcher les individualités de s'exprimer.

    Sa comparaison avec le cinéma est intéressante car si l'écriture est importante, on peut faire de bons films sans vraie histoire, sans vrai scénario finalement en laissant de la liberté aux acteurs, profitant d'une situation improvisée, d'une lumière, d'un paysage bref en ne maitrisant pas tout de A à Z.

    la seule question un peu gênante de sofoot était la meilleure: vous n'avez pas été un grand joueur donc vous croyez à la toute puissance de l'entraineur et de la tactique!

    Contrairement à ce qu'il dit(monsieur le prétentieux), le foot italien est tombé dans le trop tactique à un moment au détriment du spectacle et Sacchi ne pas nous faire croire que son football était super offensif et super spectaculaire quand même, il fut globalement offensif mais quand avec des limites. On peut reparler de l'Italie 94 assez terne malgré le talent incroyable de ces joueurs, sans doute il est content car son schéma tactique a fonctionné, le spectacle et la victoire passe après.

    Oui la grinta, le fighting spirit, l’enthousiasme sont aussi importants que le collectif et la tactique.

    Les meilleurs entraineurs ne sont pas des idéologues comme Sacchi, des idées oui mais pas ce fanatisme.
    d'ailleurs les joueurs du Milan n'en pouvaient plus et ont trouvé la vie douce sous Capello c'est dire.

    Sacchi était aussi prétentieux quand il était consultant, un type insupportable de certitutes.

  • Message posté par vinnyroma le 30/04/2013 à 15:54
      

    Message posté par Swaggie
    La comparaison tient quand même parce que, la plupart du temps, l'auteur qui fait le choix d'écrire ses dialogues pour l'acteur, il a choisi cet acteur parce qu'il pense qu'il convient à l'idée qu'il a déja en tête pour le rôle.


    en même temps, une partie de foot n'est pas écrite à l'avance, il y a l'adversaire, les circonstances.

  • Message posté par alfadir le 30/04/2013 à 16:00
      

    Message posté par vinnyroma
    On peut reparler de l'Italie 94 assez terne malgré le talent incroyable de ces joueurs, sans doute il est content car son schéma tactique a fonctionné, le spectacle et la victoire passe après.


    Sur cette partie d'ailleurs, on le sent moins à l'aise que quand il parle du Milan. Le fait est qu'en 1994, ses méthodes se sont révélées bien moins fructueuses qu'en club, notamment sa volonté de créer un esprit de corps pour construire une machine à gagner. C'est peut-être là qu'on a vu les limites de son système, ainsi que de sa gestion de joueurs, applicables au sein d'un club, mais bien moins dans une sélection comme l’Italie avec ses ego et ses différences.

  • Message posté par Swaggie le 30/04/2013 à 16:02
      

    @Vinnyroma: Oui, mais le plan de jeu, il est écrit à l'avance et travaillé à l'entrainement: les combinaisons sur corner, le type de marquage, les moments où déclencher le pressing, la hauteur de la ligne de défense, les combinaisons de passe pour remonter le terrain, etc... Tout comme il y a une part d'improvisation dans le cinéma (certes moins importante)

  • Message posté par alfadir le 30/04/2013 à 16:04
      

    Message posté par vinnyroma
    On peut reparler de l'Italie 94 assez terne malgré le talent incroyable de ces joueurs, sans doute il est content car son schéma tactique a fonctionné, le spectacle et la victoire passe après.


    On ne le sent pas très à l'aise sur 1994 d'ailleurs. "C'est formidable de finir deuxième" pour un mec qui se vante d'avoir tant apporté au football, c'est assez modeste comme déclaration?

    Avec la Squadra, Sacchi s'est retrouvé à gérer des joueurs avec des cultures tactiques différentes et des égos plus développés, et son modèle du Milan qui impliquait le sacrifice n'a pas pris sur des joueurs qu'il n'avait pas "choisis" mais juste sélectionnés. Et ses exigences, applicables sur le long terme, se sont transformées en directives trop autoritaires pour faire évoluer les joueurs à sa disposition.

  • Message posté par alfadir le 30/04/2013 à 16:08
      

    Fichu double post. Désolé

  • Message posté par benbecker le 30/04/2013 à 16:11
      Note : 3  /

    "On croit toujours que le jeu naît des pieds des joueurs. Mais non, le football doit naître de l’idée ! Un bon film n’est jamais né d’un acteur. Il grandit dans la tête d’un réalisateur, d’un scénariste, dans leurs idées."

    C'est ce que je me suis dit en 1990 quand j'ai vu la prestation des Pays-Bas au Mondial.
    - Un décor Idéal: Giuseppe Meazza
    -Des acteurs magnifiques: Gullit (Oscar du Meilleur acteur en 87), Van Basten (2 oscars de Meilleur acteur 88 et 89), Rijkaard ( 2 oscar de pour ses prestations de second rôle aux côté de Van Basten)...etc
    -Un réalisateur Nullissime: Léo Benhaker

    TOTAL FIASCO!

    chacun trouvera son propre exemple de déception.

