S’abonner au mag
  • C1
  • J4
  • Naples-PSG (1-1)

Thiago Silva, Monster Much

Par Mathieu Rollinger
3' 3 minutes
30 Réactions
Thiago Silva, Monster Much

Alors qu’il donnait pleine satisfaction lorsque Paris grignotait Naples en première période, Thiago Silva a fini par craquer au pire des moments pour offrir l’égalisation aux Partenopei. Dommage, alors qu’il avait presque fini par faire disparaître l’image du Monstro qui se liquéfiait lors des matchs à enjeu.

« L’absence de Thiago Silva n’a rien changé, car ils sont tous forts. » Cette phrase de José Callejón, lâchée à l’issue du match nul obtenu à l’aller par les Napolitains au Parc des Princes, il y a quinze jours (2-2), avait tout du débrief’ anodin. Mais avec un petit peu de recul, elle devient criante de vérité. Car oui, même avec le capitaine parisien sur le terrain lors du retour au San Paolo, ce mardi soir, le résultat était exactement le même. Mieux : le Brésilien s’est attelé à faire de cette observation une prémonition. Car d’un contrôle hasardeux, remettant en selle un Callejón initialement hors jeu et décidément opportuniste, puis cuisinant l’Espagnol en mode sandwich avec l’aide de Gianluigi Buffon, Thiago Silva a amené le penalty égalisateur de Lorenzo Insigne (1-1, 61e). Cruel pour celui qui était jusqu’ici irréprochable.

Ty est beau Silva

O Monstro savait que ce déplacement à Naples avait tout du piège. Lui qui n’était pas sûr d’y avoir déjà gagné lorsqu’il portait les couleurs de l’AC Milan connaissait le terrain. « Les matchs ne sont jamais finis là-bas, assurait-il. Si on a deux buts d’avance et qu’ils marquent, c’est la guerre. Il faudra être concentrés. » Et c’est d’ailleurs pour s’éviter ce genre de mésaventures que le numéro 2 parisien, flanqué de Marquinhos à sa gauche et Kehrer à sa droite, s’est emparé de la barre de la barque parisienne pour la mener à bon port. Après avoir pris le soin de faire la bise à Tonton Carlo en arrivant sur la pelouse, il s’est attaché à dominer les airs et à contraindre le duo Mertens-Insigne à se déporter sur les côtés. Au point d’être l’un des rares à rivaliser avec Kalidou Koulibaly en matière de highlights défensifs. À force de sacrifices — il n’a pas détourné la tête sur ce coup franc d’Insigne lui venant en pleine poire —, et de directives pour repositionner son bloc, voilà un type droit dans ses bottes et bien dans ses basques. Et le PSG a su en première période se mettre à niveau en prenant l’avantage juste avant la mi-temps.

Cap enfin cap

Au retour des vestiaires, c’est un tout autre défi qui lui a été proposé. Lors du siège réalisé par les hommes de Carlo Ancelotti, il a fallu courber le dos et compter très fort sur les parades du vétéran Gigi Buffon, qui a pris aussi sa part de leadership sur ce coup. Choses faites… Jusqu’au fameux accident de parcours à l’heure de jeu. Coupable, mais encore une fois représentatif de la dynamique de son groupe. Et plutôt que s’effondrer et tendre l’autre joue, comme il lui a été souvent reproché lors des grosses échéances, le Brésilien s’est aussitôt ressaisi pour empêcher que la révolte napolitaine ne prenne plus d’ampleur. La légende du capitaine abandonnant son navire lors des tempêtes n’a eu que très peu de temps pour prendre de l’épaisseur, pour être finalement rapidement remise dans les livres de contes pour enfant. À 34 ans, O Monstro peut encore faire peur, tout en mettant pour de bon ses phobies au placard. Oui, ce Thiago Silva est un solide défenseur, capable de foirer une intervention de temps en temps. Rien de bien méchant.

Pourquoi Corée du Sud-Tchéquie est plus intéressant que les finales NBA

Par Mathieu Rollinger


Commentaires

Les membres ont posté 30 commentaires sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
Logo de l'équipe Italie
Roberto Baggio of Italy during the 1994 FIFA World Cup final match between Brazil and Italy at Rose Bowl on July 17, 1994 in Los Angeles Pasadena, California. (Photo by Alain Gadoffre / Onze / Icon Sport )  - Photo by Icon Sport
Roberto Baggio of Italy during the 1994 FIFA World Cup final match between Brazil and Italy at Rose Bowl on July 17, 1994 in Los Angeles Pasadena, California. (Photo by Alain Gadoffre / Onze / Icon Sport ) - Photo by Icon Sport
  • Culture Foot
  • Littérature
Mario Morisi : « Le penalty de Baggio à Pasadena, c’est le concentré total de l’horreur »

Mario Morisi : « Le penalty de Baggio à Pasadena, c’est le concentré total de l’horreur »

Mario Morisi : « Le penalty de Baggio à Pasadena, c’est le concentré total de l’horreur »
ligue-1
L’équipe type des Polo
  • En partenariat avec Volkswagen
L’équipe type des Polo

L’équipe type des Polo

L’équipe type des Polo
Les grands récits de Society: L'affaire Frédéric Péchier
  • L'anesthésiste tueur
Les grands récits de Society: L'affaire Frédéric Péchier

Les grands récits de Society: L'affaire Frédéric Péchier

Après le Prix Varenne, notre article sur L'Affaire Péchier a remporté le prix Angle Noir du Club de la Presse de Reims, qui récompense le meilleur fait divers de l'année.

Les grands récits de Society: L'affaire Frédéric Péchier
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.