- UEFA
- Économie
- Réglementation
Le fair-play financier critiqué

Plutôt que de s’attaquer au surendettement, le fair-play financier cher à Michel Platini préfère traquer les déficits, avec pour premières victimes, le Paris Saint-Germain et Manchester City, les gros portefeuilles du foot européen.
Bastien Drut, docteur en économie et auteur de Économie du football professionnel donne son avis sur la question : « En fait, la formule actuelle du fair-play financier limite le développement des clubs de milliardaires, même si les actionnaires sont prêts à absorber des pertes colossales. Les amendes infligées à Paris et à Manchester City me paraissent très lourdes, surtout pour des clubs qui n’ont pas de dettes ou quasiment pas, ni d’arriérés de salaires ou d’impôt. On est loin de l’objectif initial. C’est l’un des points noirs du fair-play financier : ce règlement se focalise sur les déficits et pas sur les dettes. Ce n’est pas logique. Alors que l’UEFA lutte officiellement contre les déficits, la dernière finale de Ligue des champions opposait deux clubs (Real Madrid – Atlético Madrid) dont les dettes additionnées tournaient aux alentours du milliard d’euros. Il serait beaucoup plus logique et judicieux de jauger la santé économique des clubs de manière plus globale » , analyse Dr Drut, interrogé par L’Équipe.
Une réunion a lieu aujourd’hui même, au siège de l’UEFA, avec les dirigeants de clubs. Le débat tournera autour des premières décisions imposées par le fairplay financier.
PSG-Bayern : un autre foot est possibleFB












































