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  • Groupe F
  • Italie/Paraguay (1-1)

Parole à la défense

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Parole à la défense

Trop vieux, trop usés, trop fatigués, les Italiens faisaient presque figure d'outsider face à un Paraguay ambitieux comme jamais. Au révélateur guarani, les Azzurri sortent plutôt la tête haute, comme leur adversaire. Une certitude déjà : il s'agissait bien du sommet du groupe F. Un sommet entre amoureux du beau tacle. 


Voyage au bout de l’ennui. Rencontre entre attentisme cynique et hermétisme culturel. Une partie d’échecs à fasciner quelques sadiques du tableau noir. Ceux qui aiment faire mal, plutôt que de prendre plaisir. Mieux, ceux qui trouvent la jouissance dans la violence. Voilà ce qu’on pouvait attendre. En promo pour les ambitions de la Squadra Azzura, Fabio Cannavaro avait prévenu : « personne ne sait défendre comme l’Italie » . Il avait oublié de préciser que le Paraguay excelle aussi dans l’exercice.

Car dès les premières minutes, on comprit que le Guarani new age, doté d’une inédite abondance de biens offensifs, n’avait en rien abandonné ses convictions défensives, que son étanchéité, malgré une pluie battante ce lundi soir au Cap, restait bien son fil rouge, avec un milieu composé de quatre récupérateurs de formation. Face à des Italiens agressifs à l’entame, le Paraguay subissait, mais tout en contrôle glissé. La carence majeure des champions du monde en titre sautait déjà aux yeux : l’absence d’un créatif, car Simone Pepe …

Mais voilà, l’Italie a toujours eu l’intelligence de se contenter des armes en sa possession, de ne pas surjouer. Alors, à défaut d’un Del Piero pour flinguer les hanches paraguayennes, on centre fuyant, on accroche un corner ou un coup-franc, et on fait confiance aux rôdeurs, Gilardino et Iaquinta pour sortir au moins une fois du bois. C’est finalement le défenseur paraguayen, Antonin Alcaraz qui
surprit le premier, en reprenant victorieusement de la tête un maître coup-franc frappé des 35 mètres, pour atterrir avec dommages dans la boîte (39e).



Buffon remplacé à la mi-temps


Faut-il pour autant jeter au bûcher l’Italie ? Certes, les Azzurri n’impressionnent pas, mais le collectif asthénique entrevu face au Mexique a retrouvé sa nécessaire agressivité, à l’image d’un Cannavaro saignant. Les circuits sont clairs, les transmissions souvent justes, Lippi a une équipe, à défaut d’un fluoriclasse, en attendant le retour de Pirlo. Dans d’autres pieds, la catastrophique relance d’un défenseur central guarani sur Montolivo, par exemple, aurait fait mouche (21e).

Dans un début de seconde période marqué par l’entrée en jeu de Marchetti venu relever Gianluigi Buffon, touché au nerf sciatique, le Paraguay affirmait ses ambitions : pressing haut et quelques semi-occasions. En face, le néant. Dans un milieu de terrain rendu injouable par la pluie et les tacles voraces des bourreaux de l’entre-jeu, Lippi se décide pour un peu de force de percussion avec Camoranesi. Quand son équipe s’enlise, le sélectionneur ne tarde pas à faire ses changements comme d’autres …

Sans véritable faiseur de jeu, le Paraguay se sert de ses attaquants Barrios et Valdez -relevés par Santa Cruz et Cardozo en cours de deuxième période- comme force d’appui pour remiser sur des milieux lancés. L’Italie patauge, mais au moment où l’on s’y attend le moins, donc au moment où la Nazionale est la plus dangereuse, le barbu mode bucheron De Rossi sort lui aussi du bois pour couper un corner (63e). Un but contre le cours du jeu chacun, balle au centre. On repart bons amis, entre spécialistes qui savent prendre le plaisir là où il se trouve.

« Les play-off, ça donnait de la visibilité au foot belge »

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