  • Message posté par Calmos le 30/04/2013 à 16:17
      

    Message posté par Tato
    Ils devraient interviewer Sacchi chez Canal+ pour faire la promo de la Premier League hahaha. Un bon spectacle mais rarement du bon football.

    Sinon propos très intéressants à mon goût, que l'on peut retrouver de manière plus détaillée dans d'autres interviews. Ce que certains ne saisissent pas c'est qu'il a fait passer le football dans un autre aire, il y a un avant et un après Sacchi, et lorsqu'on a connu uniquement l'après Sacchi (pour beaucoup ici je pense), on ne saisit pas forcément bien l'intérêt de sa vision du football.


    Bah justement, c'est quoi la différence entre le avant et le après ? C'est quoi son innovation ? Pour l'Ajax des 70' je vois (pourtant je n'étais pas né), mais pour le Milan de Sacchi j'avoue mon inculture...

  • Message posté par Yaya-letour le 30/04/2013 à 16:20
      

    Oulaa le clash avec Zlatan est pas mal..

  • Message posté par sissa le 30/04/2013 à 16:21
      Note : - 2 

    Message posté par vinnyroma


    Contrairement à ce qu'il dit(monsieur le prétentieux), le foot italien est tombé dans le trop tactique à un moment au détriment du spectacle et Sacchi ne pas nous faire croire que son football était super offensif et super spectaculaire quand même, il fut globalement offensif mais quand avec des limites. On peut reparler de l'Italie 94 assez terne malgré le talent incroyable de ces joueurs, sans doute il est content car son schéma tactique a fonctionné, le spectacle et la victoire passe après.

    Oui la grinta, le fighting spirit, l’enthousiasme sont aussi importants que le collectif et la tactique.


    Quel est le problème à tomber dans le trop tactique si ce n'est qu'au détriment du spectacle?

    A niveau égal, une équipe désorganisée ne bat jamais une équipe organisée, même si elle y met toute la grinta et l'enthousiasme qu'elle veut. L'exemple typique c'est le Pays-Bas France de 2008 où on met plein de coeur à l'ouvrage mais sans savoir vraiment où on va, et où on prend une fessée.

  • Message posté par macdermot le 30/04/2013 à 16:32
      Note : 1 

    C'est toujours un régal que de lire de telles ITWS, de comprendre à travers un grand coach quelques subtilités sur le jeu en lui même, sur la tactique, sur les joueurs.

    Un regret tout de même car au final on n'apprend pas grand chose de "son" Milan.

    Pour finir, merci à Sofoot pour ce "classement" qui m'a permis d'apprendre et de découvrir de vrais personnages de l'Histoire du foot. Mon numéro 1, l'immense et génial Ersnt Happel.

  • Message posté par seb69 le 30/04/2013 à 16:33
      

    Message posté par Calmos


    Bah justement, c'est quoi la différence entre le avant et le après ? C'est quoi son innovation ? Pour l'Ajax des 70' je vois (pourtant je n'étais pas né), mais pour le Milan de Sacchi j'avoue mon inculture...



    En une phrase, et meme si c'est pas lui qui l'a inventé je dirais qu'il a imposé la défense de zone à tous.

    Zone, défense haute, pressing de malade.

  • Message posté par el-flaco88 le 30/04/2013 à 16:34
      

    Sacchi a apporté et apporte encore beaucoup au football italien.
    Il oublie juste que la discipline, la cohésion c'est bien mais que cela prend beaucoup de temps et aujourd'hui les clubs n'en ont plus. Ils doivent faire de l'argent au plus vite (autre époque que la sienne). Et ensuite, aujourd'hui c'est la part de liberté qui est laissée à des messi, cristiano etc... qui te fait gagner les matchs et qui déstabilise et font sauter les lignes de la mise en place de l'adversaire.

    Sinon pour les Anglais, il a pas totalement tort, c'est un peu la Premier "Marketing" League....

  • Message posté par Chriswillow le 30/04/2013 à 16:34
      Note : - 2 

    @Swaggie : je ne disais pas que l'allégorie était fumeuse, je disais que contrairement à ce qu'il avance dans le paragraphe 2 (de mémoire) que le réalisateur ne pense pas toujours au script/scénario/histoire avant de chercher l'acteur qui se fondrait dedans.
    Simplement qu'il y a des réalisateurs qui pensent parfois à l'acteur ou aux acteurs qu'ils souhaitent avant d'écrire les 1ères lignes du script. L'histoire s'écrit en fonction de cet acteur/personnage. Tout comme l'entraineur qui choisi son ou ses joueurs principaux auprès de qui il va construire son système, sa tactique et sa philosophie de jeu. Les 2 semblent possibles pour réussir de bons films/équipes.
    D'où mon léger désaccord avec ce parallèle.

