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El Shaarawy-Salah, la Rome des pharaons

L'un est un pur produit du football égyptien, représentant iconique de sa sélection nationale, l'autre un modèle d'intégration italienne, qui entretient un rapport distancié avec la terre des pharaons, dont est originaire son père. Reste que Mohamed Salah et Stephan El Shaarawy apportent à la Roma une touche d’Égypte moderne, qui dépoussière l'attaque de Luciano Spalletti.

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La célébration n'avait pas échappé à l’œil des médias transalpins. Le 4 mars 2016, la Roma humiliait la Fiorentina 4 à 1 à l'Olimpico, grâce à une prestation majuscule de son duo El Shaarawy-Salah. Et les deux attaquants, déjà complices, s’empressaient de former un triangle avec leurs doigts pour célébrer un but, évoquant ainsi une pyramide de l’Égypte ancienne. Un peu plus d'un an plus tard, rien n'a changé ou presque. L'ancien Milanais, bien que parfois remplaçant, continue de prendre son pied au sein de l'attaque de la Roma avec son pote Salah, auquel il a offert deux passes décisives face à Pescara le week-end dernier. Et la Louve célèbre une fois de plus l'entente naturelle qui semble animer son duo de pharaons. Même si, loin du pré, les deux hommes entretiennent une relation fondamentalement différente avec l’Égypte, la faute à des caractères et parcours sensiblement différents.

El Sha et sa « Casa mia »


D'abord parce que Stephan El Shaarawy, né d'un père originaire du Caire, ne s'est jamais posé la question de savoir s’il évoluerait avec la sélection égyptienne ou sous les couleurs de la Nazionale : « La Fédération égyptienne a tenté de me convaincre, mais moi je n'ai jamais rêvé que d'un seul maillot et c'est celui des Azzurri. Je me sens 100% italien même si je veux garder un lien avec mes origines. » Une absence de doute pas forcément étonnante de la part d'un type qui intègre dès son plus jeune âge les exigences du football transalpin : à 16 ans, alors qu'il évolue au Genoa, « El Sha  » devient le plus jeune joueur de l’histoire du club à fouler une pelouse de Serie A. Avant de vivre un amour aussi passionné qu'éphémère avec les tifosi du Milan, puis de partir à contrecœur à l'AS Monaco. Là, exilé d'Italie, le Pharaon est en train de se momifier au sein d'un club trop feutré à son goût, comme l'expliquait son ex-coéquipier Nabil Dirar : « Il n’était pas bien ici, au niveau des ambiances. Il ne s’est peut-être pas bien intégré dans le club et cela représentait un grand changement pour lui parce qu’il voulait plus de supporters. » Finalement, c'est en revenant dans son Italie chérie qu'El Shaarawy aura su donner à sa carrière un second souffle, lui qui explique ne pas pouvoir rester longtemps éloigné de sa « Casa mia » , à Savona, dans le nord de la Botte. « Je suis né et on m'a élevé ici. Dès que j'ai le moindre jour de libre, je m'y rends. C'est ma façon à moi de me régénérer. »

Salah, le n°74 en hommage aux victimes de Port-Saïd


A contrario, Mohamed Salah présente lui un profil de globe-trotter infatigable. L'ailier de la Roma a à peine 20 ans quand il quitte son Égypte natale pour rejoindre le FC Bâle, avant de rouler sa bosse du côté de Chelsea, de la Fiorentina, puis d’atterrir dans la Ville éternelle. À l'exception d'une expérience non concluante avec les Blues, il fait valoir une faculté d'adaptation et une force de travail impressionnantes, pour se fondre sans faire de bruit dans le décor local : « En fait, vous n'avez pas grand-chose à lui dire. Par exemple, sur le travail défensif, il en fait déjà énormément de lui-même » , se réjouit Luciano Spalletti. Un goût de l'effort que Salah a acquis pendant son adolescence égyptienne, où il a trimé comme un mort de faim pour percer au haut niveau : « Je jouais à l’Arab Contractors, un club du Caire. Pour y aller, je mettais quatre heures. Je partais à 10 heures le matin, l’entraînement était de 15 à 17 heures, puis on rentrait chez moi à Basyoun. Et tout recommençait le jour suivant... » Si bien qu'au milieu de son existence de footballeur nomade, l’Égypte semble être un vrai point d'ancrage pour le Romanista. En témoigne sa volonté d'opter pour le numéro 74 à son arrivée à la Fiorentina, pour rendre hommage aux victimes de la tragédie de Port-Saïd. Son implication sans faille avec l'équipe nationale égyptienne, qu'il a emmenée en finale de la CAN 2017, en atteste également : à même pas 25 ans, Salah totalise déjà plus de cinquante sélections avec les Pharaons.

Retour aux sources


De quoi inciter les médias italiens à se demander si l'ancien de la Fiorentina a réveillé chez El Shaarawy l'envie de se replonger dans une culture dont il avait surtout été imprégné dans son enfance : « Je ne parle pas l'arabe, mais je reste très attaché à l’Égypte. Je suis allé à Alexandrie quand j'étais petit, puis on est allé voir la famille de mon père, justement près du village de Salah, à côté du Caire. Dernièrement, je n'y suis pas retourné, mais je reviendrai là-bas, c'est une certitude. » L'autre certitude, c'est que le Sha et Salah semblent partis pour se construire une bromance qui dure du côté de Rome : « J'ai une très belle relation avec Momo. Il a la tête sur les épaules et de vraies valeurs. En fait, il est déjà très mature, c'est un homme construit. » Un homme avec qui il aimerait sans doute ériger bientôt de nouvelles pyramides. Histoire, peut-être, de célébrer à l'égyptienne un but inscrit par l'un ou l'autre lors du derby romain, ce dimanche.

Par Adrien Candau Tous propos issus de La Repubblica, France Football et beIN Sports
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