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  2. // Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Paludisme, le parasite du foot africain

Le paludisme est de retour en force. Pour la première fois en dix ans, le nombre de personnes atteintes par la malaria a augmenté. Une maladie qui fait du moustique l’animal le plus meurtrier au monde, mais qui est aussi un véritable fléau pour le football africain.

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Le temps d’un match de foot, le paludisme aura fait quatre-vingt-dix victimes en moyenne. Et si les progrès contre la maladie étaient notoires ces dernières années, le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé vient tacler l’optimisme naissant. Pour la première fois en dix ans, le nombre de cas de paludisme a augmenté en 2016 alors qu’il était en baisse depuis 2012. Ce sont en tout 216 millions de personnes qui ont été touchées par la maladie pour environ 445 000 morts. La plupart des cas concernent l’Afrique (90%). Forcément, le football africain se retrouve en première ligne pour lutter contre la maladie. « Aucune équipe africaine n’a jamais gagné la Coupe du monde et je suis sûr que notre succès sur le terrain de football a été sévèrement entravé par le paludisme » , avançait Leodegar Tenga, membre exécutif de la Confédération africaine de football et président de la Fédération tanzanienne de football, avant la Coupe d’Afrique des nations en 2012. Depuis, le paludisme joue la prolongation, et le match contre la maladie est encore loin d’être gagné.

« Donner un carton rouge au paludisme  »

La tête de Didier Drogba s’affiche un peu partout sur les campagnes de lutte contre la maladie. « J’ai moi-même été victime du paludisme et j’ai pu observer de mes propres yeux les effets dévastateurs que cette maladie peut avoir sur les individus et leur famille » , raconte la tête de gondole de l’initiative « Unis contre le paludisme » . Et sur ce sujet, l’idole ivoirienne n’hésite pas à troquer sa tenue de joueur contre celle d’arbitre : « Nous devons faire sortir le paludisme du jeu. Utiliser la popularité du football pour que les populations acquièrent une plus grande connaissance des méthodes de prévention et de traitement nous permettra à terme de donner un carton rouge au paludisme. » Maelle Ba partage le même espoir. Cela fait bientôt cinq ans qu’elle travaille en tant que chargée de projets pour Speak Up Africa, une organisation à but non lucratif basée à Dakar. Son objectif est de mettre en œuvre des campagnes visant à améliorer la santé publique sur le continent africain. Et utiliser le football tombait sous le sens. « Le football nous donne un accès sans pareil aux foyers de millions de personnes, explique la jeune femme de 29 ans. En Afrique, le football est joué partout, et les plus grands joueurs sont souvent les célébrités les plus admirées et les plus vénérées. Notre expérience nous montre que le messager est tout aussi important que le message lorsqu'il s’agit de communication de masse. »


À la veille de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud - la première sur le sol africain -, la campagne « Unis contre le paludisme » peut compter sur des grands noms du continent. « Des célébrités du football africain telles que Didier Drogba, Samuel Eto’o, André Ayew et bien d’autres ont adressé des messages de sensibilisation via des spots TV et radio sur près de 40 médias panafricains dans 16 pays, retrace Maelle Ba. Nous avons ainsi pu toucher près d’un milliard de personnes. » Chaque Coupe d’Afrique des nations est ensuite une opportunité pour remettre cette initiative au goût du jour. Installée à Paris après quatre ans passés au Sénégal, Maelle Ba se permet de rêver plus grand. « Des compétitions comme la Coupe du monde ou encore la Ligue des champions pourraient tout à fait ajouter la lutte contre le paludisme à leurs causes sociétales officielles, s’enthousiasme-t-elle. Le simple fait de parler de la maladie et de sensibiliser les populations à ses causes et ses conséquences permettrait d’éviter bons nombres de cas. »

Le Sénégal soutenu par Messi

Le Sénégal a pu compter sur un soutien de taille : Lionel Messi. Lancée en 2015 et financée par Aspire Academy et la Fondation Leo Messi, la campagne « Football Combating Malaria » a été mise en œuvre par Speak Up Africa et le Programme national de lutte contre le paludisme. Il s’agit surtout de sensibiliser les populations à dormir sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action. Dès 2011, l’entreprise Vestegaard Frandsen avait confectionné pour des villages en Côte d’Ivoire des moustiquaires spécialement décorées avec l’image de Didier Drogba et l’écusson de Chelsea. Les enfants sénégalais, eux, pourront dormir sous la protection de Lionel Messi. « En 2017, plus de 70 000 moustiquaires imprégnées à longue durée d’action à l’effigie de Lionel Messi ont été distribuées dans plus de 300 écoles élémentaires sénégalaises » , se félicite Maelle Ba. En tout, la campagne « Football Combating Malaria » aura réussi à toucher près de deux millions de personnes au Sénégal, qui compte quinze millions d’habitants.


Mais Speak Up Africa ne veut surtout pas se reposer sur ses lauriers. Et la recrudescence des cas de paludisme montre que l’organisation a bien raison. Il en va de l’avenir du football africain. « Il va sans dire que beaucoup d’espoirs du football africain n’auront pas la possibilité de devenir de grands joueurs aujourd’hui à cause de cette maladie, regrette Maelle Ba. Rappelons que le paludisme tue un enfant toutes les deux minutes à travers le monde... » Et maintenant que Didier Drogba et Samuel Eto’o sont à la retraite, l’organisation recherche de nouvelles figures de proue. Mais la chargée de projets reconnaît que Speak Up Africa n’a « pas encore collaboré avec des joueurs actuels » . Avant de conclure : « Nous espérons donc que beaucoup d’entre eux nous contacteront pour s’engager dans notre lutte pour une Afrique sans paludisme ! » L’appel est lancé.

Par Robin Richardot Propos de Maelle Ba recueillis par RR // Photo : ©Football Combating Malaria
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