  • Message posté par Soulcialist le 30/04/2013 à 16:37
      Note : - 2 

    Quel scandale d'avoir "coupé" la photo de présentation de l'article et de nous priver du combo chaussettes (rouges ou vertes, je ne m'en souviens plus) - mocassins à glands !!!


  • Message posté par Calmos le 30/04/2013 à 16:40
      

    Message posté par seb69


    En une phrase, et meme si c'est pas lui qui l'a inventé je dirais qu'il a imposé la défense de zone à tous.

    Zone, défense haute, pressing de malade.


    Merci bien !

  • Message posté par Marsellus Wallace le 30/04/2013 à 16:40
      Note : 2 

    C'est une super interview et la saga de ces 100 entraîneurs aurait permis de réaliser un super numéro papier de So Foot... Au lieu de ça, la rédac' nous a pondu un numéro insipide sur le fade et insignifiant Messi ! et le coup d'avant sur Falcao ! Dommage...

  • Message posté par hmiller le 30/04/2013 à 16:40
      

    Moi perso j'ai toujours du mal avec ces gens qui intellectualisent le foot à outrance. Ca reste un jeu relativement simple, avec des règles simples. Je comprends que ça puisse être complexe à organiser dans un sens mais ce champ lexical pompeux, j'aurais toujours du mal.

  • Message posté par Fabrice Del Dongo le 30/04/2013 à 16:54
      Note : 9  /

    Pardon les mecs (et les filles), je vais faire un peu mon pédant, mais je crois que c'est éclairant pour comprendre ce que dit Sacchi. Bon alors, 1-2-3, j'y vais : Claude Levi-Strauss dans La Pensée sauvage, distingue deux figures de production : l'ingénieur et le bricoleur. Bon. L'ingénieur, c'est celui qui a un projet intellectuel, des idées, et qui, à partir de cette conception antérieure, choisis des matériaux et les outils dont il a besoin pour construire ce qu'il a auparavant imaginé. Le bricoleur, c'est celui qui a, dans sa "boîte à outils" (puisque c'est à la mode en ce moment), des instruments, des machins qu'il a récupéré à droite ou à gauche, à tout venant, et qui, avec les moyens du bord, fait face à une situation : il répare une roue de vélo, remet en état une étagère, etc. Bref, en gros, le bricoleur a D'ABORD une situation, et ENSUITE il élabore un projet dans la limite de ses moyens, tandis qu'inversement l'ingénieur a toutes libertés pour concevoir un projet EN AMONT, et DANS UN SECOND TEMPS se donner les moyens de sa production afin de la réaliser. Voilà. Et encore désolé pour mon pédantisme.
    Donc, si j'ai bien compris ce que dit Sacchi (vous me direz si vous êtes d'accord), Sacchi appartient plutôt (et même carrément) au genre de l'ingénieur : il a des idées et recrute les joueurs fonctionnels qui souscrivent le mieux à cette conception première. Et c'est là que (avec ma toute petite expérience de foot respectivement à la sienne) j'ai du mal à être d'accord. D'abord, parce que contrairement à ce qu'il dit à propos des acteurs (=les moyens de production, les matières, les instruments : ici les joueurs) et le scénario (=le projet). Il me semble qu'il y a des joueurs qui inspirent, comme le font les acteurs de théâtre ou de cinéma. Sacchi refuse qu'on fixe un projet de jeu à partir d'un joueur (façon Zizou en EdF quoi) et là-dessus on peut dire : "d'accord" ; mais la manière de joueur de certains joueurs contribuent aussi à former l'esprit tactique de l'entraîneur. Ensuite, difficile, sinon impossible, de bâtir une équipe de toutes pièces ex nihilo (même dans le cas du PSG) : il y a toujours quelque chose de donné antérieurement, une situation (autrement dit avant tout des joueurs) à laquelle un entraîneur doit s'adapter, parce qu'il n'a pas les moyens illimités pour entièrement faire sortir de terre une équipe composée de tous les joueurs dont il rêve. Il me semble donc que les idées ne sont pas aussi importantes que le dit Sacchi, et que tout bon entraîneur est au moins autant ingénieur qu'il est bricoleur : certes il a un projet de jeu, qui est indispensable au succès de son équipe, mais enfin il doit s'adapter sans cesse. Comme d'autres l'ont dit, je trouve donc que toutes les comparaisons sur le cinéma sont douteuses. Mais elles sont compréhensibles : l’entraîneur de fait mousser en affirmant qu'il est un intellectuel du football qui réfléchit en amont à ce que va être son équipe, laquelle ne sera donc que la fidèle interprète de la géniale conception du coach. Bref il diminue le rôle des joueurs.
    Cela dit, il n'empêche que Sacchi est sans aucun doute possible l'un des entraîneurs qui a donné le plus d'importance au projet de jeu, lequel s'est avéré qui plus est révolutionnaire. Son propos ne perd donc pas de cohérence avec mes petites "objections". Sacchi est simplement un grand ingénieur du football, comme Deschamps pourrait être un exemple connu de bricoleur de football (et ce, sans aucune connotation péjorative). Mais aucun d'eux ne se réduit à ce rôle-là : tous deux sont un peu ingénieur, un peu bricoleur, dans des proportions différentes et avec des projets différents.

