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Rachid Ghezzal : « Des supporters ont lancé une cagnotte pour mon transfert »

Ce samedi, Beşiktaş dispute un match contre Göztepe qui définira sa saison. Longtemps premiers de Süper Lig, les Aigles noirs ont vu Galatasaray les rejoindre en tête du classement à la suite de deux défaites consécutives. Mais le club d’Istanbul va pouvoir compter sur un Rachid Ghezzal étincelant cette saison dans ce final digne d’un thriller hitchcockien. L’international algérien, qui a distribué dix-sept passes décisives en championnat, espère bien remporter son premier trophée, voire même réaliser un doublé avec la Coupe de Turquie. Interview d’un joueur qui a connu beaucoup de galères avant d’enfin exploser, à 29 ans.

Beşiktaş est premier au classement avant la dernière journée de championnat, tu as donc l’occasion d’aller chercher le premier trophée de ta carrière, mais vous avez perdu vos deux derniers matchs. À quel point ça vous a rajouté de la pression de voir Galatasaray recoller au classement ?
J’ai hâte de gagner ce titre parce que si tu fais ce métier, tu dois être compétiteur et ça passe par les trophées. L’histoire est encore plus belle, lorsque l’on voit notre début de saison compliqué. Quand je signe, l'équipe est quinzième au classement avec beaucoup d'arrivées et de départs au mercato, et donc un groupe renouvelé. À ce moment-là, t’as beau savoir que t’es dans un grand club, tu ne te dis pas que tu vas jouer le titre. Mais on a su s'adapter ensemble, et aujourd’hui, on en est là parce qu’on a bossé et qu’on le mérite. C’est sûr que cette fin de saison est très stressante, mais il faut relativiser. La défaite contre Galatasaray, c’est notre premier faux pas dans un derby. On est toujours devant, mais maintenant on doit finir le boulot et gagner ce trophée majeur, qui sera le premier pour moi et certains de mes coéquipiers. Il ne faut pas non plus oublier qu’on doit aussi ça aux supporters qui nous soutiennent sur les réseaux sociaux ou dans la rue. Ils le veulent tellement, ce titre, qu’on doit aller au bout.

« Aujourd’hui, dans le football, tout est basé sur les chiffres, le nombre de buts inscrits ou le nombre de passes décisives. »

Cette saison, tu as des statistiques impressionnantes : sept buts, mais surtout dix-sept passes décisives en championnat. Tu es donc à égalité avec Thomas Müller pour le titre de meilleur passeur européen et tu viens d'entrer dans le top 5 all time des passeurs en championnat de Turquie. Tu t’attendais à être aussi décisif ?
Non, sincèrement, je ne m'y attendais pas. Les statistiques, c’est ce qui me manquait dans ma carrière jusque-là. Même quand je réalisais de très bons matchs, ça ne suffisait pas. Aujourd’hui, dans le football, tout est basé sur les chiffres, le nombre de buts inscrits ou le nombre de passes décisives. Sincèrement, je suis très heureux. Ça me donne confiance en moi, et je suis très épanoui. Ici, j’ai des responsabilités sur le terrain et je dois les assumer tous les week-ends. Je sais que je suis entré dans l’histoire avec mes dix-sept passes décisives. J’avoue que je surveille ça de près et on m’en parle tellement que de toute façon, ça ne pouvait pas m’échapper, même si je voulais ne pas y faire attention.

Les supporters de Beşiktaş sont fans de toi, les émissions de football en Turquie ne cessent de faire ton éloge, tu ressens ce réel engouement autour de toi ?
C’est de la folie et c’est tellement impressionnant. Je dirais que c’est même le seul point noir de ma saison ici, je n’ai jamais eu l’opportunité de jouer devant notre public. On le sait tous en Europe : dans les stades en Turquie, l’ambiance est à part. C’est la première fois de ma carrière que je vois des supporters autant attachés à un club, ça dépasse tout ce que j’ai pu voir ailleurs. Ça te motive et tu te dis encore plus que t’es obligé d’aller chercher le titre pour eux. Pour un footballeur, quand c’est compliqué dans ta carrière, ça devient aussi compliqué dans ta vie privée, et là, je profite pleinement de tout ce qui m’arrive cette saison, car je prends tellement de plaisir à marquer ou à faire marquer. Ce sont toutes ces raisons qui me donnent envie de rester, je veux de la continuité et de la stabilité dans ma carrière. Dans un premier temps, il faut absolument chercher le titre. Après, il faudra que Leicester et Beşiktaş se mettent d’accord au moment du mercato, mais ça ne dépendra pas seulement de moi.



