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L’Espagne et ses golazos se rient de l’Angleterre

Par Robin Delorme, à Madrid
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L’Espagne et ses golazos se rient de l’Angleterre

Finalement vainqueur 2-0,, la Roja a attendu un golazo du novice Mario Gaspar pour prendre le dessus sur une timide Angleterre.

Espagne 2-0 Angleterre

Buts : Mario Gaspar (72e) et Cazorla (83e) pour la Roja

Les girouettes espagnoles ne savent plus ou donner de la tête. En cette douce soirée sur les bords de la Méditerranée, les supporters british s’en amusent, et se muent même en avocats de l’ancien Red Devil. A contrario d’une partie de l’aficion locale, toujours prompte à dégainer quelques sifflets mal placés, ils applaudissent et ovationnent le central blaugrana, toujours titulaire dans l’axe de la Roja. Une farce qui attend le seizième tour de cadran pour s’atténuer : Piqué, d’une tentative lointaine et contrée, crée la première occasion de la rencontre et reçoit quelques compliments. Une première dans la saison de la sélection espagnole qui s’accompagne d’une franche ovation à vingt minutes du terme. Heureux hasard, ces applaudissements sont suivis du premier but de la rencontre. Et quel but ! Trouvé par Cesc Fàbregas dans les airs à l’entrée de la surface, Mario Gaspar – déjà buteur à Kiev – fête sa seconde cape par un retourné acrobatique fou. Un golazo majuscule qui rend justice à l’Espagne, largement dominatrice 90 minutes durant. Toujours aussi maîtresse du cuir, elle poursuit son entreprise de solidité et enchaîne une sixième rencontre sans encaisser de but. De bon augure avant de défendre son titre à l’été prochain.

Allo Thiago bobo

Vicente del Bosque en garde sous la moustache. Après avoir laissé planer le futur sur son avenir à la tête de la Roja dans le courant de la semaine, il surprend son monde et dégaine un onze à deux pointes. Paco Alcácer, en léger regain de forme chez ses Chés, et Diego Costa, bad boy dans l’œil du cyclone, foulent la pelouse de l’estadio José Rico Pérez d’Alicante avec la chasuble de titulaires. Un comble, pour une sélection qui se cherche un nouveau Guaje, qui redistribue les cartes au milieu de terrain, et permet à l’Angleterre de sortir les muscles dès le coup d’envoi. Avant de les ranger après dix minutes, le temps suffisant pour que la Roja règle quelques détails de positionnement. Une fois la maîtrise du cuir récupérée, elle s’attèle à trouver ses deux attaquants qui, dans leur style respectif, provoquent quelques sueurs froides à Roy Hodgson. Les actions espagnoles prennent une nouvelle épaisseur lorsque, après des montées tranchantes mais mal exploitées de Bertrand, le Valencien et le Londonien tutoient les montants de Joe Hart. Une domination qui, loin de s’estomper, est refroidie par la sortie sur blessure de Thiago, qui enchaînait là sa seconde titularisation depuis des lustres.

Nolito désosse, Walker explose

Le retour sur le pré des vingt-deux acteurs s’accompagne d’une nouvelle rassurante, celle d’un simple traumatisme sur le genou déjà opéré du Munichois. Pour sa part, Vicente del Bosque poursuit ses innovations offensives. Remplaçant d’Iniesta, Nolito rejoint sur le front Alcácer et Diego Costa. Du duo au trio, l’assise défensive anglaise recule d’un cran et ne se projette plus vers l’avant. Étouffée, elle frôle même l’humiliation quand Nolito fait de Walker sa chose. À l’arrêt, en pleine course, dos au jeu, le joueur du Celta rend fou son vis-à-vis. Son dédoublement, d’une talonnade avec Jordi Alba, est même sorti de peu par une claquette de Joe Hart. Un capitaine et portier anglais qui doit s’incliner une première fois quelques minutes plus tard sur le chef d’œuvre du latéral de Villarreal. Puis une seconde, sur une réalisation d’école des Espagnols. Décalé plein axe, Cazorla reprend du plat du pied et rend au tableau d’affichage un écart aussi conséquent que le jeu proposé par les deux sélections. Illustration de cet écart est donnée par Walker, mis au supplice durant tout le seconde acte et qui souhaite en découdre avec son bourreau Nolito. Dans le temps additionnel, la barre transversale, puis Casillas empêchent même la réduction du score…

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Par Robin Delorme, à Madrid

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