  • Message posté par Tato le 30/04/2013 à 16:56
      

    Message posté par Calmos


    Bah justement, c'est quoi la différence entre le avant et le après ? C'est quoi son innovation ? Pour l'Ajax des 70' je vois (pourtant je n'étais pas né), mais pour le Milan de Sacchi j'avoue mon inculture...



    @Calmos:

    Un très bon article sur les cahiers du foot
    http://www.cahiersdufootball.net/article.php?id=2709

  • Message posté par Trap le 30/04/2013 à 16:58
      

    @Fabrice, l'exemple de Zizou est bon parce que Sacchi était en conflit larvé avec Baggio durant la CDM 94, lui reprochant de ne pas se fondre dans le système de jeu.
    Il a laissé entendre plus d'une fois que Baggio n'avait pas été honnête en se disant prêt à jouer la finale alors qu'amoindri physiquement. Je pense que c'est pour cette raison qu'il ne répon,d pas clairement à la question de Markus.

  • Message posté par vinnyroma le 30/04/2013 à 17:05
      

    Message posté par sissa


    Quel est le problème à tomber dans le trop tactique si ce n'est qu'au détriment du spectacle?

    A niveau égal, une équipe désorganisée ne bat jamais une équipe organisée, même si elle y met toute la grinta et l'enthousiasme qu'elle veut. L'exemple typique c'est le Pays-Bas France de 2008 où on met plein de coeur à l'ouvrage mais sans savoir vraiment où on va, et où on prend une fessée.


    Bien sur comme une équipe organisée sans talent, sans grinta ne fera rien, heureusement qu'il y a des compétiteurs ce que ne conteste pas Sacchi.

    Mais dans les années 90, j'ai souvent constaté que les équipes italiennes (qui dominaient globalement l'europe) quelquefois réfléchissaient trop et pouvaient être battue par l’enthousiasme de leurs adversaires par exemple anglais ou espagnol qui leur mettaient une pression énorme à domicile, à un moment la tactique vole en éclat.
    Ensuite, les clubs italiens ont moins dominé mais quand j'entends Sacchi ce qui compte pour lui c'est le schéma tactique avant le résultat ou la technique.
    Pour moi, le grand entraineur va chercher tous les facteurs pour maximiser la performance de son équipe, ce qui compte c'est l'équipe plus que le schéma tactique de l'entraineur.

