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Renaud Cohade : « On se raccroche à ce qu’on peut »

Ancien Strasbourgeois, le capitaine messin retrouve la Meinau neuf ans après l'avoir quittée. Mais s'il feuillette rapidement les pages de son album photo, c'est parce qu'un match déterminant attend son équipe ce dimanche. Car l'avenir des Grenats en Ligue 1 dépend beaucoup de l'issue de ce derby de l'Est qui sent le soufre.

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Dimanche, tu vas rejouer à la Meinau pour la première fois depuis que tu as quitté Strasbourg en 2009. Mais au-delà du côté sentimental, c’est un match capital pour toi et le FC Metz dans l’optique de la lutte pour le maintien.
C’est clair que c’est un virage décisif pour la fin de notre saison. Soit on revient avec un résultat qui nous permettra de continuer à espérer, soit ça va nous compliquer encore plus la tâche et la mission deviendra quasiment impossible.
« Courir après le maintien, c’est usant psychologiquement, même si je me sens super bien physiquement. La saison semble plus longue. »
Pour ma part, retrouver Strasbourg est effectivement quelque chose de particulier. Ma belle-famille est installée là-bas, ma femme est strasbourgeoise, donc ça fait plaisir de retrouver la Meinau. Après, j’espère évidemment ne pas y perdre.

Ça fait quoi de retrouver le Racing en Ligue 1, après les épreuves qu’il a dû surmonter ?
J’étais le premier déçu quand le club est tombé en CFA. Strasbourg est une ville qui aime le foot, avec un superbe stade et un superbe public. Donc les revoir à ce niveau est forcément une bonne nouvelle. J’y ai passé trois saisons, avec une montée en Ligue 1 et une descente. J’avais du temps de jeu, j’ai marqué des buts, j’ai pu faire mes preuves au haut niveau. J’y ai rencontré des amis : Kevin Gameiro, Pascal Johanssen, Hervé Tum, James Fanchone... Quand je suis parti, on était quatrièmes de Ligue 2 et c’est seulement après que les difficultés sont apparues.



Quand tu as rejoint Metz en 2016, est-ce que tu as eu droit à une remarque sur ton passé alsacien ?
Pas du tout. On m’a plus parlé de la rivalité avec Nancy, qui semble plus importante aux yeux des supporters. Après, je sais que ça reste un derby. Mais j’ai connu des Lyon-Sainté, qui sont un cran au-dessus niveau tension.

Tu as des souvenirs de derbys de l’Est disputés dans le camp d’en face ?
Oui. Un en particulier : la dernière journée de Ligue 2 en 2007. Metz était déjà champion et se déplaçait dans une Meinau blindée. On a fini par gagner 2-1 et valider notre ticket pour monter. Je me rappelle avoir marqué d’une jolie frappe, mais surtout de cette ambiance incroyable.

Vidéo

Tu es le Messin qui a passé le plus de temps sur la pelouse, ne ratant aucun match de Ligue 1. Est-que la fatigue se fait d’autant plus ressentir quand tu cours après le maintien ?
C’est sûr que c’est usant psychologiquement, même si je me sens super bien physiquement. La saison semble plus longue que quand tu es installé confortablement en milieu de tableau. Mais bon, on se raccroche à ce qu’on peut : gagner des matchs et retrouver le sourire. Il faut le faire pour le club, mais aussi pour chacun d’entre nous, montrer ce qu’on vaut sur le terrain.


Après la défaite face à Lille en novembre (0-3), pour le premier match de Frédéric Hantz, vous disiez au micro de beIN Sports : « Ça va être long... Soit on s’éparpille et on va vers du n’importe quoi, soit on reste concentrés et on essaye de réagir. » C’était la douzième journée et Metz ne comptait que trois points. Aujourd’hui, vous en comptez 21. Tu as senti une amélioration ?
Depuis ce match-là et l’arrivée du coach Hantz, on a su réagir sur le terrain, à l'orgueil. On était touchés mentalement. Ça n’a pas marché d’entrée, mais à force de nous répéter qu’on devait avoir confiance en nous, son message est passé. On a su relever le col et la tête. Ce qu’on propose est plus cohérent. On a engrangé des points qui nous permettent d’être encore en vie aujourd’hui. En ce moment, on fait des matchs nuls qui ne nous font pas avancer, mais on n'est pas pour autant décrochés. Faire un nul à domicile face à Nantes (1-1), ce n’est pas un bon résultat vu notre situation. Mais si on était au milieu de tableau, ça aurait été un bon point de pris face à une belle équipe cinquième de Ligue 1. Ça montre qu’on n'est pas ridicule. À part à Paris et Marseille, quand on perd, ça ne se joue pas à grand-chose. Et ça finira par tourner en notre faveur. On sait de quoi on est capables.



Comment vit un groupe dans cette situation ?
Forcément, il y a de la frustration. Des tensions par moment. Mais honnêtement, on reste solidaires, personne ne s’éparpille.

