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  • Uruguay/France (0-0)

Têtes de mules !

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Têtes de mules !

Pour son entrée en matière dans ce Mondial en Afrique du Sud, l'équipe de France de Raymond Domenech a joué un match de bourricots, face à l'Uruguay, qui ne méritait pas mieux qu'un 0-0.

Domenech veut tenir son Anelka en pointe ; Anelka se verrait mieux à droite ; Govou s’en fout. Résultat : on aura surtout vu le gentil Sidney en position d’avant-centre, et Nico-tête-de-pioche décrocher. Alors quoi ? L’un et l’autre plaideront l’effet de surprise potentiel de leurs permutations, sauf que de surprise il n’y a pas eu, si ce n’est pour le Sid incapable d’appuyer son plat du pied sur la seule passe du match de Ribéry (à la 6e minute), autre bourricot du jour. Francky-ki n’a jamais caché son attachement à combiner avec Benzema. Ce dernier absent, il a décidé de garder la chique pour lui. Syndrome “sauveur de la nation” : on a tellement dit que la différence se ferait dans ses pieds qu’il a fini par le croire. Il a fait n’importe quoi. Ribéry, quand il joue comme ça, est le cancer de cette équipe. Autant dire qu’on n’est pas prêt de le voir accepter une place à droite, option qui pourrait s’imposer dans l’esprit de Raymond Domenech s’il décidait de conserver Diaby en relayeur et de réintégrer Malouda à gauche… Ce ne serait pas idiot. Quand l’équipe de France a-t-elle été dangereuse ? Quand elle est passée par les ailes. Qui pourrait déborder ? Florent Malouda. Mais Domenech est probablement le plus têtu de tous : Anelka restera donc en pointe –et il continuera à permuter avec n’importe qui, jusqu’à finalement laisser Gallas prendre sa place, pour marquer du dos –, et Ribéry va persister ses séries de dribbles parfaitement vulgaires sur l’aile – il finira par prendre un rouge quand, excédé par sa propre inefficacité, il filera un bon coup de latte à un petit Mexicain -. Trop de butés, pas assez de buteurs. L’équipe de France n’est pas une équipe, c’est un troupeau. Et son berger est fou.

Le matin du match, Raymond Domenech a en effet décidé de se priver du seul Bleu qui a brillé en club cette saison : Florent Malouda. Pourquoi ? Parce que celui-ci a fait le foufou à l’entraînement et joué un peu durement. Raymond Domenech dans son rôle d’éducateur, c’est toujours un peu flippant. Bon, Diaby a été très bon pendant 35 minutes. Et en même temps, on l’attendait Abou-Diable, ses cannes à la Vieira, et ses percées à la Yaya Touré. Il n’a pas déçu. Donc, Malouda a ciré le banc, et attendu la 75e minute, pour prendre la place de… Gourcuff. Le seul Français à s’être montré dangereux par des frappes, lointaines certes, mais des frappes tout de même (18e, 20e, etc.). Malouda, en type intelligent, a tenté de reprendre le rôle : il a envoyé une belle sacoche à la 80e, sans plus de succès. Mais une sacoche tout de même…

Govou et Ribéry eux, auront tenu tout le match, bouffant tous les ballons qui passaient entre leurs godasses, mais qu’importe, la France ne cherchait sans doute pas à marquer des buts. Raymond Domenech l’a souvent répété : l’important, c’est déjà de ne pas en prendre. Et pour le coup, la défense a tenu. Face à un Suarez fantomatique, mais un Forlan plutôt en jambes : ici petit crochet à l’angle de la surface côté gauche, puis frappe enchaînée (autrefois, c’était la spécialité de Thierry Henry, autrefois), là une demi-volée aux 9 mètres (77e). 0-0, donc. Malgré la sortie du mulet Anelka, remplacé par Thierry Henry à la 70e. Qui aura attendu la 78e pour nous gratifier de son geste technique préféré depuis deux ans : il a levé ses bras au-dessus de sa tête, applaudi, et tendu son pouce vers le ciel à l’attention de son coéquipier. Il était hors-jeu.

Patrice Gardon

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