  • Message posté par hmiller le 30/04/2013 à 17:06
      Note : - 2 

    Message posté par Fabrice Del Dongo
    Pardon les mecs (et les filles), je vais faire un peu mon pédant, mais je crois que c'est éclairant pour comprendre ce que dit Sacchi. Bon alors, 1-2-3, j'y vais : Claude Levi-Strauss dans La Pensée sauvage, distingue deux figures de production : l'ingénieur et le bricoleur. Bon. L'ingénieur, c'est celui qui a un projet intellectuel, des idées, et qui, à partir de cette conception antérieure, choisis des matériaux et les outils dont il a besoin pour construire ce qu'il a auparavant imaginé. Le bricoleur, c'est celui qui a, dans sa "boîte à outils" (puisque c'est à la mode en ce moment), des instruments, des machins qu'il a récupéré à droite ou à gauche, à tout venant, et qui, avec les moyens du bord, fait face à une situation : il répare une roue de vélo, remet en état une étagère, etc. Bref, en gros, le bricoleur a D'ABORD une situation, et ENSUITE il élabore un projet dans la limite de ses moyens, tandis qu'inversement l'ingénieur a toutes libertés pour concevoir un projet EN AMONT, et DANS UN SECOND TEMPS se donner les moyens de sa production afin de la réaliser. Voilà. Et encore désolé pour mon pédantisme.
    Donc, si j'ai bien compris ce que dit Sacchi (vous me direz si vous êtes d'accord), Sacchi appartient plutôt (et même carrément) au genre de l'ingénieur : il a des idées et recrute les joueurs fonctionnels qui souscrivent le mieux à cette conception première. Et c'est là que (avec ma toute petite expérience de foot respectivement à la sienne) j'ai du mal à être d'accord. D'abord, parce que contrairement à ce qu'il dit à propos des acteurs (=les moyens de production, les matières, les instruments : ici les joueurs) et le scénario (=le projet). Il me semble qu'il y a des joueurs qui inspirent, comme le font les acteurs de théâtre ou de cinéma. Sacchi refuse qu'on fixe un projet de jeu à partir d'un joueur (façon Zizou en EdF quoi) et là-dessus on peut dire : "d'accord" ; mais la manière de joueur de certains joueurs contribuent aussi à former l'esprit tactique de l'entraîneur. Ensuite, difficile, sinon impossible, de bâtir une équipe de toutes pièces ex nihilo (même dans le cas du PSG) : il y a toujours quelque chose de donné antérieurement, une situation (autrement dit avant tout des joueurs) à laquelle un entraîneur doit s'adapter, parce qu'il n'a pas les moyens illimités pour entièrement faire sortir de terre une équipe composée de tous les joueurs dont il rêve. Il me semble donc que les idées ne sont pas aussi importantes que le dit Sacchi, et que tout bon entraîneur est au moins autant ingénieur qu'il est bricoleur : certes il a un projet de jeu, qui est indispensable au succès de son équipe, mais enfin il doit s'adapter sans cesse. Comme d'autres l'ont dit, je trouve donc que toutes les comparaisons sur le cinéma sont douteuses. Mais elles sont compréhensibles : l’entraîneur de fait mousser en affirmant qu'il est un intellectuel du football qui réfléchit en amont à ce que va être son équipe, laquelle ne sera donc que la fidèle interprète de la géniale conception du coach. Bref il diminue le rôle des joueurs.
    Cela dit, il n'empêche que Sacchi est sans aucun doute possible l'un des entraîneurs qui a donné le plus d'importance au projet de jeu, lequel s'est avéré qui plus est révolutionnaire. Son propos ne perd donc pas de cohérence avec mes petites "objections". Sacchi est simplement un grand ingénieur du football, comme Deschamps pourrait être un exemple connu de bricoleur de football (et ce, sans aucune connotation péjorative). Mais aucun d'eux ne se réduit à ce rôle-là : tous deux sont un peu ingénieur, un peu bricoleur, dans des proportions différentes et avec des projets différents.


    J'aime beaucoup ce que tu as écrit.

  • Message posté par sissa le 30/04/2013 à 17:16
      Note : - 2 

    Message posté par vinnyroma


    Bien sur comme une équipe organisée sans talent, sans grinta ne fera rien, heureusement qu'il y a des compétiteurs ce que ne conteste pas Sacchi.

    Mais dans les années 90, j'ai souvent constaté que les équipes italiennes (qui dominaient globalement l'europe) quelquefois réfléchissaient trop et pouvaient être battue par l’enthousiasme de leurs adversaires par exemple anglais ou espagnol qui leur mettaient une pression énorme à domicile, à un moment la tactique vole en éclat.
    Ensuite, les clubs italiens ont moins dominé mais quand j'entends Sacchi ce qui compte pour lui c'est le schéma tactique avant le résultat ou la technique.
    Pour moi, le grand entraineur va chercher tous les facteurs pour maximiser la performance de son équipe, ce qui compte c'est l'équipe plus que le schéma tactique de l'entraineur.


    La tactique intègre la prise en compte des qualités individuelles, de l'engagement physique de l'adversaire, du rythme qu'il met. Pour moi si l'enthousiasme mis par ton adversaire lui a permis de faire éclater ton organisation, c'est que ton organisation n'était pas bonne, mis à part, allez, quelques cas particuliers où tes joueurs sont venus en touristes et te lâchent, mais là on est un peu en dehors d'une configuration de match normal.

    De même, si tu es super déterminé mais que tu l'exprimes n'importe comment, ça ne sert à rien. Tu peux être super technique mais si tes joueurs se placent mal dans l'espace de jeu, tu n'auras pas la possession de balle.

  • Message posté par ryad scred le 30/04/2013 à 17:16
      Note : - 1 

    7 sur 10 pas mal non ?

    Message posté par ryad scred (1) le 18/03 à 16:04 Note : 2
    J'annonce les dix premiers dans le desordre Ferguson, Shankly, Sacchi, Del Bosque, Mourinho, Guardiola, Cruyff, Lippi, Rinus Michel et Helenio Herrera.

  • juda a été mis sur la touche, tous ses commentaires sont masqués
  • Message posté par gonzolo le 30/04/2013 à 17:20
      

    On attend la suite de ce génie avec impatience.
    Evidemment qu'il faut acheter les joueurs en fonction du système et non l'inverse. Le foot est une chorégraphie avec 11 gars qui ont souvent chacun le melon et se prennent pour le centre du monde. Faut être un grand metteur en scène pour les faire danser en harmonie.
    Le vrai plaisir esthétique du foot n'est atteint qu'au moment où l'on voit une équipe jouer en harmonie. Il est rare que cela atteigne à la perfection plus d'un quart d'heure tellement c'est difficile.
    Les exploits individuels, c'est joli, mais ils font partie du plan d'ensemble. Dans le système chacun doit faire son travail à la perfection. Et perso j'aime autant un grand geste défensif (je kiffe beaucoup Varane en ce moment) qu'un dribble d'attaquant. Milan, c'était tout autant Baresi que Van Basten. Et le Barça, depuis que Puyol est out, on voit ce que ça donne... Un sport collectif quoi.

