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Stévy Nzambé : « Des Irakiens se demandent qui dirige vraiment leur pays »

Le Gabonais Stévy Nzambé (28 ans) évolue depuis le mois d’août dernier à Al-Zawraa, un club basé à Bagdad. Passé par les équipes B de Troyes et Marseille, le défenseur raconte son quotidien dans la capitale irakienne, où le général iranien Qassem Soleimani a été tué le 3 janvier dernier par une frappe d’un drone américain.

L’assassinat ciblé de Soleimani à Bagdad a provoqué de vives tensions entre les États-Unis et l’Iran. Les ressentez-vous ?
Je suis au courant de ce qui s’est passé, et de la riposte iranienne sur une base américaine située en Irak. Mais à Bagdad, qui est une ville immense et très étendue, il y a des endroits qui sont très calmes. C'est le cas du quartier où je vis. J’ai appris en regardant la télé et aussi à la suite des appels de mes proches qu’un militaire iranien avait été tué à Bagdad. Les manifestations pour protester contre sa mort ont eu lieu très loin d’où je suis. Ma famille, mes amis sont à la limite plus inquiets que moi.

Vous êtes arrivé en Irak fin août. À l’automne, de violentes manifestations ont eu lieu...
Oui, mais les manifestants avaient l’habitude de se retrouver tous dans un endroit bien précis de la ville. Il n’y a pas de manifestation dans chaque quartier. J’ai su qu’il y avait eu des morts, des blessés. Mais dans mon quartier, et dans d’autres, nous ne sommes pas affectés par les manifestations, même quand il y a des violences.

Vous n’avez pas de consignes de sécurité particulières à respecter ?
Si, bien sûr. Avec un Nigérian et un Mauritanien, nous sommes trois étrangers.
« Si la situation devait devenir dangereuse pour nous, nos dirigeants nous diraient de quitter le pays, au moins temporairement. »
On est tous dans le même hôtel. Nous avons un chauffeur mis à notre disposition, pour nous conduire à l’entraînement, ou en ville si on veut aller dans un centre commercial, boire un café ou aller au restaurant. Il ne va pas nous emmener n’importe où. Et puis, grâce aux personnes qui travaillent à l’hôtel, on est au courant de ce qui se passe. Par exemple, ce sont eux qui nous disaient que les manifestations contre le pouvoir avaient lieu à tel endroit. Ou qu’il y a des barrages de police à un autre, qu’il faut éviter tel itinéraire, car les véhicules sont fouillés et que cela peut prendre beaucoup de temps. Si la situation devait devenir dangereuse pour nous, nos dirigeants nous diraient de quitter le pays, au moins temporairement.

Pour en revenir au cas de Soleimani, en parlez-vous avec vos coéquipiers irakiens ?
Avec certains, oui. D’ailleurs, eux-mêmes ne ressentent pas vraiment de danger. Ils sont nés ici, ils sont habitués aux périodes de tensions. En fait, ce qui a tendance à les surprendre, c’est que les Iraniens et les Américains règlent leurs comptes en Irak. Le militaire a été tué à Bagdad, les Iraniens ont bombardé des bases américaines en Irak... Des Irakiens se demandent qui dirige vraiment leur pays...

Bagdad est une ville qui est considérée comme l'une des plus dangereuses du monde. La sécurité est-elle à la hauteur ?
C’est une ville très sécurisée. Cela n’empêche pas les problèmes, bien sûr, mais je suis impressionné par le nombre de policiers et de militaires qui patrouillent ou qui effectuent des contrôles. Vous ne pouvez pas prendre un itinéraire sans qu’il y ait au moins un ou deux barrages, avec des contrôles d’identité ou des fouilles des véhicules. Parfois, c’est très long, et c’est un peu fatigant pour les gens. Mais les Bagdadis essaient de vivre normalement. Les gens sortent, se déplacent, vont au restaurant, dans les centres commerciaux. Ils ont appris à vivre dans un contexte particulier. La situation actuelle n’a rien à voir avec celle d’il y a quelques années.

Vous ne seriez pas venu...
Non. Je suis prêté par le club marocain d’Al-Ittihad Tanger. Avant de venir en Irak, je m’étais renseigné sur la sécurité. On m’a rassuré.
« Ici, on sait que le danger existe, mais quand je suis dans la rue, je ne me sens pas en danger. »
Évidemment, il y a quelques précautions à prendre, mais sincèrement, je n’ai jamais été inquiet pour ma sécurité. Les gens sont sympas et accueillants. À la limite, quand je jouais en Afrique du Sud, à Amazulu FC et à Real Kings, deux clubs basés à Durban, j’avais davantage tendance à ressentir une forme d’insécurité. C’est un pays où il y a pas mal de criminalité. Je n’ai jamais eu de problèmes, mais l’ambiance est différente. Durban est une ville superbe, mais à certains endroits, on voit bien que c’est chaud, avec les dealers, les bandes. En Afrique du Sud, le problème, ce sont les agressions physiques, les vols... Ici, on sait que le danger existe, mais quand je suis dans la rue, je ne me sens pas en danger.

Les évènements ont-ils des incidences sur les compétitions sportives ?
Oui. Le championnat est interrompu depuis un mois et demi, au moment où il y avait des manifestations contre le pouvoir, à Bagdad et dans d’autres villes. On s’entraîne et on joue des matchs amicaux, contre d’autres clubs irakiens. En théorie, on doit partir en stage en Turquie, afin de préparer une rencontre de Ligue des champions en Ouzbékistan, contre Bunyodkor (21 janvier). Normalement, le championnat doit bientôt reprendre. On a hâte, car ça devient un peu long.

Vous comptez rester en Irak ?
Je ne sais pas. On verra, mais une chose est certaine, je n’ai pas envie de rejouer pour Tanger. Le club ne respecte pas ses engagements. À la fin de la saison, il faudra que j’y retourne, mais ce club est déjà sorti de ma tête...

Propos recueillis par Alexis Billebault
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