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Monaco fait déjà trembler la Ligue 1

Une excitation teintée de crainte : la remontée programmée et annoncée de Monaco dans l'élite du foot français ne laisse personne indifférent. Eldorado financier (mais pour encore combien de temps ?) alimenté par la fortune personnelle de son président, le club de la principauté se sait attendu en L1.

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Il a claqué la bagatelle de 88 millions de dollars pour acquérir un loft de 627m2, niché au cœur de Manhattan, dans le seul but d'offrir un logis décent à sa fille de 22 ans, étudiante à New-York. Il avait lancé le projet pharaonique de bâtir l'exacte réplique du Petit Trianon dans sa demeure du quartier le plus huppé de Genève. Avec sans doute ses Picasso, Van Gogh, Gauguin et Monet accrochés au mur… Et on vous passe les apparts qui pullulent à Palm Beach, Londres ou Singapour. Il, c'est Dmitry Rybolovlev, milliardaire russe de 46 ans, qui a choisi d'acquérir le club de l'AS Monaco en décembre 2011. Son but : en faire un cador européen en un temps record.

À coups de millions d'euros crachés sur le marché des transferts, voilà le Vodka-Monaco de Rybolovlev quasi assuré de quitter les joutes de la L2 dans deux mois. Les chiffres l'attestent : leader du championnat avec sept points d'avance sur le 4e, équipe invaincue en 2013, attaque la plus prolifique. « Avant, leur force était les individualités, maintenant c'est le groupe. Leur bloc équipe est impressionnant, nous explique Pascal Gastien, l'entraîneur de Niort. Les adversaires sont harcelés et ont très peu de temps pour développer leur jeu » , poursuit celui qui affrontera les Monégasques ce vendredi soir en championnat.

Monaco, une formation aux noms ronflants qui se sacrifient sur l'autel du jeu collectif ? L'explication ne séduit pas vraiment Robert Nouzaret : « Pas besoin d'avoir joué au foot pour savoir qu'une équipe ne se fait pas en cinq minutes, même en ayant les moyens d'acheter des joueurs de haut niveau !, tonne l'ancien conseiller de Marcel Salerno, le président d'Arles-Avignon. Si tu regardes Guingamp ou Angers, le potentiel collectif est supérieur à Monaco. Mais à l'ASM, les joueurs peuvent faire la différence à n'importe quel moment. Ils sont en L2 ce qu'est Paris en L1, c'est tout ! »

En rival du PSG?

Nous y voilà. Le parallèle constamment dressé depuis août dernier entre le Rocher russe et la montagne qatarie. La rengaine fredonnée du côté de la Turbie par les journalistes, immédiatement contenue par les joueurs et le staff technique, craignant de passer pour des prétentieux. Monaco peut-il renouer dès la saison prochaine avec son glorieux passé et venir titiller les chevilles du Goliath parisien ? « Concurrencer Paris en terme financier, oui. Je ne suis pas dans les confidences, mais le président possède une puissance financière que seuls les Qataris peuvent contrarier. C'est tout de même compliqué d'arriver de D2 et de monter directement une équipe qui joue la Ligue des champions. Mais je sais que tout le club veut jouer les 3es places l'an prochain » , nous lâche l'ancien portier monégasque Stéphane Porato, aujourd'hui membre de l'Association du club.

Personne n'est dupe et le jeu n'est pas de deviner le nombre de recrues qui débarqueront dans le Sud de la France, mais le montant de l'enveloppe de recrutement gracieusement accordée par l'oligarque russe. Les quelque onze millions d'euros déboursés pour acquérir la pépite argentine Lucas Ocampos – par ailleurs guère brillante cette saison – risquent fort d'être dépassés. « Prétendant au titre de champion très rapidement » selon Pascal Gastien, Monaco jouera dans quelques mois une place dans le top 5. Foi de Nouzaret : « En L1, certaines équipes sont là où elles en sont grâce à un état d'esprit. Mais Monaco a une valeur individuelle qui ne peut que s'améliorer au fil des matchs. La seule chose qui peut perturber les Monégasques, c'est l'ambiance à l'intérieur du club : des jalousies, un ego, un ou deux mauvais résultats mal gérés qui créent des problèmes entre joueurs. » Rajoutons un autre problème, et pas des moindres : l'arlésienne de la délocalisation du siège social.


Gros sous

La Ligue ainsi que les clubs pros militent pour mettre un terme aux privilèges fiscaux de la Principauté. La manœuvre consisterait à imposer à l'ASM d'installer son siège social en France et donc de tomber sous le coup de la législation française… « Quand Monaco est descendu en 2e division, ça ne gênait personne, toutes les années où le club achetait des joueurs du championnat de France, ça ne gênait personne !, s'emporte Porato. Je comprends la colère des clubs, mais cela fait 60 ans que ça dure, ces avantages fiscaux. Et comme par hasard, la polémique est relancée au moment où le club redevient puissant…  »

Difficile pourtant d'imaginer le championnat de France se priver d'un nouveau géant financier capable d'être le vecteur de substantielles retombées économiques pour le foot hexagonal. « Au pire, ils iront jouer en Italie » , se marre Robert Nouzaret. De là à dire que cela ferait le bonheur de Claudio Ranieri

par Pierre Mounier
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