  • Message posté par vinnyroma le 30/04/2013 à 17:22
      

    Message posté par Trap
    @Fabrice, l'exemple de Zizou est bon parce que Sacchi était en conflit larvé avec Baggio durant la CDM 94, lui reprochant de ne pas se fondre dans le système de jeu.
    Il a laissé entendre plus d'une fois que Baggio n'avait pas été honnête en se disant prêt à jouer la finale alors qu'amoindri physiquement. Je pense que c'est pour cette raison qu'il ne répon,d pas clairement à la question de Markus.


    Je me souviens très bien, tout le monde savait que Baggio jouait sur une jambe cette finale mais comme Baggio avait quasiment marqué tous les buts de l'Italie pour arriver en finale, on l'a fait joué quand même en espérant qu'il soit encore décisif, c'était naturel un peu comme Messi avec le barça. Ne pas le faire joueur aurait été criminel (le ballon d'or héros actuel de la coupe du monde) d'autant que Sacchi avait déjà sorti Baggio pour faire rentrer le gardien Marchegiani quand l'Italie s'était retrouvé à 10 suite à l'expulsion de Pagliuca ce qui avait bien entendu déclenché une polémique.

  • Message posté par vinnyroma le 30/04/2013 à 17:30
      

    Message posté par sissa


    La tactique intègre la prise en compte des qualités individuelles, de l'engagement physique de l'adversaire, du rythme qu'il met. Pour moi si l'enthousiasme mis par ton adversaire lui a permis de faire éclater ton organisation, c'est que ton organisation n'était pas bonne, mis à part, allez, quelques cas particuliers où tes joueurs sont venus en touristes et te lâchent, mais là on est un peu en dehors d'une configuration de match normal.

    De même, si tu es super déterminé mais que tu l'exprimes n'importe comment, ça ne sert à rien. Tu peux être super technique mais si tes joueurs se placent mal dans l'espace de jeu, tu n'auras pas la possession de balle.


    je suis d'accord globalement mais un match bascule souvent sur une erreur individuelle ou un exploit individuel qui échappe à tout schéma tactique.
    Un joueur doit aussi prendre des initiatives sur un terrain.

  • Message posté par mrfly le 30/04/2013 à 17:52
      

    Ben moi un entraineur comme cela il m'aurait vite gonflé, d'ailleurs son chouchou Guardiola aussi a fini par me gonfler, le style castrateur ressort constamment, l'un n'a pas kiffé Totti l'autre a exclu Ronni, et après ça vient donner des leçons à la terre entière. Pourtant son Milan je l'ai vraiment aimé, il faut avouer que c'était impressionnant, mais bon faut se détendre, après il a gagné quoi?

  • Message posté par europa le 30/04/2013 à 17:54
      

    Beaucoup ont analysé correctement les difficultés qu'a connues sacchi en 1994. Pour faire un amalgame cohérent, il a d'ailleurs laissé "à la maison" des joueurs plus talentueux mais n'entrant pas dans sa philosophie de jeu ou de groupe; avec baggio, les problèmes se sont amplifiés lorsque le "divin codino" a été, en effet, remplacé contre la norvège; il était tellement rare de voir un coach se priver intentionnellement de son joueur le plus à même de forger un exploit individuel décisif, alors que l'on se trouve en infériorité numérique! Ce que beaucoup ont, me semble-t'il oublié, c'est que hormis la tactique, le jeu prôné par sacchi demandait un effort physique et constant à ses interprètes et la température et le taux d'humidité de cette coupe du monde aux USA ne l'ont certes pas servi en ce sens!

  • Message posté par gonzolo le 30/04/2013 à 17:56
      

    Message posté par sissa


    La tactique intègre la prise en compte des qualités individuelles, de l'engagement physique de l'adversaire, du rythme qu'il met. Pour moi si l'enthousiasme mis par ton adversaire lui a permis de faire éclater ton organisation, c'est que ton organisation n'était pas bonne, mis à part, allez, quelques cas particuliers où tes joueurs sont venus en touristes et te lâchent, mais là on est un peu en dehors d'une configuration de match normal.

    De même, si tu es super déterminé mais que tu l'exprimes n'importe comment, ça ne sert à rien. Tu peux être super technique mais si tes joueurs se placent mal dans l'espace de jeu, tu n'auras pas la possession de balle.