Personne sauf Miguel Cafu, qui a eu une altercation avec Frédéric Hantz il y a quelques semaines. Comment cette situation a été gérée en interne ?
Ce sont des choses qui arrivent partout, mais surtout dans les équipes mal classées. Après, moi, je n’ai pas à me prononcer sur ce dossier-là. C’est du passé. Ça s’est réglé entre hommes. Ce sont des choses qui doivent rester dans le vestiaire. Ils ont dû discuter entre eux et derrière, le club a tranché. Tout coach et tout joueur sont des compétiteurs et ça crée quelques frictions. Si nous avions été plus haut au classement, ça aurait été géré beaucoup plus calmement.


Hinschberger est parti alors qu’il était apprécié par le groupe. C’était impossible de relever la mission maintien avec lui ?
Humainement, Philippe Hinschberger était un très bon coach. Quelqu’un qui a toujours le sourire, qui aime le football. On avait fait de belles choses ensemble la saison précédente en obtenant le maintien. Ce début de saison catastrophique a obligé le président à prendre cette décision.
« À Valenciennes, on s’était sauvé deux fois à la dernière journée alors qu’il n’y avait pas de barrages à l’époque. »
Mais il fallait avancer. Si on en est là, c’est qu’il y a eu des erreurs de faites. Mais ce n’est pas le moment de faire le bilan. J’espère qu’on le fera le plus tard possible parce que ça voudra dire qu’on sera resté dans la course le plus longtemps possible.

Philippe Hinschberger, justement, disait que tu étais « indispensable au jeu de sa formation » . Quel est justement ton rôle aujourd’hui, tant dans le jeu que dans le groupe ?
J’évolue un peu plus bas qu’auparavant, en 6, pour récupérer le maximum de ballons et faire le lien entre la défense et l’attaque. J’essaye d’apporter mon expérience dans un groupe assez jeune, où beaucoup de joueurs découvrent la Ligue 1. Je fais le maximum pour rester positif. À Valenciennes, on s’était sauvé deux fois à la dernière journée alors qu’il n’y avait pas de barrages à l’époque.
« Nolan est un bon finisseur, il ne lui en faut pas deux ou trois pour qu’il la mette au fond. »
À Strasbourg en 2008, au contraire, on avait perdu les onze derniers matchs. Ce sont des expériences, positives et négatives, qui me permettent aujourd’hui de mieux appréhender la situation.

Tu parles de la jeunesse de ton équipe, mais il y a pas mal de vieux briscards autour de toi.
Oui, c’est un bon mélange. Mais dernièrement, ce sont des jeunes comme Selimovic, Niakhaté, Niane ou Poblete qui sont alignés, les plus expérimentés étant blessés. Je ne suis pas le seul a apporter de l’expérience, c’est sûr. Chacun essaye de jouer son rôle.



As-tu entendu la déclaration de Frédéric Hantz qui disait sur Canal + que les clubs et leurs dirigeants cherchent à « faire du pognon avec des joueurs » , que l’on parle plus de chiffres que de valorisation des joueurs ? Il s’appuie sur l’exemple d’Ismaïla Sarr, vendu à Rennes pour 17 millions d’euros l’été dernier. Es-tu d’accord avec ça ?
Je n’ai pas entendu son interview. On sait qu’il y a des enjeux financiers qui nous dépassent un peu aujourd’hui dans le football. Du jour au lendemain, on peut être amené à partir dans un autre club. Dans le cas d’Ismaïla, c’est frustrant parce qu’il nous avait beaucoup apporté, mais c’est la plus grosse vente de l’histoire du FC Metz. C’était peut-être compliqué de refuser une telle somme.

Cette année, l’homme en forme s'appelle Nolan Roux, que tu as aussi connu à Saint-Étienne. Comment expliques-tu sa réussite ?
Rien qui a fondamentalement changé. À Saint-Étienne, il a connu des mauvaises passes, alors qu’ici, il a plus de temps de jeu, plus de responsabilités et a pu prendre confiance. Et dans ces conditions, ce n’est pas étonnant de le voir marquer. Nolan est un bon finisseur, il ne lui en faut pas deux ou trois pour qu’il la mette au fond. Il nous fait beaucoup de bien. Il a un état d’esprit remarquable et il est récompensé aujourd’hui. L'an dernier, on avait Cheick Diabaté qui apportait beaucoup de taille, de présence dans la surface. Nolan, lui, est plus adroit dans ses déplacements et sa technique de frappe. Il sait aussi jouer sur un côté. Donc c’est difficile de les comparer. Ce sont deux profils complètement différents.

Cette barre des dix buts, vous en parliez avec Nolan Roux dans le vestiaire ?
Honnêtement, on ne s’attarde pas trop sur les objectifs individuels de chacun vu notre situation. Mais ça ne nous a pas empêché de le féliciter comme il se doit quand il s'est montré décisif. Aujourd’hui, on le pousse pour qu’il finisse à quinze buts alors qu’il en est à douze. Ça serait génial. Autant pour lui que pour nous.



Propos recueillis par Mathieu Rollinger
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