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  • Ligue 1
  • J16
  • Rennes-Saint-Étienne (2-0)

Rennes digère Saint-Étienne sans se presser

Par Eric Carpentier
3' 3 minutes
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Rennes digère Saint-Étienne sans se presser

Un classique de Ligue 1 pour la digestion dominicale : soleil froid, jeu intermittent, et victoire à domicile pour Rennes. À déguster en charentaises, évidemment.

Rennes 2-0 Saint-Étienne

Buts : Ntep (54e) et Grosicki (90e+3) pour Rennes

« Impossible n’est pas français » , dit, à peu de choses près, Napoléon. Et Rennes l’a bien compris. Après sa victoire face à l’ASSE, et toujours invaincu dans son irréductible Roazhon, le Stade est tranquillement quatrième de Ligue 1 avec dix-huit buts marqués en seize matchs et une différence de buts de -1. En revanche, si la frontière entre le possible et le miracle est tenue, elle est bien réelle : non, ce Rennes-Saint-Étienne n’a pas été un festival offensif zébré d’arabesques techniques, mais bien une opposition sans grands frissons avec une équipe meilleure que l’autre. Jusqu’à l’illumination venue du pied gauche de Kamil Grosicki.

Winter mix 2016 feat. PGN

« Gourcuff décale Ntep à gauche » : ça, c’est le tube de la première période au Roazhon. Mais le disque est quelque peu rayé et la piste ne va jamais jusqu’au bout. Un coup, le centre de PGN est trop long, une autre fois sa passe mal ajustée, une troisième fois c’est la frappe qui s’envole. PGN devient finalement symbole de la rencontre : un jeu gauche dans tous les sens du terme. Sainté ne propose quasiment rien au-delà de la touche technique d’Hamouma, de celle intermittente de Tannane, ou de la puissance de M’Bengué – à gauche, donc. C’est finalement le troisième homme rennais de la première période, Adrien Hunou, qui aurait dû punir l’ASSE. Sur penalty, peut-être, quand Tannane fait le gourmand dans sa propre surface avant de retenir le milieu français par le bras. Ou sur un centre en retrait, dans la même action, pour une frappe contrée de Gourcuff. Ou encore sur cette superbe ouverture de Benjamin André suivie d’un lob d’Hunou sur Ruffier, mais conclue par le double mètre de Lacroix pour sauver son camp sur la ligne. Sauf que tout cela aurait été beaucoup trop beau pour une première mi-temps bien fade.

Kamil ? Grosicki !

En fait, il ne manque qu’un ingrédient pour relever la rencontre. Il s’agit de l’intensité, et les Rennais l’ont bien compris. Gourcuff dégaine la frappe lourde pour annoncer la couleur quinze secondes après le retour sur le pré. Puis c’est au tour de Ntep de montrer ce qu’il sait faire : fixation sur Théophile-Catherine, passements de jambe, crochet, frappe au premier poteau, but. Le premier de la saison en Ligue 1 pour l’international français, sous les yeux de Martin Ødegaard, présent au Roazhon. Le Norvégien peut apprécier l’omniprésence de Gourcuff, les hors-jeu de Sio et la finesse d’Hunou, quand il vient chercher la lucarne de Ruffier d’une caresse à faire frissonner tout un stade. Il peut surtout se lever, avec tous ses voisins, sur la merveille de Grosicki. À la dernière minute, le Polonais reprend du gauche – et sans contrôle – un ballon de Baal pour lui donner une course lobée qui termine au fond des filets. Un coup d’éclat improbable qui vient embellir une belle prestation rennaise. Du côté de Saint-Étienne en revanche, le vert pâlit dangereusement à l’approche de l’hiver.

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Par Eric Carpentier

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