    C'est justement là que Sacchi a fait la différence. Il a compris que l'organisation fait la différence. Pas nécessairement la qualité de l'organisation, non. Son application. Il y a beaucoup d'entraîneurs qui ont de grands schémas en tête mais pour que cela soit appliqué sur le terrain, c'est une autre paire de manches. Et donc Sacchi a compris (et Capello à sa suite) qu'il fallait une discipline de fer, de l'entraînement et une obéissance au système pour jouer en équipe et battre les adversaires, c'est-à-dire d'autres organisations. C'était la force des légions romaines et c'est comme ça qu'ils ont niqué:
    1) des germains deux fois plus grands et plus forts qu'eux qui n'avaient pas de grande organisation, assez fastoche.
    2) mais aussi des grecs et des carthaginois qui avaient l'organisation (Pyrrhus ou Hannibal par exemple étaient des génies militaires) mais dont les hommes manquaient de discipline et d'un dévouement absolu au groupe (c'étaient souvent des mercenaires).

  • Message posté par mrfly le 30/04/2013 à 17:56
      

    Baggio et pas Totti bien sûr.

  • Message posté par mario le 30/04/2013 à 18:46
      

    Zlatan, lui, sait que Sacchi, c'est du bidon. Et Zlatan s'y connait un peu plus que vous et moi, question foot.

  • Message posté par Teuftotor54 le 30/04/2013 à 19:05
      

    Et PAtrick Gabriel dans tout ça? Ok, je sors...

    Et sinon je suis curieux de connaître ce qui se dit entre le Z et Sacchi dans l'interview. Confus, je ne parle pas l'italien... Si un généreux traducteur pouvait m'éclairer, je le remercierai d'avance !

  • Message posté par mario le 30/04/2013 à 19:22
      Note : 1 

    Zlatan dit à Sacchi de la fermer parce qu'il parle trop. Il n'a pas apprécié les critiques de Sacchi sur son passage à Barcelone de l'année d'avant. Rancunier, le Z! Si Sacchi a quelque chose à lui dire qu'il le fasse en tête à tête et non à la télé. Et s'il n'aime pas son jeu qu'il ne le regarde pas jouer.
    Tous les commentateurs gloussent que le Z n'est pas bien éduqué (Sacchi le premier) mais apparemment, Zlatan s'en fout.

    Ce Zlatan, c'est un génie!

  • Message posté par vata-fenculo le 30/04/2013 à 19:54
      Note : 2 

    Message posté par mario
    Zlatan, lui, sait que Sacchi, c'est du bidon. Et Zlatan s'y connait un peu plus que vous et moi, question foot.


    Ah ouais?
    Cette rengaine qui veut que les joueurs pros s'y connaissent en Foot ou qu'ils le comprennent mieux que les simples mortels que nous sommes me les casse.
    Des footeux du dimanche comme Villas Boas ou MOU montre dans leur parcours d'entraineur qu'ils connaissent et comprennent mieux le foot que certains grand champions.

  • Message posté par Moudugland le 30/04/2013 à 20:12
      Note : - 2 

    Quelqu'un sait ce qui se dit sur la 2ème vidéo ? :/

  • Message posté par Gua2loup1 le 30/04/2013 à 20:15
      

    Intéressant ce que dit Sacchi.

    Après ce qu'il semble oublier c'est que dorénavant le foot ne joue pas à 11 mais plutôt avec un noyau de 18-25 joueurs pour les plus grands clubs car vu l'exigence physique actuelle les blessures sont monnaie courante et il faut savoir jongler avec.
    Donc 11 joueurs qui se complètent c'est bien mais si un seul d'entre eux est blessé la machine s'enraye.

    Cependant je suis entièrement d'accord avec le fait que seule une "équipe" peut réaliser des exploits (cf 1ère partie de l'interview il me semble) et non pas des stars empilées sur le terrain (take that City et le Réal 1.0!). Rien de plus beau qu'une équipe qui sait attaquer et défendre ensemble.

    Après je n'aime pas trop ce concept de football total mais bon c'est un terme à la mode apparemment pour glorifier certaines équipes ou personnages important du foot, soit.

    Ps : J'ai compris dans les grandes largeurs le clash avec Zlatan, ça rigole pas ! Deux melons qui s'affrontent c'est beau quand même !

  • Message posté par gôneforlife le 30/04/2013 à 20:30
      

    Ouai bah c'est aussi plat que la première partie d'hier... En le lisant, j'ai l'impression de voir un type qui s'écoute parler. C'est de la masturbation intellectuelle. Pour une fois je serai d'accord avec Zlatan, tu parles beaucoup trop Arrigo

