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Hunou : « J'ai appris à affronter l'échec »

Buteur à six reprises depuis l'arrivée de Julien Stéphan et décisif en seizièmes de finale face au Bétis, Adrien Hunou sera jeudi soir à la pointe de l'attaque rennaise à l'Emirates pour une soirée historique. Une-deux avec un type qui a mué en l'espace d'un an.

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Comment tu vis cette nouvelle vie de buteur ?
Je ne peux que bien le vivre... Cette période, c’est que du positif pour moi parce qu’au-delà de marquer, ça me permet d’être décisif pour l’équipe. En fait, c’est aussi une façon de remercier mes coéquipiers qui m’aident beaucoup à m’épanouir dans le jeu. Au fil des matchs, on a réussi à construire pas mal d’automatismes et c’est pas mal d’être dans cette équipe, vraiment, surtout avec les résultats qu’on a actuellement. La suite va être intéressante.

Tes différents coachs ont toujours souligné ton amour du jeu et du football offensif. Tu te retrouves dans la philosophie de Julien Stéphan ?
Complètement. J’ai toujours aimé le foot, le beau foot, et là, on contrôle nos rencontres, le coach nous demande de jouer, d’avoir le plus possible le ballon, de contourner les blocs adverses... Tout ça est stimulant quand tu aimes le foot même si ça demande pas mal de courses, de jeu sans ballon. C’est enrichissant d’être dans un tel collectif.


En arrivant à Rennes à seize ans, tu t’imaginais un jour disputer un huitième de finale retour de Ligue Europa à l’Emirates ?
Personne ici ne s’imaginait un jour voir le Stade rennais affronter Arsenal. Personnellement, même si j’ai toujours été ambitieux, que j’ai été formé ici, que je ne me suis jamais fixé de limites,
« Les supporters du Stade rennais méritaient quelque chose, sauf que la culture de la gagne ne s’achète pas, ça demande du temps. Là, on est mi-mars, on est à un match d’une finale au Stade de France, on a un huitième de finale retour de C3 à disputer... »
je n’avais jamais eu ça en tête non plus et c’est d’autant plus beau. Là, on va à l’Emirates, mais c’est pas une fin en soi. Il faut se dire que c’est un match qui va nous permettre de franchir une nouvelle étape en même temps que le club. C’est un sens commun.

Tu te rappelles ce qu’on t’avait dit pour te convaincre de signer à Rennes quand tu étais ado ?
Déjà, le Stade rennais avait l’étiquette de centre de formation d’excellence, donc ça a facilité mon choix. En plus, je regardais pas mal la Ligue 1 à l’époque, l’équipe tournait pas mal, avec pas mal de jeunes, donc j’avais face à moi une plate-forme idéale pour me développer. Et, en huit ans, le club n’a jamais cessé de grandir, de structurer ses installations, il n’y a pas non plus de hasard s'il en arrive là aujourd’hui.

Il y a quand même eu quelque chose de longtemps persistant avec le Stade rennais : une lose qui colle à la peau de ce club. Par votre parcours, vous arrivez à décoller un peu ça. Vous en parlez entre les joueurs ?
Forcément... Moi, j’en ai pris rapidement conscience en arrivant ici et, en devenant professionnel, j’avais aussi envie d’aider le club à arracher cette réputation. Les supporters du Stade rennais méritaient quelque chose sauf que la culture de la gagne ne s’achète pas, ça demande du temps. Là, on est mi-mars, on est à un match d’une finale au Stade de France, on a un huitième de finale retour de C3 à disputer, c’est pas mal, même s’il faut garder les pieds sur terre et ne pas oublier le passé difficile du Stade rennais.

Fernando Torres nous expliquait il y a quelques années que, dans la vie, on passe plus de temps à perdre qu’à gagner. Tu es d’accord avec ça ?
Chaque individu se bat contre la défaite, au quotidien. Mais, souvent, tu apprends plus d’une défaite que d’une victoire, c’est le meilleur apprentissage. Je pense qu’ici, on a beaucoup appris ainsi, via les finales perdues, que j’ai vécu indirectement. Derrière, tu en tires des conclusions, un constat, tu te relèves et tu bosses.



