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On était au match de foot le plus artistique de l’histoire

Le samedi 9 juin avait lieu le match de foot le plus artistique de l’histoire, à Metz. L’artiste Paolo Del Vecchio, qui s’était déjà révélé avec la création de son maillot Diaspora, réunissant tous les étrangers d’origine italienne, s’est associé à l’AS Velasca de Wolfgang Natlacen, cette troisième équipe de Milan qui est une véritable œuvre d’art. Le projet : un match-performance artistique entre les deux équipes qui a permis à chacun d’oublier, l’espace d’une journée, que l’Italie ne participe pas à la Coupe du monde.

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Le point commun entre Metz et l’Italie ? Une saison de foot à oublier. D’un côté, les Grenats ont filé en Ligue 2 après avoir fini derniers de Ligue 1. De l’autre, l’équipe nationale italienne est passée à côté de sa qualification pour le Mondial. L’artiste Paolo Del Vecchio, Messin d’origine italienne, a lié ces deux déceptions pour donner une journée mêlant art et football, ce qui est finalement devenu sa marque de fabrique.


S’il y a donc bien une journée où il fallait être à Metz, c’était le samedi 9 juin, au stade d’Athlétisme Dezavelle, précisément. Le choix de Metz est également symbolique, puisque c’est la ville qui représente le mieux la Lorraine où la migration italienne a été très importante. Pour rappel, le principal intéressé avait lancé, il y a un peu plus de deux ans, son maillot Diaspora. Un projet artistique parlant de l’immigration italienne à travers le monde. Vu le succès, il a voulu aller plus loin en mettant en place une confrontation entre une équipe Diaspora, mixte, spécialement créée pour l’occasion, et l’AS Velasca, cette équipe de Milan de l’artiste Wolfgang Natlacen, qui est une œuvre d’art à part entière.

Wolfgang Natlacen, créateur de l'AS Velasca

Autant dire que ça sifflait italien dans tous les coins, même si une grande partie était francophone. « Depuis le début de ce projet, j’ai toujours eu le rêve de faire jouer une Nazionale Diaspora » , explique Paolo Del Vecchio. « Et quand j’ai rencontré Wolfgang, je me suis dit que ça pourrait être bien d’organiser un match entre nos deux œuvres. Et trois semaines après, l’Italie s’est fait éliminer des qualifs du Mondial. Donc on s’est dit qu’il fallait vraiment faire ce match juste avant la Coupe du monde ou pendant. » Le travail de l’artiste a été tel qu’il a réussi à attirer des grands noms pour l’occasion : les journalistes Simone Rovera et Didier Roustan ont respectivement été choisis pour être l’entraîneur de la Squadra Diaspora et commentateur de la rencontre ; l’artiste suisse Massimo Furlan a été désigné arbitre ; et des joueurs pros comme Lillo Guarneri (jeune de l’AC Milan), Floriano Vanzo (Waasland Beveren) et surtout Nicola Sansone (Villarreal) ont été convoqués.

Massimo Furlan et Nicola Sansone

Une tournure inattendue


Après une matinée 100% artistique au Centre Pompidou de Metz, les deux formations se sont retrouvées à 15h au stade d’Athlétisme Dezavelle pour une après-midi 100% footballistique. Face aux locaux qui comptaient des supporters venus des quatre coins de la France, mais aussi de Belgique, l’AS Velasca s’est ramenée à la manière des pros. Un car affublé du logo du club et pas mal de tifosi, dont des ultras qui ont contribué à l’ambiance. Drapeaux, fumigènes, chants, tout y était pour que cette partie ait l’air officielle. « Il y a des ultras qui sont venus de Londres, de Milan, bien évidemment, de Strasbourg, de Paris et aussi, surtout, on a eu notre sponsor artistique qui est venu de Pékin » , révèle Wolfgang Natlacen. Au coup d’envoi, même les joueurs milanais se donnaient comme s’ils disputaient un match de championnat.

