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Cornet et sans bavures

La dernière fois que Maxwel Cornet avait gratté une place de titulaire avec l'OL, c'était il y a deux mois. Contre Manchester City. Pour trois points dans la musette. L'histoire ne fait pas de hasard, la prestation la plus aboutie de la carrière du bonhomme devait tomber à l'occasion du match retour.

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Qu’est-ce qui peuple habituellement la chambre d’un gamin de 22 ans ? Quelques posters, probablement, vestiges d’une époque où avoir Sangoku en gros plan au-dessus de son lit était un synonyme de classe absolue. Une plante verte, aussi, ficus quelconque calé sur le bord supérieur droit de son bureau comme cadeau d’une conjointe soucieuse de la tenue d’une chambre qu’elle habite finalement trois soirs par semaine. Et puis, sur un mur de la chambre de Maxwel Cornet, entre Végéta et un bonsaï en bonne santé, un cadre un peu spécial. « Le soir même, j’ai reçu beaucoup d’appels et de messages de félicitations, disait-il il y a deux jours à L’Équipe. J’ai même figuré dans l’équipe type de la journée en Ligue des champions, à côté de Lionel Messi ! Ce n’est pas tous les jours... (Sourire) Du coup, je l’ai encadré, je l’ai en poster dans ma chambre. »


Mais le soir de quoi ? Le soir de la première de ses deux seuls chefs-d'œuvre sous le maillot lyonnais, le 19 septembre dernier, face à Manchester City en C1 (1-2 à l’Etihad). Il avait marqué une fois. La deuxième leçon, elle, n’a finalement pas tant tardé que ça à pointer le bout de son nez. C’était ce soir, encore face à Guardiola, encore sur un coup de poker de Bruno Génésio. Cette fois-ci, deux buts au compteur, on grimpe d’une marche.

« J'ai pris ce que le coach m'a donné, même si ça ne répond pas à mes attentes  »

Le hasard fait bien les choses, la motivation aussi. La dernière fois que l’on avait aperçu Maxwel Cornet sous un maillot de titulaire, c’était déjà face à Manchester City. La suite, c’est un blanc inexplicable comme seul Bruno Génésio peut en être l’auteur, deux mois et deux cents toutes petites minutes de jeu, quelques rares banderilles en championnat, et un spleen lassant et compréhensif là où les braises anglaises auraient dû entraîner un brasier. « Je suis là, au club, je m'entraîne et je joue. J'ai pris ce que le coach m'a donné, même si ça ne répond pas à mes attentes  » , exprimait le gamin dimanche dernier, conscient d’atteindre un point charnière de sa carrière, celui où ces gens décident à votre place si vous pouvez passer un cap, ou non.


Le transfert à Wolfsburg encore en travers de la gorge, c’était donc un Cornet revanchard qui s’était exprimé cette semaine, professionnel jusqu’au bout des crampons et peut-être encore un peu plus, souriant malgré tout selon les derniers échos du Groupama OL Training Center. Pour autant, que peut-il bien passer dans la tête d’un entraîneur pour envoyer au charbon en Ligue des champions un type à qui il n’a plus donné de signe de confiance depuis bientôt soixante jours ? C’est quasi incompréhensible, ce qui rend la donnée du soir d’autant moins claire : le doublé de Maxwel Cornet ne répond à aucune logique. Est-ce un coup de chance ? Un coup tactique basé sur la lenteur de la charnière mancunienne ? Un lancer de dé basé sur une simple réaction égotique ? C’est à n’y rien comprendre. Pour autant, c’est une réussite. À en rester pantois.

Une bicyclette claquée haut, si haut...

Si le match de Cornet restera forcément dans les cortex pour ses deux buts, le pire réside peut-être dans le fait qu’il ne se résume pas à ceux-ci. Avant d’ouvrir le score face à Ederson peu avant l’heure de jeu, sur une frappe enroulée en lucarne légèrement contrée, il y avait eu cette folie à faire trembler Jean-Michel Aulas, une reprise de volée claquée à la hauteur d’une mouette en pleine migration pour toucher l’équerre du portier brésilien (43e).


L’attaquant lyonnais, il faut le dire, avait peut-être tout simplement le profil pour faire mal à cette défense-là, pourtant dénuée d’un Fabian Delph catastrophique à l’aller. Son accélération sur le second but a laissé la charnière de Manchester sur les fesses, et l’on retiendra tout de même ce loupé infernal en début de match, où, sur un caviar de Ferland Mendy, une frappe aurait volontiers remplacé un contrôle du gauche manqué. C’est finalement le lot de l’OL, spécialiste des coups d’éclat d’un soir : si l’équipe est étiquetée comme tel, c’est qu’elle est composée de bonshommes qui correspondent foutrement à cette caractéristique. En espérant que le prochain n’attende pas deux mois.



Par Théo Denmat
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