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Sigamary Diarra : « Je sais que je ne me suis pas trompé »

Propos recueillis par Quentin Moynet
5' 5 minutes
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Sigamary Diarra : « Je sais que je ne me suis pas trompé »

Arrivé en 2009 à Lorient, Sigamary Diarra a réalisé deux superbes saisons avant d’être stoppé dans son élan par une blessure au tendon rotulien. En fin de contrat, l’international malien de 28 ans a signé à Ajaccio pour se relancer.

C’est désormais officiel, vous avez signé deux ans à Ajaccio…Je suis content de pouvoir jouer à Ajaccio. C’est un club qui a de la valeur, qui a la culture du football. Ce sont des passionnés de football.
Vous étiez en fin de contrat à Lorient. Est-ce le club qui n’a pas voulu vous prolonger ou bien est-ce vous qui souhaitiez partir ?Moi de toute façon je voulais partir, et eux aussi je pense qu’ils ne voulaient pas me prolonger. Après il faut savoir qu’on était en train de discuter avec le FC Lorient depuis le mois de juin de l’année dernière. Ils ont décidé de modifier l’accord qu’on avait trouvé donc à partir de là je suis parti.
Vos deux premières saisons à Lorient ont été idylliques. Et puis il y a eu cette blessure…C’est vrai que j’ai passé deux premières saisons extraordinaires. On a véhiculé une très bonne image du FC Lorient, on arrivait à faire ce que le coach nous demandait. Toute la saison on a vraiment passé de très bonnes soirées. Après c’est vrai que la saison dernière a été compliquée. Il a fallu que je m’accroche, que j’essaye de revenir. Mais je pense que c’est ce genre de saison qui nous permet d’apprécier encore plus le football et de revenir encore plus fort.
Pourquoi Christian Gourcuff ne vous a-t-il plus fait jouer après votre retour de blessure ?Je ne sais pas. J’ai fait une préparation physique au mois de février. Au départ j’étais vachement euphorique, j’étais bien, j’étais dans le coup et après j’ai eu le contrecoup de la prépa ce qui fait que j’étais moins bien physiquement donc peut-être un peu moins performant. Après le coach a fait ses choix. Il n’y a jamais eu de problème avec lui.
Que retenez-vous de vos trois années à Lorient ?Ce que je retiens c’est que j’ai passé deux supers années, j’ai aimé être à Lorient, je me suis donné à fond. Sur la dernière année j’étais déçu, j’étais frustré parce que j’avais envie de donner à l’équipe et je n’ai pas pu le faire parce que j’ai eu une grosse blessure. Mais je suis content d’avoir contribué au maintien parce que j’ai fait des entrées qui nous ont permis de prendre des points. Au niveau des joueurs, des supporters, même du staff technique… Ça a été une super aventure. Au niveau de la direction, je pense qu’à partir du moment où ils n’ont pas respecté leur parole il y a rupture.
La direction vous avait promis quelque chose ?Oui, on s’était arrêté sur un truc et ils sont revenus dessus. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Moi je sais que je peux marcher la tête haute en regardant tout le monde dans les yeux. J’ai toujours été à 100%. Je pense que tout le monde pourra témoigner que j’ai été professionnel jusqu’au dernier jour.
Vous étiez également suivi par Brest et Nice. Pourquoi avez-vous opté pour Ajaccio ?Oui c’est vrai. C’est mon agent qui gérait le dossier. Après, ça ne s’est pas fait pour je ne sais pas quelles raisons, peut-être qu’ils avaient trouvé un autre joueur… Ajaccio a été le premier club de Ligue 1 à m’avoir appelé. Je ne vais pas dire que ça m’a touché mais en tout cas la balance a penché de leur côté parce que je savais que j’étais désiré. Il n’y a rien de tel pour pouvoir s’épanouir. J’ai pris le temps de la réflexion parce qu’on m’a appelé au début du mercato. Je pense avoir fait le meilleur choix. Par rapport à l’accueil, je sais qu’aujourd’hui je ne me suis pas trompé.
Faut dire qu’entre le climat de Lorient et celui d’Ajaccio…Oui mais peu importe. J’ai toujours été dans des clubs où il faisait plus ou moins froid et où il pleuvait. J’étais dans l’ouest, j’ai même été dans l’est. Ce qui m’importe c’est le football, les résultats. Si on a des bons résultats, même s’il pleut, il y aura du soleil au-dessus de ma tête.

Vous allez retrouver Oumar Sissoko et Fousseni Diawara…Fousseni Diawara je l’ai côtoyé en sélection il y a peut-être sept ans. On s’est plus ou moins suivi donc on n’a jamais vraiment perdu le contact. Et Oumar Sissoko je le vois régulièrement en allant en sélection, je le connais bien.
Ajaccio, c’est un bon moyen de retrouver le Mali ?Moi pour aller avec le Mali c’est simple, il faut juste que je me sente bien physiquement. Donc ma priorité c’est de revenir au top. La préparation va me faire du bien pour revenir. Après bien sûr que si on m’appelle je répondrais présent. Je pense qu’ils m’appelleront. Ils m’ont souvent appelé et je leur disais que je ne pouvais pas pour différentes raisons. Je n’avais pas commencé un match titulaire à Lorient qu’ils m’appelaient en sélection donc c’était compliqué. Il fallait faire les choses dans l’ordre.
Cette saison c’est objectif maintien ?Oui, l’objectif c’est clairement le maintien. On va essayer de se maintenir le plus tôt possible.
Ne regrettez-vous pas de ne pas être parti dans un grand club quand vous étiez au top à Lorient ?Non je ne regrette pas. Je pars du principe que ça fait parti du destin. Si des grands clubs avaient estimé que je pouvais les aider je pense qu’ils auraient fait le nécessaire. Ça n’a pas été fait. J’ai encore à prouver. Le football c’est une remise en questions à chaque fois. On est vite au top et on est vite en bas. On voit comment les gens changent autour de soi. Chaque week-end il faut prouver qu’on est le meilleur.

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Propos recueillis par Quentin Moynet

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