Les ultras de l'AS Velasca

La Squadra Diaspora, qui partait favorite grâce à ses grands noms, n’était censée faire qu’une bouchée de son adversaire, mais c’est l’inverse qui s’est produit. L’AS Velasca s'est montrée présente sur tous les ballons, a remporté les duels et s'est créé les occasions les plus dangereuses. « Pour nous, ce match comptait énormément » , reconnaît l’entraîneur de l’équipe milanaise. « On a fait le chemin jusqu’ici et on voulait absolument gagner. Mais quand tu vois une équipe comme celle de la Diaspora, ça te met en difficulté, car ils ont des joueurs très forts. » Pourtant, Nicola Sansone est resté timide et la Diaspora a eu du mal à s’approcher du but adverse. C’est donc sans surprise que les visiteurs menaient 0-2 à la pause, et ce malgré les consignes tactiques du Mister Simone Rovera. « Je m’attendais à faire un beau match et à ce que mes stars brillent. Mais on n’était pas une vraie équipe, c’était plutôt un groupe de gens qui ont bien joué, qui se sont bien amusés. Quand tu n’as pas la possibilité de bâtir une équipe, tu te bases sur les individualités. Après, je savais que Sansone ne pouvait pas tout faire. » Cela, le coach de l’AS Velasca l’avait bien compris et il avait tout prévu pour ne pas laisser la vedette de la Diaspora jouer à sa guise. « On avait prévu de bien l’encadrer et ne pas lui permettre d’avoir le ballon. Et c’est ce qu’on a fait » , reprend le Milanais.

L’arbitre était corrompu !


La partie a également été animée par la performance désastreuse de l’arbitre. Entre penaltys cadeaux et cartons rouges sévères, Massimo Furlan n’a laissé planer aucun doute sur son rôle. « C’est une victoire assez inattendue, il faut bien l’admettre. C’est mérité pour cette équipe milanaise. Franchement, moi-même qui ai reçu des enveloppes pour rendre la défaite moins difficile, j’ai été très étonné de voir l’issue de ce match. D’ailleurs, j’ai été très emprunté pour siffler des penaltys inexistants » , avouait-il sans vergogne au sortir de la partie. Et Wolfgang Natlacen de compléter : « On devait perdre 40-1, car on s’était mis d’accord avec l’arbitre pour avoir un penalty. Finalement, le penalty a été donné aux adversaires. »



Car, oui, la Squadra Diaspora a tout de même trouvé le chemin des filets sur un penalty cadeau de l’homme en noir. Et c’est d’ailleurs Paolo Del Vecchio qui a eu l’honneur de le transformer, réduisant ainsi le score final à 1-3. Même si les rouspétances étaient au rendez-vous après la rencontre, chacun s’accordait à reconnaître la supériorité de l’AS Velasca. « Je suis quand même surpris du niveau de la Velasca, qui est une équipe de douzième division. C’est bien en place et il y a quelques joueurs techniques » , avouait Matthieu Pianezze, de la Diaspora.

La Diaspora

« Il y aura une revanche »


Mais le score importe peu, l’objectif de la journée est pleinement atteint et l’immigration italienne est bien au cœur de l’événement. «  C’est aussi mon histoire, ce projet  » , intervient, à son tour, Nicola Sansone. « Je m’identifie vraiment à ce projet. D’ailleurs, je suis venu spécialement d’Allemagne, de Munich, pour ce match. J’ai autant aimé le côté sportif du projet que le côté symbolique. Les deux se marient bien. » Et Floriano Vanzo de reprendre : « Le plaisir était le principal dans ce match. Représenter l’Italie dans un match de foot, c’est toujours plaisant pour nous. Mes parents sont des Italiens venus en Belgique, c’était aussi important de représenter l’Italie pour eux aussi. Il fallait montrer aujourd’hui plus que jamais qu’on était présents, même si l’Italie ne va pas à la Coupe du monde. »

Finalement, c’est un Paolo Del Vecchio aux anges qui a pu emmener ses hôtes poursuivre la soirée dans l’enceinte du stade Saint-Symphorien du FC Metz. « C’était incroyable. C’était un moment unique et c’est même un rêve qui s’est réalisé. J’étais aux côtés de Nicola Sansone en attaque et j’avais vraiment l’impression de regarder un film  » , admet l’artiste messin avant de conclure sur le futur de son projet. « Je ne ferme la porte à rien du tout. Ce match, c’est autant une cerise sur le gâteau qu’une porte qui s’ouvre pour le futur. Peut-être qu’on fera une tournée tous les deux ou quatre ans. Un coup aux États-Unis, un coup en Argentine, je n’en sais rien. Mais en tout cas, ça ne va pas s’arrêter là. Mais étant donné qu’on a perdu, je pense bien qu’il y aura une revanche. En tout cas, j’y tiens. » Prochaine étape : Milan.


Par Giuliano Depasquale, à Metz Le site du projet Diaspora
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