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Genoa 1898 : un Scudetto en 24 heures chrono

Le week-end dernier, un numéro, le 120, a été discrètement cousu sur les maillots des vingt formations de Serie A. 120, comme le nombre d'années d'existence du championnat italien, dont la première édition a été remportée le 8 mai 1898, par le Genoa. Un titre que le Griffon a décroché après avoir remporté seulement deux matchs. Retour sur un gros morceau d'histoire, qui s'est écrit en une petite journée de compétition.

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Trente-huit matchs, dix mois à batailler, un nombre incalculable de recours à la VAR et plus de 80 buts marqués : la Juve aura dû livrer un marathon de longue haleine pour probablement conquérir son septième championnat d'Italie consécutif. Pourtant, tout n'a pas toujours été si long et compliqué pour soulever un Scudetto. Pour s’en rendre compte, il suffit de revenir aux origines du mythe. Et à un certain 8 mai 1898, jour où le Genoa soulève le trophée après avoir remporté seulement... deux rencontres en tout et pour tout.

James Spensley, gentleman footballeur


À cette époque, la Fédération italienne de football (FIGC) n'existe que depuis deux mois. Les clubs participant à la compétition, qui ne compte que quatre équipes, ont, eux, tout au plus quelques années. Et le football commence lentement, mais sûrement à se structurer dans la Botte. Au Genoa, le ballon rond n'est pourtant originellement pas au centre de toutes les attentions. Le 7 septembre 1893, un petit groupe d'hommes d'affaires britanniques installés à Gênes fondent en moins d'une heure un club sportif dans la cité portuaire. Son nom ? Le Genoa Cricket and Athletic Club. Le football n'est pas encore annoncé au programme : ces gentlemen-là sont plus portés sur l'athlétisme et l'art du swing chaloupé que celui du double contact.


Du moins jusqu'à ce que ne débarque en 1896 en Italie le distingué docteur James Spensley. Un type sorti tout droit d'un roman de Kipling. Médecin, correspondant du Daily Mail, philanthrope dévoué à la cause des orphelins, le bonhomme connaît le sanskrit, le grec et sait même lire les hiéroglyphes. C'est aussi un acharné de football, qui croit dur comme fer au caractère universel de la discipline. Rapidement promu capitaine de l'équipe de football, il obtient que le club ne soit pas seulement réservé aux gentlemen de la bonne société anglaise de Gênes, mais soit également ouvert aux Italiens. Surtout, il commence à structurer le Genoa comme un club d'outre-Manche. Il fait notamment déménager l’équipe, qui quitte son terrain d'entraînement vétuste de Sampierdarena, pour jouer à Ponte Carrega, en bordure du fleuve Bisagno.


Rapidement, le Griffon commence à faire partie des équipes italiennes qui comptent dans le paysage footballistique émergent du pays. Certains dirigeants de club décident alors de discuter pour créer la Fédération italienne de football. Après près d'un mois de pourparlers, le deal est officialisé mi-mars 1898. La Gazzetta dello sport revient alors sommairement sur l'événement : « La Fédération italienne de football a été finalement créée. (...) Le premier championnat italien de football aura lieu à Turin le 8 mai. » Turin, un choix qui sonne comme une évidence : la ville, cœur industriel du nord du pays, est celle où prolifèrent alors le plus d'équipes de football de renom. Ce 8 mai 1898, le Genoa se retrouve donc à affronter trois formations du Piémont : l'Internazionale Torino, le FC Torinese et le Ginnastica Torino. Le format du tournoi est alors simplifié à l’extrême : deux demi-finales, une finale et un match pour la troisième place.

Un jour, un titre


À 9h du matin, les quatre formations, devant une petite cinquantaine de personnes, commencent leur premier match. Le Genoa l'emporte 2-1 face au Ginnastica Torino, quand l'Internazionale Torino se défait du FC Torinese. La grande finale se tiendra vers 15h. Entre-temps, le public double de volume et atteint cent spectateurs, qui s'offrent une pause déjeuner à coups de sandwichs maison et de coupes de barbera, un vin de la région piémontaise. Les joueurs du Genoa, eux, préfèrent rester sobres et tiennent le coup pour tenir en échec leur adversaire turinois. Les Génois évoluent alors en 2-3-5 : l'inévitable James Spensley mène la manœuvre, au sein de la défense d'une formation cosmopolite, composée de six Italiens, un Suisse et quatre Anglais.



À la fin des 90 minutes, le score est encore de 1-1. Les tirs au but n’ont pas encore été inventés, et l'arbitre doit faire durer le plaisir longtemps. Très longtemps même, comme le relate la Gazzetta : « La lutte des deux côtés était féroce. Après deux heures de jeu, les deux équipes étaient encore à égalité, de sorte qu'elles durent prolonger le jeu de vingt minutes. » Finalement, c'est l'ailier britannique du Griffon Norman Victor Leaver qui marque le but de la victoire. En terre piémontaise, le Genoa remporte le premier Scudetto de l’histoire. Les prémices d'une ère de domination : entre 1899 et 1904, les Génois enquillent cinq titres nationaux de plus.


Spensley, lui, prendra sa retraite de joueur en 1906. Sans cesser de cultiver son lien avec le Genoa, avec lequel il dispute encore à l'occasion des matchs amicaux. Avant de s'éteindre pendant la Première Guerre mondiale, en 1915 : mobilisé en tant que médecin, il est fait prisonnier à Mayence, en Allemagne, où il meurt tristement de ses blessures. Une fin tragique, qui ne fera cependant pas oublier une journée gravée dans les tablettes du football italien : celle du 8 mai 1898, qui portera à jamais la marque de James Spensley et celle de son Griffon doré.

Par Adrien Candau Tous propos issus de la Gazzetta dello Sport et des écrits de Stefano Massa, membre du Comité de recherche du Musée de l'histoire de Gênes
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