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Ronaldo renvoie le Maroc à la maison

Une ouverture du score précoce de Cristiano Ronaldo a permis au Portugal de battre le Maroc (premier éliminé du Mondial) et de faire un pas de plus vers les 8es de finale, ce mercredi après-midi à Moscou.

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Portugal 1-0 Maroc

But : Ronaldo (5e) pour le Portugal

C’est peut-être ça, la différence entre un joueur du Real Madrid et un ancien du Gazélec Ajaccio et de Strasbourg. Quand le premier claque une tête victorieuse (1-0, 5e) et emmène les siens sur le chemin de la victoire, l’autre se souvient que quatre minutes plus tôt, il avait envoyé une belle tête, mais à côté du cadre (1re). Comme tous les Marocains, Khalid Boutaïb est aujourd’hui un homme malheureux puisque après cette défaite concédée ce mercredi après-midi au stade Loujniki face au Portugal de Ronaldo (1-0), les Lions de l’Atlas sont assurés d’être les premiers éliminés de cette Coupe du monde et de jouer « pour l’honneur » face à l’Espagne, lundi prochain à Kaliningrad.


Il n’y a rien de plus nul que de jouer un match de Coupe du monde sans enjeu, et les Marocains vont devoir passer par là. Car cinq jours après avoir chuté face à l’Iran (0-1), ils ont encore affiché trop de lacunes dans le dernier geste, l’avant-dernier et parfois même l’antépénultième. Alors oui, quand Belhanda claque des roulettes à trente mètres de la cage de Rui Patrício ou quand Ziyech conduit son ballon avec la semelle, c’est très joli. Mais demandez aux élèves de terminale ES qui ont choisi le sujet « Peut-on être insensible à l’art ? » lundi dernier ce qu’ils en pensent. Ce qui s’applique à une copie double de lycéen est également valable dans le foot : et dans le game du pragmatisme, les Portugais n’ont pas beaucoup d’égal depuis deux ans.

CR7 seul au monde


Pour la Seleção, battre le Maroc n’est pas qu’une revanche sur le match de poule de la Coupe du monde 1986 (1-3 à Guadalajara). C’est aussi une manière de rappeler que cette équipe sait faire autre chose que des matchs nuls. Avant de se débarrasser de Mehdi Benatia et ses coéquipiers, le Portugal restait ainsi sur 7 nuls dans le temps réglementaire sur ses 8 derniers matchs dans un grand tournoi, et mettre à jour cette statistique n'est pas si anodin.

Le Portugal sait donc gagner (en le faisant salement, certes) et sait aussi que pour braquer une Coupe du monde, il ne pourra compter que sur une personne : son capitaine CR7. C’est lui qui a donc ouvert le score sur un centre de Moutinho en profitant d’une sieste du Marocain – et ancien international U21 portugais – Manuel Da Costa (1-0, 5e). C’est aussi lui le premier à être rentré au vestiaire à la pause (le seul à le faire en courant), comme s’il fallait encore qu’il prouve quoi que ce soit en matière de leadership. Enfin, c’est lui qui a cristallisé l’attention des supporters marocains, dont le refrain de l’après-midi a consisté à envoyer de longues séquences de « Messi ! Messi ! » On avait déjà entendu ce chant aux abords du stade Loujniki avant le coup d'envoi. Puis il a refait surface la première fois que CR7 est tombé par terre (25e) ou encore quand l’attaquant du Real Madrid a envoyé une mine dans les nuages (51e).



Pour tout dire, Ronaldo a joué à l’économie cet après-midi. Hormis son but, il a envoyé une frappe trop croisée après un service de Guerreiro (9e) et un coup franc dans le mur (31e), parce qu’à 33 ans, il a déjà largement eu le temps de comprendre qu’il y a des coups francs qui valent plus cher que d’autres.


Le reste du jeu portugais a ressemblé à une espèce de néant pas non plus totalement incohérent qui a surtout reposé sur la virilité de la charnière Fonte-Pepe. Personne ne semble pouvoir déloger le Portugal de son petit nuage. Les Marocains ont pourtant tout essayé au stade Loujniki. Mais malgré l’énergie souvent utilisée très bêtement par Amrabat et les friandises distribuées par Ziyech et Belhanda, les Marocains sont restés muets, une fois de plus. Ils sortent de la compétition avec d’immenses regrets, car faire le siège du but de Rui Patrício ou envoyer de longs ballons dans la boîte (pas la chose la plus intelligente quand José Fonte et Pepe sont là pour faire le ménage) relevait de la bonne intention et traduisait une réelle domination. Quand ils auront la tête froide, les Marocains devront aussi faire leur autocritique et commencer ce travail en admettant qu’en Coupe du monde, chouiner au moindre coup de sifflet de l’arbitre en sa défaveur ne sert pas à grand-chose, si ce n’est consommer de l’énergie bêtement.

Renard-Dupraz 2014, souvenez-vous...


Combien de fois Benatia, Amrabat et Dirar ont sprinté vers l’arbitre américain Mike Geiger en voulant lui apprendre son boulot ? Trop. Hervé Renard n’a pas non plus été irréprochable dans ce domaine. Lorsque le sélectionneur français du Maroc s’est précipité sur le quatrième arbitre russe Sergey Karasev en réclamant la VAR, persuadé que Guerreiro avait poussé Amrabat dans la surface, les 71000 spectateurs à la connaissance aiguisée de la Ligue 1 se sont forcément souvenus de ce regard noir. Celui que l’ancien coach de Sochaux avait envoyé à la face de son homologue d’Évian Pascal Dupraz dans un match couperet en 2014.

Le Portugal trace sa route, le Maroc est dehors. Et son public a laissé deviner une dernière fois, à la 85e minute, après avoir vu Ronaldo s’écrouler grossièrement dans la surface, qu’il supporterait désormais l’Argentine : « Messi ! Messi ! »


Portugal (4-4-2) : Rui Patrício – Soares, Pepe, Fonte, Guerreiro – William Carvalho, Moutinho (89e Adrien Silva), Bernardo Silva (59e Gelson Martins), João Mario (70e Bruno Fernandes) – Guedes, Ronaldo. Sélectionneur : Fernando Santos.

Maroc (4-2-3-1) : El Kajoui – Dirar, Benatia, Da Costa, Hakimi – Boussoufa, El Ahmadi (86e Fajr) – Amrabat, Belhanda (75e Carcela-Gonzalez), Ziyech – Boutaïb (70e El Kaabi). Sélectionneur : Hervé Renard.


Par Matthieu Pécot, au stade Loujniki
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