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Quel plaisir de revoir du foot sans VAR !

Par Steven Oliveira
3' 3 minutes
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Quel plaisir de revoir du foot sans VAR !

Alors que les compétitions sans VAR se comptent désormais sur les doigts d'une seule main, l'UEFA a décidé de se passer de cette technologie pour les éliminatoires au Mondial 2022. Et cela fait du bien. Oui, même si les arbitres, eux, sont perdus sans leur oreillette.

La Ligue des champions qui arrive dans sa dernière ligne droite, le PSG qui se bagarre avec Monaco, Lille et Lyon pour le titre de champion de France, Jorge Sampaoli et Bruno Genesio qui font leurs débuts avec leur nouveau club, Liverpool qui bataille pour accrocher une place européenne, l’Atlético qui voit le Barça et le Real Madrid revenir sur lui, l’Inter qui va probablement mettre fin à neuf ans de règne sans partage de la Juventus ou encore Robert Lewandowski qui tourne à 1,4 but par match en Bundesliga. C’est un fait : la fin de saison est passionnante. Et voilà que la FIFA vient briser tout ce suspense haletant en imposant une pause de 15 jours pour une trêve internationale. Et si tous les supporters ne pensent qu’à leur club et à la fin de saison qui arrive, il faut dire que cette trêve a au moins eu un mérite : celui de retrouver le foot sans VAR. Et cela fait du bien.

La nostalgie du foot d’avant

En faisant le choix de ne pas utiliser la VAR – pour des « raisons logistiques » – dans ces qualifications à la Coupe du monde, l’UEFA prouve ainsi qu’il est encore possible en 2021 de voir des matchs à enjeu se disputer sans cette épée de Damoclès qu’est la vidéo. Mais surtout, qu’il est encore possible en 2021 de voir des joueurs célébrer des buts dès que le ballon est au fond des filets sans attendre 5 minutes que la VAR valide le but avant de lâcher une célébration qui n’a plus rien de spontané. Plus que le geste insupportable de l’arbitre faisant une télévision avec ses doigts, l’absence de la VAR permet aussi de ne plus voir des zooms avec des traits dans tous les sens pour voir si le gros orteil de l’attaquant était hors jeu ou si le nez du défenseur ne le couvre pas. Bref, cette trêve internationale a permis de retrouver le football d’avant. Et le téléspectateur y prend un plaisir nostalgique comme lorsqu’il tombe sur une vidéo YouTube des années 1990 avec Zinédine Zidane avec des cheveux sur le crâne.

Les arbitres perdus

Les téléspectateurs ne sont pas les seuls à s’être habitués à la VAR depuis plusieurs mois maintenant, les arbitres aussi. Et cela se voit. Car lors de cette trêve internationale, les hommes en noir ne peuvent plus compter sur leur homologue derrière un écran pour corriger leurs erreurs. Ni sur la goal-line technology – dont l’absence est pour le coup bien moins sympathique que la VAR – ou l’oreillette avec le car régie. En cas de doute, le juge de touche ne peut ainsi pas laisser le jeu se dérouler en se disant que la vidéo va bien faire le travail à sa place. De son côté, l’arbitre central n’a pas sa montre pour lui dire si le ballon a traversé entièrement la ligne de but, ni l’oreillette pour lui dire qu’il aurait dû siffler penalty sur cet accrochage dans la surface.

Les arbitres doivent ainsi prendre leurs décisions seuls. Sauf qu’ils ne sont plus habitués à le faire. Et c’est ainsi que ces qualifications à la Coupe du monde ont offert quelques erreurs d’arbitrage grotesques. Que ce soit le hors-jeu de Benjamin Pavard sur le but d’Antoine Griezmann lors de France-Ukraine (1-1). Ou encore le but injustement refusé à Cristiano Ronaldo lors de Serbie-Portugal (2-2). Autant de situations que la VAR aurait pu corriger ? Oui. Mais la VAR a déjà montré qu’elle ne pouvait pas empêcher les erreurs arbitrales et les débats sur l’arbitrage à la machine à café. Alors profitons juste de cette parenthèse enchantée avant de se replonger dans le sprint final avec des images arrêtées.

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Par Steven Oliveira

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