Battu la semaine dernière à la maison, le LOSC a retourné la situation à Belgrade, avec un but rapide d’Olivier Giroud et un deuxième signé Nathan Ngoy en prolongation (0-2). En huitièmes de finale, Lille retrouvera Aston Villa ou... l’OL.
Étoile rouge de Belgrade 0-2 Lille
Buts : Giroud (5e) et Ngoy (99e) pour les Dogues
Il y a ceux qui attendaient la cérémonie des César, ceux qui avaient préféré commencer la soirée devant un match au Marakana en Serbie et les autres qui n’en avaient rien à cirer de ces deux évènements. Ce qui n’empêche pas tout le monde d’être content, à commencer par Lille. Après avoir trébuché à la maison la semaine dernière, les Lillois ont renversé la table et le score pour arracher leur ticket pour les huitièmes de finale en prolongation (0-2 AP). Ils seront en huitièmes de finale, contre Aston Villa… ou l’OL !
Giroud avait mis le réveil
Pour ne pas avoir à psychoter trop longtemps sur la stat effrayante disant que le LOSC n’avait jamais, dans son histoire, réussi à se qualifier en Coupe d’Europe après avoir perdu la première manche, Olivier Giroud est sorti de sa boîte dès l’entame. Il y avait des doutes à chasser, un manque d’efficacité à gommer et donc Benjamin André, brassard autour du biceps, glissant sur le côté droit pour offrir un centre parfait au premier poteau, où a surgi le meilleur buteur de l’histoire des Bleus. Rodrigão n’a pas pu résister, les filets ont tremblé et les Dogues avaient déjà refait leur retard (0-1, 5e).
Olivier Giroud ouvre le score après seulement 4 minutes de jeu 🔥
Lille a déjà rattrapé son retard et doit pousser pour aller chercher la qualification, en direct sur CANAL+ FOOT. 🖥️#ZVELIL | #UELpic.twitter.com/hJP066Xejc
C’était le début d’un match sans paillettes, sans tapis rouge, sans costumes parfaitement cintrés, mais avec une équipe nordiste bien plus prête à jouer une rencontre européenne que la semaine dernière. Les Dogues sont allés mordre les Serbes plus haut, pour les gêner, sans que Giroud, Matías Fernández-Pardo ou Gaëtan Perrin ne réussissent à planter le deuxième (40e, 44e, 51e, 59e). Cela ne pouvait pas non plus être une partie de plaisir, au Marakana, où Berke Özer a rappelé qu’il était plus à l’aise sur les pénos qu’avec ses pieds pour relancer (33e), et les locaux ont fini par pousser les Lillois dans leurs retranchements.
Et Ngoy sortit du banc
Avec deux changements à la pause, dont l’entrée de Marko Arnautović, l’Étoile rouge de Belgrade a tourné autour du pot, à coups de longues touches, attendant le tir de Seol Young-woo pour retrouver le cadre et solliciter Özer, sauvé par sa défense sur le centre envoyé dans la foulée (78e). Benjamin Lavernhe avait commencé à singer Jim Carrey quand la prolongation a pointé le bout de son nez : tant pis pour la quiche prête à être dégustée, tant mieux pour les amateurs de rab et de sensations fortes.
NATHAN NGOY ENVOIE PEUT-ÊTRE LILLE EN 1/8E DE FINALE DE LIGUE EUROPA 🔥
Les Nordistes prennent les devants dans cette prolongation face à l'Étoile Rouge 🥵#FKCZLOSC | #UELpic.twitter.com/hUZ7Kat68T
Efficacité, encore. Coaching gagnant, cette fois. Le premier tir cadré lillois de la prolongation a fait exploser Bruno Genesio et son banc, d’où venait de sortir un certain Nathan Ngoy. En cannes, le défenseur belge s’est retrouvé au bout de la chaîne lancée par Fernandez-Pardo, prolongé par Felix Correia et donc conclue par Ngoy d’une frappe soudaine (0-2, 99e). Le second a eu la balle de la qualif après une remise de l’inusable Giroud (113e), qui réclamait un peu plus tard un penalty et soufflait de voir son équipe résister à des Serbes pressants, mais éliminés et chahutés par leur public. Le LOSC n’en a que faire : il sera toujours européen en mars prochain et il n’avait pas besoin d’un César pour cela.
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