S’abonner au mag
  • Ligue 1
  • J22
  • OM-Strasbourg

Et si l’OM passait sous multipropriété ?

Par Ulysse Llamas
3 minutes
Et si l’OM passait sous multipropriété ?

Comme Strasbourg, l’OM est instable, l’OM est possédé par un Américain et l’OM change d’entraîneur et de joueurs tous les six mois. En fait, il ne manque qu’une maison mère en Premier League pour que l’OM passe définitivement sous le régime de multipropriété. Strasbourg, son adversaire du jour, a essayé. Et pourquoi pas eux ?

C’est bien connu, l’OM n’est pas un club comme les autres. Lorsqu’on parle de Marseille, il faut prendre en compte le contexte. Marseille cultive la ferveur, Marseille bouillonne, Marseille est instable. Pour garantir cette instabilité, l’OM peut prendre l’exemple de Strasbourg, son adversaire ce samedi. Il ne manque qu’une chose à Marseille : la multipropriété.

L’instabilité comme ADN

Pour ce faire et éviter de galérer comme Lyon, Frank McCourt doit d’abord trouver un actionnaire aux reins suffisamment solides. Quelqu’un capable de garantir de l’argent à son club, même sans qualification européenne à la fin de la saison. Pour développer la marque OM à l’étranger, être le club franchisé d’un mastodonte anglais est indispensable. Manchester United, Chelsea, Manchester City, Bournemouth, Brighton… Tous sont déjà multiproprio. Liverpool ? Les propriétaires seraient déjà sur le coup pour acheter Getafe. Tottenham ? C’est trop calme. Reste Newcastle. Le club du Nord a une grosse ferveur populaire, une belle histoire, et les rumeurs des Saoudiens à l’OM seraient enfin avérées. Ou alors Arsenal, qui a déjà usé de la corde frenchie, et a déjà pu échanger quelques joueurs (Pirès, Gallas, Diaby, Nasri, Lass Diara,Tavares, Saliba, Aubameyang, Nwaneri, etc.)

Pour coller aux règles de l’UEFA, pas de souci : avec un qualifié pour la Ligue des champions (Newcastle ou Arsenal) et un autre pour la C3 (Marseille), comme pour Chelsea et Strasbourg, le consortium pourrait s’arranger. Ce board aurait besoin d’un président de confiance. Quelqu’un qui ne dira rien des soubresauts des actionnaires. Un « garant de l’institution », fin connaisseur du terroir marseillais. Fini les luttes de pouvoir et les séances de drama dans un triumvirat où toutes les têtes dépassent. Il faut quelqu’un d’aussi emblématique que malléable. Jadis, le choix de Jean-Pierre Pernaut, ancien président du Club des amis de l’OM, aurait coulé de (Manon des) source(s). Si le nouveau comex préfère une personnalité plus liée au football, les Marseillais Gérard Gili, Mathieu Flamini ou Louisa Necib sont prêts.

Interchangeables ?
Interchangeables ?

Et si le fléau était déjà là ?

Pour l’entraîneur, pas besoin de rêver d’un équivalent de Diego Simeone à Marseille : de toute façon, l’espérance de vie moyenne pour un entraîneur est de moins d’un an, rapporte le CIES. Alors, autant se mettre d’accord avec le principe de la multipropriété, façon Liam Rosenior à Chelsea et assumer que Roberto De Zerbi et les autres sont des fusibles. Au moins, les supporters pourraient s’en prendre à la maison mère. Cela comporte pas mal d’avantages : concentrer l’animosité, avoir un bouc émissaire, ne pas travailler sur la gestion des émotions après la défaite, ne pas poster des phrases du type « soit je gagne, soit j’apprends » sur son Linkedin. Pratique, non ?

Courage, plus que 15 matchs…
Courage, plus que 15 matchs…

Enfin, pour les joueurs, la multipropriété ne changerait rien. L’OM a déjà des Anglais (Mason Greenwood, Ethan Nwaneri), un club filial pour ses Anglais indésirables (Bologne, avec Jonathan Rowe) et est déjà plus fréquenté qu’un terminal d’aéroport. Depuis l’été 2021, date d’arrivée de Pablo Longoria, plus de 70 joueurs sont arrivés, pour plus de 80 départs. Passer sous pavillon multiple autoriserait les erreurs. Konrad de la Fuente, Luan Peres, Angel Gomes, Lilian Brassier et Vitinha seraient encore moins seuls. Les boulettes ou les mauvais matchs seraient vite exfiltrés. Les mots auraient plus de sens : pas besoin de dire qu’Arthur Vermeeren serait le « milieu idéal » de l’OM, que Neal Maupay soit le « fils » de De Zerbi ou que le mercato sera « calme ». Pas besoin de filouteries. Le fléau est déjà là.

Pancho Abardonado remercie Roberto De Zerbi et prépare ses joueurs pour le Vélodrome

Par Ulysse Llamas

À lire aussi
Les grands récits de Society: Tout le monde en parlait
  •  
Les grands récits de Society: Tout le monde en parlait

Les grands récits de Society: Tout le monde en parlait

Légende de la télévision, Thierry Ardisson s'en est allé à 76 ans, ce lundi 14 juillet. Il laisse derrière lui plusieurs émissions cultes, dont Tout le monde en parle, qui aura marqué toute une génération.

Les grands récits de Society: Tout le monde en parlait
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

31
Revivez Rennes-PSG (3-1)
Revivez Rennes-PSG (3-1)

Revivez Rennes-PSG (3-1)

Revivez Rennes-PSG (3-1)

Nos partenaires

  • Vietnam: le label d'H-BURNS, Phararon de Winter, 51 Black Super, Kakkmaddafakka...
  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.
  • La revue de presse foot des différents médias, radio et presse française/européenne, du lundi au vendredi en 3 à 4h!