Toi aussi, il t’est arrivé de tomber. Un jour, on t’a même demandé de partir en prêt pour grandir. Comment tu l’as vécu à l’époque ?
Sur le coup, mal, je ne peux pas le cacher. Quand tu sors du centre de formation, tu as envie de t’affirmer, d’enchaîner les matchs avec l’équipe première de ton club... Ça a été compliqué, mais il me manquait des choses et c’était important pour moi de franchir des étapes supplémentaires. Je l’ai fait au Clermont Foot, où j’ai eu du temps de jeu, des responsabilités. Sans ça, je ne me serais peut-être jamais imposé au Stade rennais derrière. Ce prêt, c’était du bonus pour tout le monde.

Qu’est-ce que tu gardes de tes années avec Corinne Diacre ?
Elle m’a rapidement pris sous son aile, on échangeait beaucoup, elle m’a aidé à terminer ma découverte du monde pro. Je sortais d’une première saison en Ligue 1, je n’étais personne, je n’avais aucune expérience, mais elle m’a dit qu’à Clermont, j’avais un rôle à prendre, qu’il me fallait prendre des responsabilités dans le jeu. Elle m’a fait grandir.


Avant, tu te cachais sur le terrain ?
J’avais surtout une étiquette : celle du jeune qui arrivait chez les grands, donc je n’avais pas forcément conscience qu’il n’y avait pas d’âge pour s’affirmer. Mais, à un moment donné, tu dois montrer de la personnalité, sinon tu peux disparaître.

Tu avais l’impression de devoir davantage prouver en tant que joueur formé au club ?
« L’avantage, quand tu es neuf, c’est que tu as toujours l’occasion de te rattraper. Quand j’ai raté une grosse occasion à Monaco, je n’avais d’ailleurs pas eu peur d’affronter les médias. Je ne suis pas du genre à me cacher, j’assume, même si ce n’est pas toujours simple. Et ça a tourné. »
Oui, c’est certain, et je suis encore le petit jeune du coin... En même temps, le club investit sur des joueurs, et toi, les supporters se disent que tu as encore besoin de temps pour grandir. Il faut dealer avec ça, ça peut être frustrant sur le coup, mais ça te pousse à te déchirer.

L’été dernier, le club a recruté Jordan Siebatcheu et M’Baye Niang, toi tu te blesses à un ligament de la cheville alors que tu sortais d’une fin de saison canon... Tu ne t’es pas dit à un moment donné que le train allait filer sans toin?
Non, du tout, parce que la fin de saison m’avait permis d’empiler de la confiance. Je croyais en moi, en mes capacités à revenir et je sais que les blessures et les arrivées font partie du football. J’étais préparé à affronter tout ça. C’est aussi la concurrence qui te permet de te dépasser.

Tu te rappelles le jour où Sabri Lamouchi t’a demandé de jouer pour la première fois en 9 ?
C’était avant un match contre Strasbourg, on en a discuté très calmement. Wahbi était blessé, il n’y avait plus grand monde au poste, et on a pas mal parlé du poste, des déplacements, de la recherche des espaces... Je ne connaissais pas ce poste. Mais Sabri Lamouchi voulait que j’utilise mon instinct pour tuer dans la surface, pour terminer les actions, et en 9, je garde une forme de liberté.

Et tu deviens aussi une cible quand tu rates des occasions. Il t’arrive de cogiter ?
Non, jamais, car l’avantage quand tu es neuf, c’est que tu as toujours l’occasion de te rattraper. Quand j’ai raté une grosse occasion à Monaco, je n’avais d’ailleurs pas eu peur d’affronter les médias. Je ne suis pas du genre à me cacher, j’assume, même si c’est pas toujours simple. Et ça a tourné avec trois buts en fin de saison. Aujourd’hui, je suis devenu attaquant, donc j’ai appris à affronter l’échec.



Après ton but au Parc, les supporters avaient même chanté pour toi.
C’est clair que ça fait quelque chose... Quand t’es un gars du club, avoir une chanson pour toi, c’est une fierté.


