- Mondial 1998
- France
Les contrôles antidopage inopinés auprès des Bleus ont été arrêtés avant le Mondial 1998

Les Bleus, ou Jonas Vingegaard. En décembre 1997, un contrôle antidopage est réalisé à Tignes. Les Bleus y réalisent l’un de leurs derniers stages de préparation pour le Mondial. Le médecin du ministère des Sports, en charge de tester les joueurs, dit avoir reçu un ordre de la ministre après ce contrôle qui avait provoqué la fustigation d’Aimé Jacquet et des joueurs de l’équipe de France.
« En début de semaine, lors de la rentrée au ministère, Marie-George Buffet (ministre de l’époque), quand je la vois, me confirme que je ne devais plus embêter les Bleus jusqu’à la Coupe du monde, raconte le toubib dans le documentaire de BFMTV diffusé ce lundi, intitulé « Zidane, la fabrique d’une légende ». En clair, plus de contrôle inopiné. Je lui demande de me l’écrire. Elle a souri, j’ai bien vu que je n’aurais jamais cet ordre par écrit. »
La ministre des Sports reconnait avoir dit de stopper les contrôles inopinés auprès des Bleus
« Si le Docteur Garnier le dit, oui, c’est que c’était vrai, lui répond l’ancienne ministre (1997-2002), toujours dans le documentaire. On ne l’a pas dit comme ça, mais ça revient au même. C’était un recul. Et après, on a repris le combat. » Marie-George Buffet, à l’origine de la première loi sur la lutte antidopage en France en 1999, avait déclaré, sous serment devant une commission sénatoriale en 2013, n’avoir « jamais donné de directives » quant à l’arrêt des contrôles inopinés.
L’ancien médecin assure que, selon les dires de l’ancienne secrétaire nationale du Parti communiste, il devait se plaindre « à Matignon » s’il n’était pas satisfait de l’arrêt de ces contrôles auprès des Bleus, pointant du doigt Lionel Jospin, Premier ministre d’alors. « On a dû nous faire passer la consigne au niveau des cabinets, a rattrapé Buffet. Ce n’est pas le Premier ministre en personne. »
Le football, c’est politique et la politique, c’est aussi le football.
Voyez Monsieur Macron : le football est bel et bien politiqueNB





















































