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Peuple de France, fous la paix à Mbappé !

Ça y est, la France est éliminée, et le coupable est tout trouvé : porté aux nues en 2018, Kylian Mbappé, auteur du seul tir au but manqué hier soir, après un match tout aussi raté, incarne l’échec des Bleus, celui d’un formidable potentiel gâché beaucoup trop vite. Mais le bashing envers Kyky est un peu facile, non ?

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S’il s’était porté volontaire pour frapper le cinquième tir au but contre la Suisse, c’était probablement pour marquer le but de la victoire et revêtir enfin le costume du sauveur qu’il a si souvent enfilé depuis le début de l’année 2021 avec le Paris Saint-Germain. Manque de bol, tous les tireurs suisses ont fait trembler les filets, et le piège s’est refermé sur Mbappé : son tir à mi-hauteur et pas suffisamment puissant a été détourné par Yann Sommer. Et une seconde plus tard, l’attaquant de 22 ans avait déjà compris qu’il paierait très cher cette tentative loupée, et que les critiques ne manqueraient pas de s’abattre sur lui comme Francis Lalanne sur un journaliste de Quotidien. Il voulait être un héros, il sera un zéro. Et comme prévu, les seaux de merde se sont mis à pleuvoir, Twitter s’est déchaîné, et la presse a embrayé. La Provence se demande si Kylian ne prendrait pas « de mauvaises habitudes aux côtés de Neymar » et lâche sa punchline assassine : « On lui prédisait le Ballon d’or. Durant cet Euro, c’était plutôt "le ballon dort". » Mouais...

Il ne s’agit pas de dire que le match de Kylian Mbappé contre la Suisse fut une franche réussite. Bien sûr que non : il a multiplié les mauvais choix, il a voulu tirer quelques coups de pied arrêtés sans grand succès et il a surtout raté un duel décisif face à Sommer, à la suite d'un énième service génial de Paul Pogba, en expédiant le ballon loin des cages. Beaucoup de duels perdus, peu de défenseurs éliminés, et surtout très peu de choix inspirés. Et le problème de Mbappé, dans des matchs comme celui-ci, c’est qu’il s’entête. Il persiste à vouloir éliminer par le dribble plutôt que de chercher des relais pour se remettre en confiance. Il continue de vouloir placer un crochet alors que les trois précédents ne sont pas passés. Et il se porte volontaire pour le tir au but de tous les dangers, alors qu’il est en crise de confiance et n’a pas marqué depuis le début de l’Euro.

Un Euro manqué, vraiment ?


Tous les amateurs de football vous le diront, on ne blâme pas un joueur pour un tir au but manqué : on salue seulement sa prise de responsabilité. Après tout, les autres n’avaient qu’à y aller à sa place. Il est parfaitement normal d’être plus exigeant avec Kylian Mbappé qu’avec n’importe quel autre attaquant : il a lui-même placé la barre très haut depuis son plus jeune âge, et il sort d’une demi-saison où il a littéralement porté à bout de bras le PSG qui, sans lui, n’aurait peut-être même pas fini sur le podium de Ligue 1. (Oui. Parfaitement.) Or, on ne doit pas blâmer un grand joueur quand il prend ses responsabilités, mais seulement quand il se défile, n’est-ce pas ? Eh bien non : quinze ans après le tir au but manqué de Trezeguet, on n’a visiblement rien appris...

Certes, Kylian Mbappé n’a pas inscrit le moindre but pendant cet Euro. Un bilan statistique peu flatteur pour un attaquant de son calibre. Cela suffit-il à décréter qu’il a fait un mauvais Euro ? Seulement si on se décide à prendre des raccourcis plutôt que de regarder le contenu des matchs. Contre l’Allemagne, il a fait un bon match, il est celui qui a mis la pression sur Mats Hummels avant son CSC, et il a marqué un but refusé pour un hors-jeu. Contre la Hongrie, il a été le seul Français à créer le danger, il a délivré une offrande à Benzema, d’une délicate aile de pigeon, et il est à l’origine de l’égalisation de Griezmann. Contre le Portugal, il a été plutôt inspiré en première période, avant de s’éteindre au retour des vestiaires. Et contre la Suisse, en dépit de son match franchement raté, il délivre une passe décisive à Benzema sur le premier but, et combine efficacement avec Griezmann sur le deuxième but. Pas si mal...