  • Message posté par freed le 30/04/2013 à 23:08
      Note : 2 

    Sauf si je l'ai raté, mais Aimé aurait pas mérité d'y être?
    Non parce qu'un mec qui est champion du monde (voir d'europe indirectement) avec Karembeu, Leboeuf, Boghossian et Guivarc'h? il a pas le droit d'y être?
    Un mec qui a les couilles d'envoyer chier des mecs ultra talentueux parce qu'il a un "projet" autour justement d'une équipe.
    Si y'a bien un mec qui a mis l'équipe au-dessus des individualités, qui a vulgarisé le concept (ben oui, rendre accessible à tous, c'est plutôt positif en fait, surtout quand dernière on fait un article pour dire que le foot c'est mieux que le rugby car vraiment "populaire), qui a relancer la "passion" du foot en France?
    Il s'est mis 60millions de personnes à dos parce qu'il avait compris qu'il fallait mieux des mecs besogneux "potes" et intelligents que des têtes de cons qui dribblent 15 joueurs?
    Alors oui il avait la chance d'avoir aussi un numéro 10 hors du commun, mais un sélectionneur qui dit "merde" à tout le monde, va au bout de ses idées, transcende la notion d'équipe (j'insiste parce que c'est le titre de cet article), gagne une coupe du monde dans on pays et se barre après, y'en a beaucoup????

    Traitez moi de footix, balancez les insultes mais franchement je suis déçu parce que ça fait snobinard de pas l'avoir mis, du genre: "ouh la la, 98 c'est pour les beaufs, nous on aime le foot d'avant, on en parle pas".
    Perso, les mes qui tournent leur veste avec chaque équipe "à al mode" et qui "connaissent" le foot parce qu'ils sont sur leur canapé le dimanche soir, ça me gave mais le 12/07/98 désolé j'ai kiffé et j'étais comme un fou
    (merci de ne pas tenir compte de ce poste si Mémé était classé ailleurs, quelque soit sa position).

  • Message posté par vinnyroma le 30/04/2013 à 23:28
      Note : 1 

    Je suis un supporter italien mais je pense que tu as tout a fait raison, un aimé Jacquet aurait largement mérité de figurer dans les 100 premiers.
    C'est une énorme faut de goût de la part de sofoot mais sofoot hélas est plus branchouille que profond et cultivé.

    rappelons nous dans quel état il a trouvé l'équipe de France ? israél, Bulgarie..
    rappelons nous dans quel état il a laissé l'équipe de France ? championne du monde et une équipe qui allait être la meilleure équipe nationale du monde jusqu'en 2002 environ.

    il a fait des choix courageux, avait un projet collectif, a bâti très vite autour de Zidane, le titre de champion du monde à défaut d'être brillant était presque logique et implacable.

    mais pour sofoot ce n'est peut être qu'un ringard qui fait des pubs pour les cafeterias casino.

  • Message posté par freed le 30/04/2013 à 23:32
      

    L'interview de Sacchi est en tout cas un délice, merci Markus

  • Message posté par Wingnut le 01/05/2013 à 01:33
      

    Message posté par Chriswillow
    C'est la que tu te dis que le mec à un recul de fou pour juger avec une telle aisance et intelligence le football d'aujourd'hui.

    Par contre, pas entièrement d'accord avec le parallèle qu'il fait avec le ciné. Certains reals, au contraire de ce qu'il avance, pense parfois avant toute autre chose à l'acteur principal et écrira le script en fonction de lui uniquement.


    La plupart du temps, le scénario est quand même écrit sans penser à l'acteur vu que c'est pas le réalisateur qui écrit toujours les scripts. Et je trouve son parallèle avec le cinéma très bon (bien sûr comme je l'utilise dans les 2 sens moi aussi il est normal que j'approuve)

    Un entraîneur se doit de sublimer une somme de talents pour un résultat satisfaisant et qui fonctionne. Un réalisateur c'est pareil. Son football est son scénario. Sa tactique, sa mise en scène. Ses joueurs recrutés, ses acteurs choisis. Le tout forme une équipe, un film.

  • Message posté par José le 01/05/2013 à 14:22
      

    Le foot italien est dans une période plutôt intéressante actuellement avec Sacchi en charge des équipe de jeunes avec l'ambition d'une vrai politique de formation, Sprandelli sélectionneur et une nouvelle génération d'entraineur en train d'émerger (Conte et Montella).

    PS:Je fais également parti des déçus de l'absence d'Aimé Jacquet dans ce top 100...
    J'ai peut-être une vision idéalisée de cet homme dû au fait que j'étais enfant en 98 mais quand même.

  • Message posté par Joseph Marx le 01/05/2013 à 16:05
      Note : - 1 

    Le beau football attire l'Arrigo.

  • Message posté par Diavoletto le 02/05/2013 à 17:11
      

    Message posté par Lebowski-The BIG one-
    Juste pour info, c'est pas les tifosi de parme sur la photo, c'est la CurvaNord Interiste.


    Je me suis inscrit sur le site pour poster ce message, mais j'ai été distancé :p En espérant que ce sera précisé

  • Message posté par Joseph Marx le 02/05/2013 à 17:59
      Note : - 2 

    Diavoletto,

    Bienvenue sur So Foot, ami MILANISTE ! ;-)


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