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La routine des Culés, la grise mine des Lyonnais

Un avant-match peut souvent révéler beaucoup de choses sur le match en lui-même. Pour ce huitième de finale entre le FC Barcelone et l’OL, si les locaux étaient aussi préoccupés par la météo que par leur adversaire, les Gones se sont fortement mobilisés pour participer à l'exploit souhaité, dix ans après la déculottée reçue au même stade de la compétition. Finalement, ce sera une douche froide pour les Lyonnais, alors que le ciel catalan s'est rapidement dégagé.

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Le ciel est gris en ce mercredi matin dans la région de Barcelone. De bon matin, la mine de Joan semble inquiète, comme si le spectacle prévu à partir de 21h au Camp Nou allait produire quelque chose de spécial. « J’espère que ce n’est pas prémonitoire, marmonne le quadragénaire depuis son canapé, pendant que l’émission El Chiringuito déroule la thématique du futur mercato du Real Madrid. Toi, tu crois que Lyon est un danger pour le FC Barcelone ? » Fan inconditionnel du Barça depuis l’enfance, l’homme détient à l'étage une bibliothèque intégrale dédiée au club de sa vie. Tout y est : des photos d’époque avec la grande star László Kubala, le Ballon d’or 1960 Luis Suárez Miramontes, Justo Tejada, une peinture de Cruyff dessinée par Rienks, mais aussi une biographie sur Carles Puyol ou un portrait de Lionel Messi brandissant son maillot devant la tribune du Real Madrid lors du mythique Clásico du 23 avril 2017. Avec toute cette histoire dans son rétroviseur, comment le Barça pourrait-il craindre l’OL ?


« Si on parvient à marquer en premier, le Barça peut se mettre à paniquer »


Pas le temps de cogiter pour le père de famille, il est déjà l’heure de conduire le fiston à l’école avant de filer au travail. Francesc est plus optimiste que son paternel. « J’ai hâte d’être dans le stade, décrit le garçon de 16 ans dans la voiture. J’imagine bien un 4-1, avec un doublé de Messi et un but de Memphis Depay pour Lyon. Je l’aime bien ce joueur ! » Dans le village périphérique de Sant-Boi De Llobregat, berceau des frères Pau et Marc Gasol, personne ne porte pour l’instant la fameuse tunique blaugrana. Il faut dire que l’enjeu, les fans du Barça ne semblent pas en prendre la réelle mesure. « Ce soir, le Camp Nou sera très sûrement plein, confie Marc, un Barcelonais habitué de ce lieu mythique. Le fait que nous n’ayons pas pris d’avance lors du match aller oblige les socios à soutenir l’équipe. Si nous avions gagné 5-0, tu peux être sûr que le Camp Nou serait vide... »


Sur les coups de midi, et malgré quelques ondées décevantes, les premières écharpes de supporters de l’OL se font une place dans le centre-ville de la cité de Gaudi, à commencer par certains solitaires au cœur de La Boqueria Sant-Josep, le marché agrippé à La Rambla. Non loin de là, cinq Lyonnais commandent chacun une pinte d’Estrella en guise d’apéritif au restaurant PaTapas avant de passer aux choses sérieuses. « On est partis de Lyon à 5 heures du matin et là, on vient d’arriver il y a juste une heure, démarre Arnaud. La voiture devait être plus spacieuse à la base, mais on s’est retrouvé comme des sardines dans une C3. » L’occasion d’évoquer plusieurs schémas possibles : « Si on parvient à marquer en premier, le Barça peut se mettre à paniquer, évoque Thomas, aux faux airs de Clovis Cornillac. De toute manière, je ne vois pas un nouveau match sans but, donc il faut y aller à fond d’entrée de jeu ! »


Effluves, frontière espagnole et Nicolas Puydebois


À quelques encablures, le bar Oviso accueille quant à lui les Hexagones, groupe de « 470 supporters lyonnais composés à 80% d’exilés de l’OL à travers la France, mais aussi à Londres ou Bruxelles » , comme le signale Damien, le président de l'association, 300 déplacements au compteur. C'est là que le groupe distribue les précieux sésames pour le Camp Nou à ses 112 membres, préférant organiser ça au calme plutôt que dans le tumulte des abords du stade. Un rassemblement des supporters était initialement prévu à 13h30, Plaça d'Osca dans le quartier de Sants, mais les organisateurs ont finalement changé leur fusil d'épaule au dernier moment. Rendez-vous à 15h, Plaça d'Artos, pour éviter que cela ne dégénère avec les ultras barcelonais du Boixos Nois ou de manger des coups de matraque de la Guardia, comme ce fut le cas lors d'un récent voyage à Villarreal. Les Hexagones, eux, préfèrent regarder ça de loin et garder des forces pour la soirée.


