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  3. // Interview Sergi Darder

Darder : « La L1 sera toujours un championnat où le physique prévaut »

Le printemps a explosé à Barcelone, le soleil illuminant les visages des joueurs de l’Espanyol pendant l’entraînement. Parmi eux, un gars cherche toujours le ballon au milieu de terrain et a des choses à dire avant le match de dimanche. Notamment sur son passé à l’OL. Son nom ? Sergi Darder.

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Tu as fait ton retour à l’Espanyol cinq ans après l'avoir quitté. Tu te sens comment ici ?
Ici, c’est chez moi. Je suis né à Majorque, mais c’est à l’Espanyol où je me suis formé comme footballeur professionnel avant de partir à Málaga puis à Lyon. En plus, ma copine est catalane.

Pour quelqu’un qui est né dans une île méditerranéenne, ça doit être dur de vivre dans une ville loin de la mer, comme Lyon...
Pas du tout. Je me suis totalement adapté à la vie lyonnaise. C’est une ville où je retourne souvent. Je suis toujours très pote avec Rafael. On était voisins et je m’entendais très bien avec lui. Pareil pour ma copine avec sa femme.

Quelques mois après ton arrivée, tu te débrouillais déjà pas mal en français. Tu as fait comment ?
« J’avais dit à mon agent que ma priorité était l’Espanyol. Donc j’ai décidé de rentrer. »
J’ai appris dans le vestiaire. Je n’avais pas le choix. C’est vrai que je me suis intégré assez vite au sein du club. En revanche, j’avais du mal avec les horaires, notamment quand j'allais manger dehors. Ici, en Espagne, on dîne entre 21 et 22 heures. À Lyon, j’étais obligé d'aller au resto avant 20 heures...

En tant que bon Lyonnais, est-ce que tu aimais les quenelles ?
(Rires.) Franchement, pas trop. Après, il y avait plusieurs choses que je mangeais avec plaisir. Surtout les fromages. Mais toujours avant le repas, jamais après ! Et bien sûr, le vin français me plaisait beaucoup.



Tu es passé la saison dernière d’un club jouant les compétitions européennes à un club luttant pour le maintien. Pourquoi ?
Le début de la saison avec l’OL avait été bon. Je me suis senti très bien pendant les trois premiers matchs. Mais j'avais des offres de certains clubs d’Espagne. Dont l’Espanyol, mon ancien club. Et j’avais dit à mon agent que ma priorité était l’Espanyol. Donc j’ai décidé de rentrer. Mais ça n’a pas été un choix facile. J’étais bien à Lyon.

Tu penses quoi de leur victoire face à l’OM (2-3) ?
« Moi aussi, je me demande encore ce que je faisais dans la surface de réparation lorsque j'ai marqué contre le PSG ! »
Ce fut un succès important, parce que c’était une finale pour eux. Maintenant, l’OL a juste à se concentrer sur le championnat et il faut profiter de cet avantage. C’est vrai que l'élimination en Ligue Europa a été un échec, mais la priorité est de retourner en Ligue des champions.

Et la célébration de Nabil Fekir après le cinquième but face à Saint-Étienne ?
Je pense que ce sont des choses normales, surtout dans une rivalité importante comme celle entre Lyon et Saint-Étienne. Dans le foot, du moment qu’on ne dépasse pas la barrière de la violence... Je ne crois pas qu’il avait programmé de faire ça. C’était juste une célébration, quoi. Je me rappelle qu’une fois, on avait passé un mauvais moment après une défaite dans le derby. Donc je comprends l’envie de décharger l’adrénaline. En plus, Fekir est lyonnais d'origine.


Le derby OL-ASSE est vraiment quelque chose de fort ?
Carrément ! Ce derby est une espèce de « guerre » . Je le vivais bien plus intensément qu’un match face au PSG. Quand j’ai signé mon contrat, les supporters sont venus me parler en me disant : « Vous pouvez perdre tous les matchs, mais pas celui de Saint-Étienne. » Ça te donne une idée de la rivalité...

Comment était ta relation avec Bruno Génésio ?
« Avant le match contre Paris, mon père m’avait appelé en me disant : "Ce salaud d'entraîneur a décidé de te titulariser maintenant, lors de ce match à pression..." »
On s’entendait très bien. D’ailleurs, je lui ai rendu visite la dernière fois que je suis allé à Lyon. Au début de ma période lyonnaise, il m’avait dit qu’il ne pouvait pas me mettre titulaire avec quatre attaquants, donc il a cherché un autre schéma. Et petit à petit, j’ai commencé à jouer en tant que milieu de terrain, où je suis très à l'aise encore aujourd’hui.

On se demande encore ce que tu faisais en pleine surface de réparation parisienne le jour où tu as rendu fou Thiago Silva et marqué un but inoubliable...
Moi aussi, je me le demande encore ! (Rires.) Je crois être entré dans la surface adverse quatre fois seulement pendant mes deux années à Lyon. C'était surtout de la chance, j’étais au bon endroit au bon moment... Je ne suis pas un renard des surfaces ! Ce but était totalement instinctif, ça ne se travaille pas à l’entraînement ! Si j’essayais de refaire ce geste, jamais je n'arriverais à le reproduire à l'identique.

