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Décès de Joël Henry, milieu et fêtard emblématique du championnat de France

La France des chenilles est en deuil. Joël Henry, ancien milieu offensif emblématique de la Ligue 1 passé par Lille, Nantes, Brest, Bastia, Toulon ou encore Nice, s’en est allé à l’âge de 63 ans, comme l’a confirmé le LOSC ce lundi matin dans un communiqué.
C’est avec une profonde émotion que le LOSC a appris la disparition de son ancien joueur, Joël Henry, survenue à l'âge de 63 ans. Lancé dans le grand bain à l'âge de 16 ans, il avait disputé plus de 300 matchs sous nos couleurs dans les années 80 🔙 Le communiqué 👉… pic.twitter.com/ouusrU4iLq
— LOSC (@losclive) March 30, 2026
Un amoureux de la Division 1 et des troisièmes mi-temps
Dans les années 1970, certains se souviennent de lui sous le nom de Joël Depreater (nom de son père, NDLR). Il a d’abord rejoint le centre de formation de Lille à 14 ans, mais c’est bien du côté de Nantes qu’il effectue ses premières minutes professionnelles à 16 ans et 4 mois. Tout s’accélère pour lui, et sa route le mène vers la Corse, à Bastia. Dès sa première saison dans le grand bain, l’ancien numéro 10 remporte son premier et dernier trophée : la Coupe de France en 1981, face au Saint-Étienne de Michel Platini. Joël Henry, un nom qu’on pouvait croiser sur une feuille de match lors du premier match de Zidane, aux côtés de Deschamps, ou comme salarié du Toulon de Rolland Courbis.
⚫️ C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Joël Henry, à l’âge de 63 ans. Né le 19 avril 1962, Joël Henri restera dans les mémoires comme un joueur engagé et passionné, qui a marqué son passage au club ainsi que le football français. Il avait… pic.twitter.com/QawkHImS38
— SC Bastia (@SCBastia) March 30, 2026
Reconnu pour son talent, l’ancien Nantais faisait aussi parler de lui pour ses troisièmes mi-temps, chose qu’il assumait : « Moi, je m’affichais, ce n’était pas grave. J’aimais bien boire un coup, fumer une clope avec les supporters », avait-il expliqué dans les colonnes d’Ouest-France. « J’étais toujours considéré comme le fêtard de la bande. J’ai aussi été victime de ma réputation, mais je ne l’ai pas volée. Je la mérite, je l’ai entretenue et je n’étais pas loin parfois de la ligne rouge. » Après un passage éclair à Brest et à Nice entre 1986 et 1988, le Français revient là où tout a commencé, en Loire-Atlantique, pour terminer sa carrière à Nantes en 1992. Ses dernières années, il les a passées à Royan, en Charente-Maritime, après avoir ouvert une société de nettoyage avec sa femme.
Joël Henry laisse derrière lui un style de jeu à la brésilienne et des souvenirs à chaque supporter : en 300 matchs de D1, il aura marqué 51 buts.
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