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Top 10 : Les Sédentaires

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Top 10 : Les Sédentaires

Après onze saisons passées du côté d'Anfield Road, Steven Gerrard vient de prolonger son bail avec Liverpool jusqu'en 2013. Une fidélité sans faille qui trouve également un écho en France. Petit tour d'horizon des joueurs français qui mériteraient une statue dans leur club de toujours. Preuve que l'attachement n'est pas une spécificité étrangère.

Sidney Govou, Lyon

Le grand animateur du marché des transferts. L’homme pour qui le bon de sortie équivaut à un trophée UNFP. Annoncé partant à chaque intersaison, le natif du Puy-en-Velay s’obstine à poursuivre l’aventure au sein de son club formateur. Si bien qu’après 10 saisons passées à Lyon, Sidney est toujours là, fidèle au poste. Cet été encore, l’international français ne croule pas sous les offres de contrat. L’homme aux 7 titres de champion de France étant en plus difficile, il ne sera pas étonnant de le retrouver sur les pelouses françaises dès le 8 août prochain. Mais la Ligue 1 lui va si bien.

Eric Sikora, Lens

La légende du Nord-Pas-de-Calais ! Capitaine emblématique du RC Lens, Eric Sikora a passé 19 saisons sous les couleurs Sang et Or, le club de sa vie. Au cours d’une carrière débutée en 1985, et achevée en 2004, l’enfant de Courrières a tout connu dans le Nord. La tristesse de la deuxième division tout d’abord, qu’il côtoie durant deux saisons, l’ivresse d’un titre de champion de France ensuite, acquis dans la douleur un certain soir de mai 1998. A l’issue de cette consécration, Sikora entre dans une nouvelle dimension et est même sur le point de s’engager avec Liverpool. Mais ne vous y méprenez pas, l’enfant chéri de la cité artésienne sait déjà qu’il ne marchera jamais seul à Bollaert.

Johan Radet, Auxerre

Certainement pas le plus célèbre parmi les fidèles et pourtant, Johan Radet n’a jamais pu quitter la Bourgogne. Les paillettes et les gros sous, ça ne l’intéresse pas. Sentiment confirmé lorsqu’en sortant de l’INF Clairefontaine, le jeune défenseur de l’époque, alors pisté par Monaco et Auxerre, choisit finalement l’Abbé Deschamps. « L’AJA a sorti pas mal de joueurs alors que Monaco compte davantage sur son porte-monnaie » déclare alors l’homme de l’ombre. Mais après onze saisons passées dans l’Yonne, Radet décide de quitter son club de cœur. Mauvaise idée puisque sa carrière est brutalement interrompue lors d’une visite médicale à Strasbourg. Cardiomyopathie hypertrophique. Fin de l’histoire, Radet raccroche.

Jean-Luc Ettori, Monaco

Un homme de chiffres. Alors qu’il a à peine 22 ans, Ettori débarque sur le Rocher avec l’étiquette de grand espoir. Un statut qu’il ne tarde pas à confirmer puisque dès son arrivée en Principauté, le jeune gardien déloge le titulaire du poste Yves Chauveau. La saison suivante, il est sacré champion de France avec Monaco. Vous avez dit précoce ? Mais la suite sera moins linéaire. Brillant avec Monaco durant 19 saisons, le gardien se brûle quelque peu les ailes en Equipe de France. Propulsé sur le devant de la scène lors de la Coupe du Monde 1982, cette promotion fait figure de cadeau empoisonné. Après un mondial raté, sa carrière internationale s’arrête là, après seulement 9 sélections. Ettori se venge alors sur le Rocher où son talent est reconnu de tous. Au total, 602 matches disputés dans le championnat de France. A ce jour, personne n’a fait mieux.