Vidéo

Ce but fut un tournant pour toi ?
Évidemment. Je suis très heureux que les supporters se souviennent encore de ce but, car il a aussi un peu changé mon histoire à l’OL. Cependant, je n’aime pas trop qu’on se concentre essentiellement sur les buts ou les statistiques pour juger un footballeur. On pointe toujours les erreurs des joueurs, mais on n’analyse jamais leur influence sur le jeu. On n’arrive plus à comprendre l’utilité d’un joueur sans entrer dans ces statistiques. C’est dommage, car le foot ne se résume pas aux chiffres !

Mais cette victoire face au PSG doit tout de même être ton plus beau souvenir avec l’OL...
« Quand on gagnait contre l'ASSE, Aulas venait dans le vestiaire et il obligeait un joueur à danser. »
Oui, c’est vrai. Je revenais d’une période compliquée : ça faisait cinq matchs que je n’étais pas titulaire. Ce jour-là, Tolisso était absent et le coach avait donc misé sur moi. Je me rappelle qu'avant le match, mon père m’avait appelé en me disant : « Ce salaud d'entraîneur a décidé de te titulariser maintenant, lors de ce match à pression... » Le foot, c’est ça aussi. J’ai eu une occasion et je ne l’ai pas ratée. Après, je le répète, il ne faut pas se focaliser uniquement sur les buts. Mais c’est vrai que celui face à Paris m’a donné de la confiance.

Jean-Michel Aulas est une personnalité incontournable quand on parle de l’OL. Mais en France, beaucoup de supporters des autres équipes le détestent...

Franchement, c'est logique. Des joueurs comme Diego Costa ou Raúl García, aucun supporter adverse ne les aime, mais ils sont très appréciés par les leurs. Dans le cas d’Aulas, on parle du meilleur président de l’histoire de l’OL. Et d’une des principales figures du football français. Il a pris le club quand il était en deuxième division et il lui a fait gagner plusieurs titres de champion de France. Je ne connais pas beaucoup de clubs qui évoluent dans des compétitions européennes depuis 21 ans. Le mérite d’Aulas est énorme. Tous les joueurs sont comme des fils à ses yeux, mais c’est vrai aussi qu’il est très exigeant. Avant les derbys, il était toujours excité. Quand on gagnait, il venait dans le vestiaire et il obligeait un joueur à danser. C’était du spectacle, quoi. Il est très exigeant et très présent à la fois. Quand on perdait, il employait toujours les bons termes. Il sait parfaitement gérer le côté psychologique du foot.


Ta saison actuelle à l’Espanyol est très bonne niveau rendement, même si tu n’as marqué qu’un but et que tu n’as pas encore donné de passe décisive...
Cette saison, j’ai joué aussi sur le côté. Mais en général, je préfère jouer dans l’axe pour maîtriser le ballon. Mon rôle est de faire tourner la balle, et pas forcément d’aller marquer. Je laisse ça à mes coéquipiers.

L’Espanyol n’arrive pas à décoller (l'équipe est quatorzième au classement avant le match contre le Deportivo Alavés prévu dimanche, ndlr). Pourquoi ?
« C’est en Espagne que l’on propose le foot le plus technique. »
Le projet est nouveau. Il faut faire preuve de patience. C’est vrai que l’année passée, les résultats étaient meilleurs. Mais on est en train de changer notre jeu pour avoir un peu plus de contrôle. Mon but, c’est de pouvoir jouer une compétition continentale avec l’Espanyol. Mais ça demande du temps. Il y a six ans, Málaga a dépensé beaucoup d’argent d’un coup. Aujourd'hui, ils sont en train de descendre.



Tu as aussi décidé de rentrer en Espagne pour évoluer dans un championnat plus technique ?
Oui. Je crois que la Ligue 1 est un championnat très physique, mais c’est en Espagne que l’on propose le foot le plus technique. Le foot que j’aime le plus. J’avais envie de me tester encore une fois à ce niveau.

L’arrivée de Neymar en Ligue 1 peut-il modifier les choses ?
Franchement, je ne crois pas. La Ligue 1 sera toujours un championnat où le physique prévaut sur l’aspect technique. Pareil pour la Premier League, où plusieurs joueurs espagnols ou italiens ont exporté leur talent, qui sera toujours un championnat où le rythme est plus important que le talent. Mais j’ai beaucoup appris en Ligue 1. Je suis un joueur plus complet et je ne cache pas qu’un jour, quand je serai plus âgé, j’aimerais bien faire une autre expérience à l’étranger.

Pour finir, Ensaimada, la brioche typique de Majorque, ou pain au chocolat ?
Ensaimada. De loin !



Propos recueillis par Antonio Moschella
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