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PSG : une dynastie à lancer

Le PSG est à 90 minutes d’une deuxième finale de Ligue des champions en douze mois. Et ce n’est pas si courant. Serait-on en passe d’assister à l’avènement d’une dynastie, amenée à régner dans la durée ?
Le 6 mai est historiquement une date de couronnement. En 1910, George V devient roi du Royaume-Uni. En 2007, Nicolas Sarkozy accède à l’Élysée. En 2012, c’est son rival François Hollande qui devient président de la République. Sans parler des élections de Jacob Zum en Afrique du Sud (2009), Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire (2011) ou Mahamat Idriss Déby au Tchad (2024). En 2026, le 6 mai pourrait marquer un autre avènement : celui du Paris Saint-Germain comme une force incontestable et incontestée, sur laquelle il faudra compter pendant des années, dans la redoutable arène de la Ligue des champions. Il n’y aura pas encore de nouvelle couronne sur les têtes parisiennes ce 6 mai, même si celle glanée l’an dernier pourrait tomber, mais une qualification à l’Allianz Arena sur les coups de 23 heures (voire un peu plus tard), et le PSG pourrait prétendre à installer une dynastie.
Garder son trône
L’heure où l’Europe se moquait du Paris Saint-Germain paraît bien loin. Les Parisiens se retrouvent dans le dernier carré de la Ligue des champions pour la troisième année consécutive. Aucun autre club ne fait preuve d’une telle régularité depuis 2024. Une base solide. Mais l’édifice parisien doit encore aller plus haut. Depuis la réforme de 1992, huit clubs ont disputé deux finales de Ligue des champions consécutives : l’AC Milan (1993, 1994, 1995), l’Ajax (1995, 1996), la Juventus (1996, 1997, 1998), Valence (2000, 2001), Manchester United (2008, 2009), le Bayern (2012, 2013), le Real Madrid (2016, 2017, 2018) et Liverpool (2018, 2019). Des équipes qui ont marqué leur génération. Une belle tablée, que ce PSG aspire à rejoindre pour marquer définitivement son arrivée dans la cour des grands.
Ce ne sera pas une fin en soi, mais une étape, pour accéder au niveau supérieur et relever le défi ultime : gagner la compétition deux années d’affilée. Une rareté puisque lors des 40 dernières années, seuls l’AC Milan (1989, 1990) et le Real Madrid (2016, 2017, 2018) y sont parvenus. Luis Enrique ne cesse de marteler le même message. En mai dernier, avant la finale de la Ligue des champions. En août, au lancement de la saison. En décembre, à quelques heures de la finale de la Coupe intercontinentale. Le mois dernier, après PSG-Liverpool. « On veut continuer à marquer l’histoire. »

Des souvenirs qui restent
Entrer au panthéon du football européen n’est pas seulement une question de résultats. Cela requiert aussi de l’émotion. Le PSG a su en donner, avec des nuances, en renversant Manchester City en janvier 2025, en se qualifiant dans la tension à Anfield, en donnant une leçon historique à l’Inter en finale, et plus récemment en offrant, avec le Bayern, l’un des matchs les plus fous de l’histoire (récente) de la Ligue des champions. « On s’est levé au moins 50 fois pendant le match », témoigne Safet Sušić, marqué par le spectacle proposé par les deux équipes au Parc des Princes, dans les colonnes du Parisien.
« C’est la plus grande rencontre de C1 que j’ai jamais vue, nous confiait Didier Domi. Il y a eu l’Inter-Barça de l’année dernière, des confrontations extraordinaires dans les années 1990-2000, mais des comme ça… C’est le match le plus haletant, le plus spectaculaire, tout le monde s’est rendu coup pour coup. C’était un combat de boxe. À un moment, tout le monde oubliait presque la défense ! C’était attaquer, attaquer, attaquer… » Une soirée que l’on n’est pas près d’oublier. A fortiori si elle est suivie d’une qualification. Voire d’un peu plus encore, à la fin du mois.
Luis Enrique compare la demi-finale à un Rafael Nadal-Roger FedererPar Quentin Ballue



















