« La Ligue était à quelques heures de clôturer les transferts, et la circulation à Istanbul est cauchemardesque. Le club a donc choisi de ramener mon contrat signé en scooter à la Ligue. »

Il y a une histoire assez drôle qui a fait le buzz en Turquie, sur le scooter qui a permis de finaliser ton transfert auprès de la Ligue turque. Tu peux nous la raconter ?
En fait, il faut savoir que j'ai signé mon contrat le dernier jour du mercato. La Ligue était à quelques heures de clôturer les transferts et la circulation à Istanbul est cauchemardesque. Le club a donc choisi de ramener mon contrat signé en scooter à la Ligue. Les deux employés du club qui ont fait le trajet sont devenus des stars auprès des fans, et le scooter a même été exposé pendant une émission télé. Le transfert s’est vraiment joué à dix minutes près. Quand je disais que je n’avais jamais vu une telle ferveur, c’est vrai : des supporters ont fait une cagnotte pour permettre au club de finaliser mon transfert, un autre m’a dit qu’il se ferait tatouer mon nom sur son dos si je restais. Ça me fait beaucoup rire, mais ça me fait aussi chaud au cœur.

« Avec Lyon, on avait joué un match incroyable ici en quarts de finale de la Ligue Europa, et c’était clairement la meilleure ambiance que j’ai connue dans ma carrière, alors que j’ai quand même eu la chance de faire des beaux stades. »

Comment tu t'es retrouvé au Beşiktaş ?
Je sortais de trois saisons compliquées, même si vers la fin, avec la Fiorentina, je commençais à retrouver de la confiance et du temps de jeu. Il fallait vite que je retrouve un club vu que je ne rentrais pas dans les plans de Leicester. Je cherchais en priorité une équipe où je pouvais m’épanouir et où je savais que j’aurais du temps de jeu. Je connaissais déjà Beşiktaş et l’engouement autour de ce club qui est ambitieux, c’est exactement ce qu’il me fallait. Avec Lyon, on avait joué un match incroyable ici en quarts de finale de la Ligue Europa, et c’était clairement la meilleure ambiance que j’ai connue dans ma carrière, alors que j’ai quand même eu la chance de faire des beaux stades. Ici, ils n’ont toujours pas oublié ce match, car l’atmosphère de cette soirée était incroyable (NDLR : Lyon se qualifie au tirs au but). En plus, ici, il y a pas mal de joueurs francophones comme Vincent Aboubakar, Georges-Kévin Nkoudou ou encore Valentin Rosier que j’ai côtoyé en Ligue 1. Non seulement c’est pratique pour l’adaptation, mais en plus ce sont des très bons joueurs, donc tu te dis qu’il y a quelque chose à faire sur le terrain. Je dois aussi ajouter que notre entraîneur, Sergen Yalçin, est une légende du football turc, même si c’est vrai que je l’ignorais à mon arrivée. Il m’a donné les clés du jeu et me fait beaucoup confiance. Il est une des raisons de mon épanouissement actuel. En plus, je dois dire que je suis tombé amoureux d’Istanbul. Ma famille est heureuse ici, mais c’est dommage que les restrictions nous empêchent de profiter pleinement. C’est une ville riche historiquement parlant, tu découvres sans cesse des endroits à visiter, c’est pratique quand mes parents me rendent visite. Au niveau de mon quotidien, il y a tellement de restaurants à faire avec ma femme, et puis j’aime bien aller à l’aquarium avec mes enfants. Ce sont des choses simples, mais c’est tout ce que j’aime.

Tu as joué avec l’équipe de France en jeune, mais tu as finalement choisi l’Algérie. Pourquoi ?
Mon frère a joué pour l’Algérie (NDLR : Abdelkader Ghezzal, 28 sélections), et c’est clairement l'élément déclencheur dans mon choix. Une fois devenu professionnel, ça a tout de suite été un rêve et un objectif pour moi de jouer pour les Fennecs. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir pu offrir à mes parents l’occasion de voir leurs deux enfants jouer ensemble pour leur pays, mais ce n’est pas si grave finalement. Les matchs de l’Algérie, j’étais toujours à fond derrière ma télé, j’étais supporter avant tout.

« Pour être honnête, si je n’ai pas été appelé pendant si longtemps, c’est parce que je ne le méritais pas. Malgré des saisons compliquées, j’ai toujours eu l’Algérie dans un coin de ma tête. »

Tes performances t’ont permis de retrouver la sélection algérienne pour la première fois depuis octobre 2018. Un retour remarqué avec un but et une passe décisive contre la Zambie le 25 mars.
J’ai toujours eu un bon rapport avec le sélectionneur, Djamel Belmadi. Quand je suis revenu, il m’a dit que je méritais d’être là et que je pouvais apporter mes qualités à l’équipe. C’est quelqu’un de très franc, donc ça facilite les échanges. Pour être honnête, si je n’ai pas été appelé pendant si longtemps, c’est parce que je ne le méritais pas. Malgré des saisons compliquées, j’ai toujours eu l’Algérie dans un coin de ma tête. C’était une source de motivation constante, et je savais qu’en revenant au top, j’allais avoir une nouvelle opportunité. Beşiktaş m’a permis d’être rappelé, et j’ai eu l’occasion d’avoir une deuxième chance avec mon pays. Il y a beaucoup de concurrence, mais face à la Zambie, j’étais en pleine confiance, et ça s’est vu sur le terrain. Maintenant, je ne dois pas m'arrêter là, j’ai envie d’être présent sur le long terme.