Claude Papi, Bastia

Un Corse, un vrai. Joueur emblématique du Sporting Club de Bastia, le meneur de jeu n’a jamais quitté la Corse, sauf pour accomplir son service militaire. De ses treize saisons passées du côté de Furiani, on retient la formidable épopée de 1978 en Coupe de l’UEFA, lorsque Bastia s’incline en finale face au PSV Eindhoven. Ce parcours lui ouvre alors les portes de l’Equipe de France, avec laquelle il dispute la Coupe du Monde 1978. Il reste d’ailleurs à ce jour l’unique joueur bastiais à avoir disputé un match de phase finale de Coupe du Monde avec les Bleus. Une statistique qui ne risque pas d’être contrariée sous peu. Papi a fait de la résistance.

Jérémie Janot, Saint-Etienne

C’est l’histoire d’un Ch’ti, un vrai, né à Valenciennes, mais qui ne jouera jamais dans le Nord. Mine de rien, c’est pas commun. Du coup, c’est le Forez qui doit se farcir les séances de tuning. Parce que Janot, il aime ça Saint-Etienne ! 13 ans et plus de 300 matchs qu’il y joue. Il aime ça au point de laisser sa place à Jody Viviani dans les cages. Et désormais, il est en concurrence avec Vincent Planté, c’est dire. C’est quand même ingrat le foot. Janot, c’est tout de même le record d’invincibilité à domicile en Ligue 1, avec 1534 minutes (2004-2005). Ils ne se rendent pas compte au Chaudron, on n’a pas tous la chance d’avoir un Spiderman tatoué dans notre équipe.

Claude Puel, Monaco

Puel, c’est l’endurance. A l’usure comme on dit. A défaut d’être talentueux, le Castrais est motivé. Il fallait au moins ça, car chaque été c’est la même rengaine : le milieu de terrain défensif est annoncé remplaçant. Une fois, il balance à Coach Wenger, alors à Monaco : « Je ne suis pas dans l’équipe mais vous serez obligé de m’y mettre ! » . C’est connu, quand on veut…Une petite carrière correcte au final : 601 matchs officiels avec Monaco, dont 488 en Première Division et 49 en Coupe d’Europe pour 2 titres de champions de France.

Jean-François Douence, Libourne

Si Paolo Maldini avait un équivalent en France, ce serait Jean-François Douence. Les similitudes ne manquent pas : défenseur élégant, capitaine incontesté, fidèle aux couleurs, doyen de l’équipe, etc. Bref, la seule différence, c’est le nom du club : Maldini a choisi le Milan AC et Jean-François, le FC Libourne Saint-Seurin… Une question de valeur, c’est tout. L’histoire est belle pour le Pingouin : 18 ans dans la Gironde, à Libourne. CFA 2, CFA, National puis la récompense, la Ligue 2 à 35 ans. Il se retire à 37 ans, après une trentaine de matchs en professionnel. Mis à part le palmarès peut-être, Douence – Maldini, c’est du pareil au même.

Coco Michel, Guingamp

C’est bien simple, Guingamp, c’est un stade et un joueur. Le Roudourou et Coco Michel. Une symphonie pastorale façon Gide, l’authentique football champêtre. Ca sonne bien et ça ne triche pas. On a tous rêvé devant les épopées en Coupe Intertoto (1996) et Coupe de France (1997) de l’EAG. On s’en souvient forcément de ce tout petit n°6 (1m70), avec ses cheveux blonds à l’allemande, qui s’arrachait la gueule au milieu de terrain. L’emblématique capitaine a joué treize saisons pour le club breton. Et près de 200 matchs dans l’élite. Retraité à 34 ans, il a intégré l’encadrement guingampais. Un vrai de vrai.

Robert Herbin, Saint-Etienne

Le football mondial doit beaucoup à Robert Herbin : capillairement parlant, il a montré la voie à Carlos Valderrama. Le football français lui doit énormément puisqu’il est un grand artisan de la belle époque de Saint-Etienne. Joueur, il a participé à l’éclosion des Verts. Au total, 383 matchs et 5 titres de champion de France pour ce demi-défensif dur sur l’homme. Mais c’est en tant qu’entraîneur que la France remarque sa tignasse rousse : le Sphynx emmène les Verts en finale de la Coupe de Champions en 1976. Aujourd’hui encore, il rôde dans les parages stéphanois, mais les temps ont bien changé…

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