Match après match, sa connexion avec Paul Pogba, qui le recherchait en priorité et l’a souvent trouvé dans des positions avantageuses, a constitué la principale source de danger pour l’équipe de France. Et on le doit autant à la créativité de la Pioche qu’à la qualité et à la récurrence des appels du numéro 10 des Bleus. Mbappé n’a pas triché. Il a beaucoup couru, il ne s’est jamais planqué, il a toujours insisté, quitte à déjouer, mais il a fait tout ce qu’il a pu, et personne ne pourra dire le contraire.

Quitte à chercher un coupable, autant chercher au bon endroit


Qu’est-ce qui a réellement fait défaut à l’équipe de France hier soir ? Est-il réellement pertinent de pointer du doigt son secteur offensif et plus spécifiquement un membre de la ligne d’attaque ? Pas vraiment. Les Bleus ont inscrit trois buts, trois jolis buts, qui sont tous le fruit de superbes inspirations offensives. Trois buts, ça doit suffire à taper la Suisse, normalement. L’attaque tricolore a fait son taf. Un bilan qu’on peut d’ailleurs étendre à tout l’Euro, puisqu'en quatre matchs, la France a marqué sept fois. Les comparatifs avec le formidable potentiel offensif gâché en 2002 n’ont donc pas lieu d’être (à l’époque, la France d’Henry, Trezeguet et Cissé, meilleurs buteurs de Premier League, de Serie A et de Ligue 1, n’avait marqué aucun but lors de la Coupe du monde).

Non, la vraie raison de l’élimination est à chercher ailleurs, dans les incompréhensibles tâtonnements tactiques de Didier Deschamps (c’est quoi ce sur-coaching à la Guardiola, DD ?), dans l’absence de pressing dont les Bleus sont coutumiers, dans la très mauvaise identification des sources de danger chez l’adversaire et surtout, surtout, dans la défense de la surface, cet aspect du jeu dont l’équipe de France avait été l’impératrice lors des matchs face à l'Uruguay et la Belgique en 2018. Le tir au but loupé de Mbappé, c’est juste une rature finale au bout d’une copie de toute façon très médiocre.

El boulardo


Une dernière chose : il va falloir arrêter d’évoquer « le boulard » de Mbappé à tout bout de champ. Non seulement c’est épuisant, mais c’est surtout faire preuve d’une méconnaissance invraisemblable de ce qui constitue le carburant des très grands champions : la confiance en soi. L’ego, dans le sport, n’est pas une mauvaise chose. Le plus grand champion à avoir jamais pratiqué un sport collectif, Michael Jordan, se serait pris des tombereaux de merde sur la tronche s’il avait été français, parce qu’il avait, si on se réfère aux critères nationaux, un boulard monumental. D’ailleurs, le pivot français Rudy Gobert, en campagne pour le titre de meilleur défenseur de NBA, s’était lui aussi attiré les foudres de ses compatriotes, il y a quelques années, parce qu’il avait osé dire à voix haute ce que tous les experts du basket pensaient : qu’il était le meilleur défenseur de la Ligue. Mais c’est comme ça que ça marche, un cœur de champion ! On n’est pas un champion quand on le croit, mais quand on le sait. Qui peut donc en vouloir à Kylian Mbappé, héros de la Coupe du monde 2018, candidat légitime au Ballon d’or, de penser qu’il est l’un des meilleurs footballeurs du monde et qu’il doit être celui qui fait gagner son pays ?

Par Julien Mahieu
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