Calé dans un coin, entre quelques blondes supplémentaires et des pichets de sangria qui tombent à vue d’œil, Mathias raconte son arrivée à Barcelone. « En fait, ça fait déjà dix jours que je suis ici, dévoile le garçon déjà bien entamé. Le week-end dernier, j’ai bouclé le marathon en 3 heures 56. Quand j’ai vu que des Chinois couraient avec des maillots du Barça pendant la course, j’avais envie de leur mettre des grandes balayettes... » Autant le dire tout de suite, aucun supporter de l’OL ne bascule dans le pessimisme avant de se rendre aux abords du Camp Nou. « Nous sommes venus en van de Toulouse jusqu’ici, raconte Bastien, lunettes de soleil teintées sur le visage. Hier soir, on s’est mis une caisse avec des potes à la frontière espagnole, pas loin de La Jonquera. Ouais, la nuit a été courte... » Parmi cette jeunesse insouciante, des seniors plus capés sont tout de même là, et pas des moindres : en civil, Nicolas Puydebois se balade avec deux amis proches et retrace son parcours. « Ça doit faire deux ans que je suis encarté chez les Hexa, évoque l’ancien gardien de but de l’OL entre 2002 et 2005, aujourd’hui reconverti dans la gestion de patrimoine. Cette année, j’étais aussi du déplacement à Hoffenheim. Et je ne suis pas le seul à prendre part au mouvement. Par exemple, je me souviens d’avoir croisé mon ancien coéquipier Romain Sartre en parcage à Turin... »



Plus la ligne 3 du métro avance en direction de la zone universitaire, plus le moment fatidique approche. Le pas rapide et décidé, un sosie de Dani Alves laisse imaginer que le latéral du Paris Saint-Germain souffre de nostalgie d’un temps définitivement révolu. En parallèle, le cortège lyonnais s'est tout de même payé quelques écarts : entre deux fumigènes craqués en chemin, certains en sont finalement venus aux mains. La mairie de Barcelone comptera dix blessés et cinq interpellés dont deux Lyonnais. Bien loin de l'ambiance de parc d'attractions aux alentours du stade, truffée de magasins intégralement dédiés au Barça. Ici, difficile de trouver des Catalans pur jus, les supporters viennent du monde entier : États-Unis, Tchéquie, Suède... Et même Hong Kong. « Nous sommes une cinquantaine à être venus spécialement pour supporter le Barça de Leo Messi, explique Ryan. Messi est le meilleur joueur de l’histoire, devant Pelé ou Maradona. Je crois que nous sommes chanceux de vivre dans la même période que Leo Messi. » Devant l’entrée de la FC Botiga, Nicolás et Alex s’apprêtent à vivre un grand moment de football après onze heures de vol depuis Medellín, en Colombie. « Nous connaissons assez peu Lyon, mais nous avons foi en notre équipe du Barça. Je crois en une victoire large et facile pour le Barça. »


Gloire éphémère et bières amères


Large ? Oui. Facile ? Rien n’est moins sûr. En vérité, Lyon est resté vivant 70 minutes et s’est fait déchirer dans les grandes largeurs ensuite, tandis que Barcelone se retrouve qualifié pour les quarts de finale sans satisfaire pleinement les franges de supporters parfois exigeantes. « Je n’ai pas été séduit par le Barça de ce soir, développe Joan sur le chemin du retour à Sant-Boi de Llobregat. Je trouve qu’il leur manque de la fraîcheur pour cette fin de saison à venir, en C1 comme en championnat. Et puis il faut dire que Lyon possède vraiment une grosse équipe... Comment s’appelle le numéro 9, déjà ? Comme le Barça recherche un avant-centre avec le grand âge de Luis Suárez, il y a peut-être matière à lui donner du temps de jeu. » Et qu'importe si l'homonyme Ousmane comble déjà l'homme à la casquette. Mais le principal est là : pas de faux plan, pas de surprises, le Barça tient son rang en C1, et peu importe la couleur des nuages.


Côté lyonnais, au-delà de la baffe reçue, ce sont aussi les conditions du parcage qui frustrent. Étirés sur une partie du dernier anneau, les supporters ont eu du mal à trouver un esprit de corps. « Et puis avec le plexiglas nous séparant du reste du stade, on se sentait isolés, déplore Sacha. On n'a pas complètement profité de l'ambiance. » Pour beaucoup d'entre eux, le retour en France est prévu pour le lendemain. L'occasion de noyer le poisson autour d'une dernière bière. « On a pris la foudre, avant de se remettre à y croire 15 minutes, souffle JP, encarté aux Bad Gones, accoudé au comptoir de la Casa Gracía. Forcément, ce soir, on n'a pas envie de faire les fous, alors que Barcelone, c'est aussi fait pour ça. » Un coup d'épée dans l'eau, plutôt que les 400 coups : c'est aussi comme ça que se matérialisent les déceptions européennes.



Par Antoine Donnarieix et Mathieu Rollinger, à Barcelone Tous propos recueillis par AD et MR. Photos AD, MR et Hexagones.
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