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MC Pampille : « Avec Puel, on est passé des vacances à Koh Lanta »

Le rappeur stéphanois revient avec un deuxième album, Sur le banc de touche, truffé de références footballistiques. Il en profite aussi pour présenter une candidature gag à la mairie de Sainté, et chroniquer la Ligue 1 sur YouTube. Interview.

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Peux-tu présenter ton personnage de MC Pampille, pour ceux qui ne le connaissent pas ?
C'est un clown caricatural stéphanois à l'accent prononcé, un peu naïf et bercé par l'AS Saint-Étienne. Ici, même si tu n'aimes pas le foot, tu es contaminé. Ça fait partie de ta vie, presque malgré toi. J'ai fait une longue pause, après mon premier album sorti en 2011 (Un Vert parmi tant d'autres). Là, je reviens avec un deuxième disque, Sur le banc de touche (novembre 2019), pour raconter la gloire d'un ancien qui revient à pas de loup après une grande pause. Dans ces cas-là, on recommence d'abord sur le banc de touche.


Comment le foot a commencé, pour toi ?
Mon père m'a emmené à Geoffroy-Guichard quand j'avais sept ou huit ans. Je me souviens d'un ASSE-Laval, une autre fois de Bernard Lama qui jouait sans gant. À la maternelle et en primaire, les instits nous jouaient la chanson de Monty (Allez les Verts).
« Chanter dans un stade n'est pas si courant, pour un musicien. »
J'ai commencé à aller au stade sans mes parents vers mes quatorze ans, avec des potes du quartier. J'ai traîné avec des Magic Fans à leur création. Au début, les Green Angels et les Magic étaient ensemble dans le Kop Nord. Je n'étais pas assez assidu pour être un ultra, c'est un vrai métier. J'ai commencé la musique, et les concerts ont lieu le week-end.

Il y a des joueurs qui badent ta musique...
Perrin, il est du coin. C'est un peu particulier, il y a le parler gaga, pas mal de références, il faut être du coin pour comprendre. Clément était un peu dedans, Janot aussi. Mais je n'ai pas trop de contacts avec le club.


Tu as pourtant joué en lever de rideau d'ASSE-OL, en 2012.
On avait encore perdu, on perdait beaucoup à cette époque-là. C'est un très beau souvenir, l'apogée de ma carrière. (Rires.) Chanter dans un stade n'est pas si courant, pour un musicien. C'était à la fin de l'échauffement, au-dessus du couloir de l'entrée des joueurs. On a balancé un instru, et j'ai rappé dessus. C'était bref, un seul morceau. Mais hallucinant, devant 30 000 spectateurs. Je me suis permis d'ambiancer le public, et de lancer une crotte de nez aux Lyonnais avec un chant de supporter. D'habitude, c'est eux qui nous traitent de « chômeurs ou de consanguins » . Ça ne nous a pas porté chance, Romeyer ne m'a pas rappelé. Je compte bien le refaire, sortir la tête à Geoffroy-Guichard...

Et aujourd'hui, quel est ton rapport au foot ?
C'est quelque chose qui m'attire, mais je ne le suis plus comme avant. Beaucoup de gens à Sainté ne goûtent guère le foot, mais ils suivent l'équipe malgré eux.
« Je veux bien être drôle, mais ça devient difficile. Puel a changé les petites habitudes des cadres, et ça s'est ressenti sur le terrain. »
Mon père, féru de littérature et de théâtre, est fan des Verts : ce n'est pas incompatible. Les résultats de l'équipe jouent sur le moral de la ville, des habitants. En ce moment, c'est plus ou moins la catastrophe. Il faut gagner le derby...

Il y a pourtant des tas d'allusions, dans l'album. Le Blues de la D1...
(Il coupe) C'est une référence de quarantenaire, quand tu commences à te dire que c'était mieux avant, qu'il te faut trois-quatre jours à te remettre d'une soirée, là où il t'en fallait un seul avant. Il y a de la nostalgie aussi, là-dedans. Quand j'allais au stade, il y avait un vent de liberté. C'était le début du mouvement ultra, c'était moins cadré, aseptisé. C'était plus free, à l'intérieur : on entrait, on sortait et on se baladait dans les travées. Les joueurs étaient plus rock'n'roll. C'était plus frais, plus punk-rock. Peut-être parce que j'étais jeune...



La Remontada ?
C'est le titre d'attaque, le come-back de MC Pampille qui revient d'outre-tombe, le sphinx (allusion à Herbin, N.D.L.R.) qui renaît de ses cendres. C'est du classique hip-hop 90, comme Back dans les bacs.

La Casa de Puel ?
Là, c'est différent. Ce sont des vidéos, des débriefs de matchs humoristiques sur YouTube à côté de la musique. Je le fais avec l'accent, je m'enflamme.
« En ville, tu pouvais tomber sur Ľubomír Moravčík en train de siroter un whisky-coca. On va dire que c'était un bon vivant. »
Je me suis pris au jeu. Dans la dernière, j'ai fait une parodie de Mistral gagnant (Au Final perdant). Je veux bien être drôle, mais ça devient difficile. Puel a changé les petites habitudes des cadres, et ça s'est ressenti sur le terrain. À l'entraînement, on est passé des colonies de vacances à Koh Lanta. Avec Gachet ou Printant, c'était tranquille. Certains, comme Debuchy ou M'Vila, s'entraînaient deux jours par semaine. Gasset savait parler et motiver les joueurs, les cocooner. Avec Puel, celui qui est le meilleur à l'entraînement joue le dimanche. Les dirigeants ont fait des erreurs, aussi. Ils vendent, ils ne vendent pas. Il se retirent, ne se retirent pas. À un moment...


Dans tes promesses de campagne, tu veux rebaptiser la place de l'Hôtel de ville en place Ľubomír Moravčík. Pourquoi ?
C'est mon idole, il a bercé ma jeunesse. Pendant la Coupe du monde en Italie en 1990, on savait qu'il allait arriver et je le regardais avec l'équipe nationale tchécoslovaque. On était tous fans de Lubo. Il n'était pas très grand, il avait une bonne technique. En ville, tu pouvais tomber sur lui en train de siroter un whisky-coca. On va dire que c'était un bon vivant. C'était peut-être l'époque qui voulait ça...

Propos recueillis par Rico Rizzitelli Dans les bacs : Sur le banc de touche (Yes Music)
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