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PSG : la fête des mauvais jours

Par Tom Binet, au Parc des Princes
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PSG : la fête des mauvais jours

Il y a un an de ça, le PSG prenait son envol vers un sacre historique en Ligue des champions. Mais après de longs mois à vivre dans l'euphorie, le club de la capitale va bien devoir se rendre à l'évidence : il n'a plus grand chose de la machine qu'il était au printemps dernier.

Le jeu des sept différences consiste à repérer les erreurs de reproduction dans une image d’apparence identique à l’originale. Malheureusement pour le PSG, ces erreurs sont clairement devenues trop nombreuses pour que sa version 2026 et le monstre qui terrorisait toute l’Europe au printemps dernier soient comparables.

États de forme disparates, blessures (Dembélé, Mayulu et Ruiz ce mercredi), effectif pas vraiment renforcé (voire affaibli au poste de gardien), adversaires mieux préparés : les raisons sont nombreuses mais le constat reste le même : le club de la capitale ne retrouvera pas son niveau de l’an dernier. Pas cette année, en tout cas. Il serait même grand temps d’arrêter de se chercher des excuses et de se concentrer sur l’idée de réenclencher un cycle, avec les moyens du bord, alors que se profilent les fameuses échéances qui définissent la trace laissée par une saison dans l’histoire.

« On a du stress et ça fait peur »

Ce mercredi soir contre Monaco, Désiré Doué et sa bande se sont une nouvelle fois fait (très) peur. À 11 contre 10 pendant la dernière demi-heure, ils ont su se remettre à l’endroit. « À la fin quand ils marquent (par Teze, but du 2-2 à la 90e+1), on a du stress et ça fait peur, reconnaissait le premier passeur parisien de la soirée au coup de sifflet final sur Canal +. L’objectif, c’est de dominer sur tout le match, mais il faut savoir aussi remonter un match quand on est menés. »

Les Rouge et Bleu ne peuvent pourtant pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus, une semaine après avoir déjà dû remonter un handicap de deux buts en Principauté face à une équipe en quête de rédemption. Oui mais voilà, les champions d’Europe font face à leurs propres limites. À commencer par un déficit physique difficile à compenser à ce niveau, auquel s’ajoutent des sautes de concentration coupables. Résultat : quatre buts évitables concédés en deux matchs ; un après quelques secondes de jeu à l’aller, un autre histoire de se faire une immense frayeur alors que tout semblait plier dans les derniers instants du retour.

Le doigt sur la sonnette d’alarme

Après des mois à clamer que tout allait rentrer dans l’ordre, que les prestations décevantes n’importaient pas vraiment, que les blessures ne dureraient qu’un temps et que l’effectif monterait en puissance pour retrouver sa vitesse de croisière quand cela compterait vraiment, l’heure est venue de se dire les choses. S’il veut réaliser un improbable back to back en Ligue des champions (exploit réalisé à une seule reprise au XXIe siècle), le PSG va devoir trouver d’autres ressources. Et arrêter de vivre dans l’auto-satisfaction de sa saison passée, aussi historique fût-elle. Ce n’est pas en se gargarisant éternellement que le Real Madrid de Zinédine Zidane a remis ça plusieurs fois d’affilée. La fête, presque béate, aura été belle depuis de longs mois mais il faut aussi savoir y mettre fin pour ne pas se contenter des accomplissements d’hier.

Cette saison nous avons montré notre résilience, notre capacité à surmonter les problèmes. Nous sommes prêts à jouer contre n’importe quelle équipe.

Luis Enrique

Qu’importe le résultat, Luis Enrique clame haut et fort combien il est heureux et ravi de chaque sortie de ses ouailles. Difficile d’imaginer que l’Espagnol a apprécié le spectacle, ce mercredi soir. « S’il y a une équipe prête à jouer le prochain tour, c’est nous. On est habitués à jouer ce type de match. Bien sûr qu’on peut s’améliorer mais il y avait un adversaire de très haut niveau, s’est-il appliqué à noyer le poisson en conférence de presse. Cette saison nous avons montré notre résilience, notre capacité à surmonter les problèmes. (…) Nous sommes prêts à jouer contre n’importe quelle équipe. On n’a jamais parlé des blessures comme une excuse, il reste trois mois de compétition et nous avons la même mentalité : aller gagner les deux trophées qu’il reste. » Sur la scène européenne, cela passera par Chelsea ou le Barça en huitièmes de finale. Peut-être les deux clubs avec le plus d’histoire commune au PSG depuis le début de l’ère QSI. Deux concurrents prestigieux sur le papier, mais qui affichent eux aussi des lacunes évidentes. Charge aux Parisiens de descendre de leur nuage et se préparer à faire avec les moyens du bord. Et tant pis pour le jeu des comparaisons.

Les notes de PSG-Monaco

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