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Et si Saint-Étienne devait sa finale en 1976 à l’individualisme de Blokhine ?

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Et si Saint-Étienne devait sa finale en 1976 à l’individualisme de Blokhine ?

Pas d’IA à l’époque, la révolution se nommait Valery Lobanovski. Aux manettes du Dynamo Kiev et de l’équipe nationale d’URSS de 1973 à 1990, il est celui qui a immiscé les chiffres dans un football qui se voulait peu calculé à l’aide du mathématicien Anatoliy Zelentsov. Et pourtant, Lobanovski n’avait rien vu venir à Saint-Étienne en Coupe des clubs champions européens, cette soirée du 17 mars 1976…

Leonid Buriak, figure majeure du Dynamo Kiev dans les années 1970 et 1980, témoigne pour L’Équipe : « Lobanovski avait préparé ce match comme d’habitude. D’abord avec des entretiens individuels et puis, ensuite, avec une préparation tactique. Il récupérait en Hongrie des vidéos des équipes occidentales. Il était aussi le premier à utiliser des statistiques. Il nous a donné plein de données sur Saint-Étienne avant le match. Blokhine ne les lisait pas trop. Il n’était pas très statistiques !  »

Blokhine, un raté toujours indigeste

Battus 2-0 à l’aller à Simferopol en Crimée, les Verts doivent créer l’exploit au Chaudron : et ils le feront en claquant un mémorable 3-0 aux visiteurs. « C’était un match dur, se souvient l’Ukrainien, qui est l’un des quatre derniers survivants de cette époque (avec Volodymyr Veremeev, Volodymyr Onyshchenko et Oleg Blokhine). Saint-Étienne avait une très bonne équipe, avec des joueurs physiques, Bathenay, Piazza, mais aussi techniques comme Larqué… Mais bon, on aurait pu quand même se qualifier si Oleg avait donné le ballon à Onyshchenko. »

L’individualisme de l’illustre Oleg Blokhine constitue une équation non résolue pour Valery Lobanovski et ses adeptes, qui voyaient plutôt le foot comme l’addition d’actions collectives formant un système. « J’ai toujours beaucoup de regrets, confie Buriak. Je suis sûr que si nous avions battu Saint-Étienne, nous aurions été champions d’Europe.  »

Eh oui, mais avec des si, Sainté ferait toujours triper l’Europe…

Bournemouth a (un peu) gagné face à Saint-Étienne

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