Pas de remontada pour les Strasbourgeois face au Rayo Vallecano, les protégés de Gary O’Neil se sont inclinés 1 à 0 à la Meinau et ne connaîtront donc pas la première finale européenne de leur histoire. Pire encore : après leurs récentes contre-performances en championnat, les Alsaciens ne devraient pas retrouver l’Europe la saison prochaine.
Strasbourg 0-1 Rayo Vallecano
But : Alemão (42e) pour les Franjirrojos
Défaits à l’aller d’une courte tête (1-0), les Strasbourgeois comptaient bien refaire le coup de la remontada comme au tour précédent face à Mayence, surtout face à leur public. Mais rien ne s’est passé comme prévu pour les Alsaciens qui ne sont jamais vraiment entrés dans leur match face à un Rayo Vallecano sérieux, qui a su faire parler ses forces pour s’imposer de nouveau sur le plus petit des écarts grâce à Alemão (0-1, 0-2 score cumulé).
Les corners, point faible des Strasbourgeois
Malgré les retours de Valentín Barco et de Guela Doué, Strasbourg n’est jamais parvenu à entrer dans sa première mi-temps. Outre le manque de sommeil, le Rayo Vallecano a connu un premier coup dur avec la blessure d’Ilias Akhomach durant l’échauffement. Pas de quoi se lamenter longtemps pour les protégés d’Iñigo Pérez qui ont pris les rênes de la rencontre dès l’entame du match. Asphyxiée, la défense strasbourgeoise a longtemps pu remercier Mike Penders, déjà héroïque à l’aller. C’est Alemão qui a fait appel aux services du gardien belge en premier avec une tête parfaitement placée qui a poussé le portier alsacien à s’étendre de tout son long pour détourner le ballon (8e). Alors que les attaquants franjirrojos ont parfois manqué de précision, Unai López aurait bien pu profiter de l’erreur de relance de Penders qui s’est finalement parfaitement rattrapé en détournant le cuir des deux poings (28e).
Mais à force de céder, la défense strasbourgeoise a fini par rompre. Particulièrement en difficulté aussi bien sur coups de pied arrêtés offensifs que défensifs, les Alsaciens se sont inclinés sur corner. Parfaitement exécuté par Isi Palazón, Florian Lejeune a envoyé une reprise de volée une nouvelle fois détournée par Penders, mais Alemão parfaitement positionné n’a pas tremblé au moment de conclure à bout portant (0-1, 42e). Une première mi-temps bien loin du scénario imaginé par Gary O’Neil avant la rencontre, puisque ses ouailles n’ont frappé qu’une seule fois au but en 45 minutes par l’entremise de Doué, qui est également le seul tir cadré strasbourgeois de la rencontre (43e), contre 15 tentatives pour les Madrilènes.
Strasbourg pourra nourrir des regrets
La seconde période a été la copie conforme du premier acte. Penders aura maintenu l’espoir jusqu’au bout pour les Strasbourgeois. Isi Palazón (51e), puis Jorge De Frutos et Sergio Camello coup sur coup (68e) se sont cassé les dents sur la muraille belge. Lorsque le portier strasbourgeois n’était pas sur le chemin des attaquants franjirrojos, ce sont les attaquants du Rayo qui ont pêché à la finition, à l’image de De Frutos, pourtant dans une position idéale, qui a totalement manqué sa frappe (58e).
Les Alsaciens se sont rebiffés à partir de l’heure de jeu. Barco a été le premier à donner des sueurs froides aux Espagnols. Parfaitement lancé dans l’intervalle par Julio Enciso, l’international argentin est venu buter sur son compatriote Augusto Batalla (73e). La chance a fini par sourire aux Alsaciens, poussifs dans le camp madrilène, lorsqu’Oscar Valentin a contré la frappe de Doué de la main : aucune hésitation pour l’arbitre qui désigne le point de penalty. Mais comme trop souvent cette saison, Enciso s’est heurté au gardien adverse (90e+4), Strasbourg ne s’est donc même pas donné la peine de vivre des dernières minutes de folie. Trop tendres aussi bien offensivement que défensivement, les Strasbourgeois ont continué sur leur mauvaise dynamique du moment puisqu’ils comptent désormais quatre défaites lors de leurs cinq derniers matchs. Le Rayo Vallecano devient le onzième club espagnol à se qualifier pour une finale européenne et retrouvera donc Crystal Palace, qui s’est défait du Shakhtar Donetsk, à la Red Bull Arena le 27 mai prochain.
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