La presse turque a évoqué ces dernières semaines un intérêt de Lyon, est-ce que tu y penses ?
J’ai vu dans la presse et sur les réseaux que la rumeur circulait, mais c’est plus de l’intox que de l’info. Moi, je n’ai eu aucun contact concret en tout cas, ça ne veut pas dire que ça ne viendra pas, mais pour le moment, je n’y pense pas.

« Quand je pars de Lyon en 2017, c’est avec des regrets, parce qu’à la base, je n’ai pas envie de quitter le club. »

Tu passes treize ans à l'OL, mais l'aventure ne se termine pas bien.
Lyon, j’y serai toujours attaché. C’est mon club de cœur, la ville où je suis né et où j’ai été formé, et c’est là-bas que j’ai fait mes premiers pas professionnels. Mais bien sûr que quand je pars en 2017, c’est avec des regrets, parce qu’à la base, je n’ai pas envie de quitter le club. Je veux continuer l’aventure, je veux qu’on trouve un terrain d’entente pour la prolongation, mais malheureusement, ça ne se fait pas. Et puis j’ai l’opportunité de partir à Monaco qui vient d’être sacré champion, mais oui, j’aurais voulu rester. Je pense que je n’avais pas été évalué au même titre que certains de mes coéquipiers. C’est dommage, mais c’est le football. Et puis rejoindre le champion en titre, à l’époque je le vois comme une bonne évolution pour ma carrière.




Mais là-bas, ça n'a pas fonctionné.
C’est difficile d’expliquer exactement pourquoi. Le coach (Leonardo Jardim) me veut quand je signe, mais une fois là-bas, ça ne se passe pas vraiment bien avec lui, et je sens que je n’ai plus sa confiance. Pour m’exprimer au mieux sur le terrain, je dois me sentir bien avec mon entraîneur, et justement sentir cette confiance-là entre nous, et c’est ce qui me manquait. À partir de là, c'est compliqué de donner le meilleur de soi-même.

Tes passages à Leicester et à la Fiorentina sont tout aussi mitigés. Tu as du mal à t’adapter à la vie à l’étranger ?
Arriver dans des nouveaux championnats, c’est toujours compliqué. Tu as besoin d’un certain temps d’adaptation. Tout est nouveau : les joueurs, les coutumes et les méthodes de travail. Tout ça demande du temps pour s’exprimer, et les clubs n'en donnent pas beaucoup. Mis bout à bout, ça fait des années compliquées qui s’enchaînent. C’est pour ça qu’aujourd’hui, ça me plairait bien de trouver une stabilité dans un club, surtout après avoir pas mal voyagé ces dernières années.

« Une carrière, c’est vraiment fait de hauts et de bas, ce qui est important, c’est de tenir mentalement dans les moments plus compliqués pour vite remonter et rester au top une fois qu’on y est. »

Comment es-tu passé au-dessus de ces saisons ratées ?
Dans le fond, ça reste des problèmes superficiels quand tu compares à d'autres choses. Mais j’ai un cercle très restreint qui est toujours le même depuis tout petit et qui m’a beaucoup aidé. Après, une carrière, c’est vraiment fait de hauts et de bas, ce qui est important, c’est de tenir mentalement dans les moments plus compliqués pour vite remonter et rester au top une fois qu’on y est. Un des trucs qui ont été difficiles à gérer, c’était de voir que les années défilaient, que je vieillissais, mais que ça ne s’améliorait pas. Après, je suis quelqu’un d’assez lucide, je n’étais pas satisfait de mes prestations et je savais que je devais faire plus. Je devais travailler à côté avec un préparateur physique et je le fais toujours. Mais globalement, j’ai réussi à ne pas me laisser abattre par ces années. Mais je ne me suis jamais reposé sur mes acquis, j’ai toujours voulu bosser à fond pour ne pas avoir de regrets. Donc c’était encore plus frustrant comme j’estimais me donner les moyens et que la satisfaction n’arrivait pas au bout.

Sur les réseaux sociaux, on voit que tu es assez croyant. À quel point cela peut avoir un impact dans ta vie et dans ta carrière de sportif ?
La religion, c’est une grande partie de ma vie et de moi-même. Quand je choisis la Turquie, je sais que je signe dans un pays musulman, donc ça facilite beaucoup de choses pour moi, mes proches et ma famille. Donc bien sûr que c’est un choix important, mais dans le fond, j’essaye juste d’être quelqu’un de bien. (Rires.)

C’est quelque chose que peu de personnes savent, mais tu aides une association. Pourquoi ?
Je soutiens Sport dans la ville parce que c’est une association qui permet à tous les jeunes de quartiers de s’exprimer par différents moyens. Ça peut être le football, le sport, mais elle aide aussi à trouver des formations et des métiers pour ces jeunes. C’est un programme dont j’ai bénéficié quand j’étais adolescent, j’allais jouer au foot tous les mercredis matin grâce à eux. Donc à chaque fois qu’ils me sollicitent, j'essaye de les aider le plus possible.

Propos recuillis par Julien Bialot et Diren Fesli
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