Tu as été supporter à un moment de ta vie ?
Pas comme eux. (Rires.) Moi, le foot, c’était surtout sur le terrain et je regardais les matchs à la télé. Mais, à Rennes, c’est quelque chose de central. On l’a vu pendant cette campagne de Ligue Europa et, même pendant le match, tu en prends plein la tête. Lors du match contre Arsenal, je n’avais jamais vu ça, honnêtement, et, derrière, ça a eu un impact sur les ambiances en Ligue 1. Quand t’entends une telle ambiance, tu as forcément envie de t’arracher encore plus, tu te laisses porter... Le public est aussi un facteur de notre réussite, même si on avait parfaitement préparé la rencontre.

Qu’est-ce qui a changé avec Stéphan dans la préparation ?
Il y a beaucoup de travail vidéo, que ça soit collectivement ou individuellement, on discute beaucoup entre les séances, avant, après... C’est un échange permanent et il est toujours là pour débloquer les problèmes qu’on rencontre. Tout est planifié en fait, de A à Z : il nous prépare à toutes les circonstances, au but encaissé, à la gestion du but marqué... Il a réussi à tirer le meilleur de nous. Moi, je discute pas mal avec lui, j’ai déjà énormément appris sur les circuits offensifs à ses côtés, c’est enrichissant au quotidien.


Tu regardes des matchs dans ton coin aussi pour apprendre d’autres attaquants ?
Oui, évidemment. Avec ce nouveau poste, j’essaie de pas mal me concentrer sur les déplacements des buteurs. Tu pioches partout, tu t’intéresses aux courses sans ballon, à leur sens,
« Tu pioches partout, tu t’intéresses aux courses sans ballon, à leur sens, c’est ce que je vois chez un joueur comme Karim Benzema par exemple. Je regarde aussi Antoine Griezmann, notamment son match aller contre la Juventus. C’est intéressant d’explorer. »
c’est ce que je vois chez un joueur comme Karim Benzema par exemple. Je regarde aussi Antoine Griezmann, notamment son match aller contre la Juventus. C’est intéressant d’explorer. Parfois, le travail d’ouverture d’espace est ingrat, mais il est essentiel pour l’équipe. Ça ne me dérange pas, il faut parfois sortir un peu des stats.

Tu y accordes de l’importance, toi, aux stats ?
Bien sûr. Quand tu es numéro neuf, tu y accordes de l’importance, mais sur le terrain, je n’y pense pas. Je ne me dis pas que je dois marquer à tout prix même si je sais, aussi, que c’est mon job. Si une course peut libérer un espace pour un coéquipier, je suis aussi content, sincèrement.

Tu penses qu’il te manque encore des choses ?
Quand j’étais à Clermont, j’avais un rôle différent, j’étais plus reculé sur le terrain, c’était plus facile pour moi de me lancer et de gratter des penaltys par exemple. Aujourd’hui, je suis plus dans la surface, dans un rôle à la Inzaghi, mais j’essaie de progresser encore dans les zones et dans la création d’espaces.

C’est quelque chose que tu travailles avec Hatem Ben Arfa ?
Oui, on travaille beaucoup ensemble sur les mouvements et comme on s’entend très bien en dehors, on arrive à combiner naturellement. Quand tu joues avec un tel joueur à tes côtés, ça facilite les choses, il te fait mûrir, même si son rôle est différent. Je lui sers aussi de point d’appui pour qu’il s’éclate dans l’interligne.

Ce nouveau statut n’a rien changé dans le vestiaire ?
Au départ, les gars m’ont un peu chambré... (Rires.) Il me surnommait Pippo. Maintenant, ils se sont habitués et ils font une totale confiance à mon instinct de buteur. Aujourd’hui, on a surtout un beau truc qui nous attend et, comme on joue tous les trois jours, on n’a pas le temps de réfléchir et on peut entretenir notre dynamique positive même s’il faut rester humble. On a les moyens de réaliser une grande fin de saison, on en a conscience.



Propos recueillis par Maxime Brigand
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