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Une victime de l’arbitre pervers suisse prend la parole : « Je ne me sens plus à l’aise dans les vestiaires ni dans les toilettes publiques »

JD
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Une victime de l’arbitre pervers suisse prend la parole : « Je ne me sens plus à l’aise dans les vestiaires ni dans les toilettes publiques »

L’affaire a secoué l’Autriche et le monde du football. Après avoir installé plusieurs caméras dans les vestiaires et les douches des féminines du club autrichien du Rheindorf Altach, dont il a été salarié entre 2020 et 2025, un ancien arbitre suisse de haut niveau a été condamné ce mercredi à une peine de sept mois de prison avec sursis, une amende de 1100 francs suisses, ainsi qu’à verser 600 francs suisses à chaque victime.

« Personne n’avait imaginé une chose pareille »

Ce samedi, la défenseure suisse Eleni Rittmann (25 ans), passée par le club lors de la saison 2023-2024 et aujourd’hui à Evian, a pris la parole dans les colonnes de L’Equipe pour livrer son témoignage sur l’affaire. « Il prenait des vidéos et des photos à travers la serrure de la porte. Personne n’avait imaginé une chose pareille », révèle celle qui, comme ses anciennes coéquipières, a été conviée en novembre dernier à une réunion avec la police locale « où toutes les joueuses et les parents de certaines d’entre elles étaient présents, car sur les photos et les vidéos, il y a aussi des mineures ».

Au cours de la discussion, on leur conseille faire… profil bas : « La police nous a conseillé de ne pas parler aux journaux ni aux réseaux sociaux, car c’était la meilleure solution pour tout le monde, selon elle. On nous a dit qu’il était préférable pour nous d’oublier ça au plus vite. » La raison avancée est d’ordre légal, avance Rittmann : « En Autriche et en Suisse, on protège non seulement les victimes, mais aussi la partie adverse. J’aimerais tellement révéler son identité au monde entier, mais je n’en ai pas le droit, sinon il pourrait me poursuivre en justice. »

Celle qui veut désormais « utiliser [s]a voix pour les femmes et les victimes » avoue ne plus se sentir « à l’aise dans les vestiaires ni dans les toilettes publiques. Je regarde toujours autour de moi pour voir s’il y a une caméra ou quelque chose du genre » et espère que le condamné « ne pourra plus jamais travailler dans le sport, féminin, masculin ou même avec des enfants, et qu’il suivra une thérapie ».

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JD

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