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Les notes des Bleus contre la Biélorussie

Par Maxime Brigand, au Stade de France
3' 3 minutes
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Les notes des Bleus contre la Biélorussie

Bousculée, secouée, remuée, l'équipe de France est ressortie du shaker biélorusse avec une victoire précieuse (2-1). Ingrédients principaux : Lemar, Digne et un axe central qui rassure.

France

Lloris (5) : Capitaine d’un navire qui ne fait flipper aucune flotte, lâché par son contre-amiral Varane sur la réduction du score de Saroka, le VRP de la sciure à la française a cette fois tangué comme tout le monde, regardant les boulets filer devant sa cale pendant toute la seconde période. Peu importe, le gouvernail est toujours en place.

Sidibé (3,5) : Le seul mec capable de nous rappeler à quel point Lionel Potillon aurait mérité une sélection. Sébastien Corchia : 06 17 XX XX XX.

Varane (6) : Comme son alter ego d’Urbino, il a d’abord offert un condensé de sa dolce maniera. Puis, il a craqué à la première secousse avant de se remettre à l’endroit. Employé de la semaine malgré tout.

Umtiti (5,5) : Conserve sortie au dernier moment sur la table de l’Euro, il a une nouvelle fois prouvé ses ressources énergétiques malgré quelques fausses notes en bouche à la relance. Solide pour l’avenir, comme les flageolets.

Digne (6,5) : Tour décisive de Didier Deschamps sur l’échiquier de Sofia samedi, le dépeceur de Meaux a encore glissé sur son couloir comme Shaun Thomson gobait les vagues. Lucas Magnotta.

Tolisso (6) : Un première année d’école de médecine à son WEI. Timide d’abord, se contentant de rester aux côtés de son pote Blaise, il s’est échappé ensuite, confirmant son statut de punching ball préféré des adversaires, mais aussi de soiffard en devenir. Détail : lâche son verre à moitié plein.

Matuidi (6,5) : Caution cœur du groupe, incompris de son époque, mais terriblement attachant et décisif, notamment au moment de glisser du caviar dans le bec de la poupée madrilène préférée des ados. Un Kirby.

Coman (4) : De la légèreté, des coups dans les chevilles, des potes qui le serrent de trop près et qui l’empêchent de lever la tête. Un bel objet d’étude pour L214. Remplacé par Mbappé (61e), bonbon acidulé.

Lemar (7) : Un prince à Saint-Ouen. Son étalage ? Des semelles, des sourires, un buste bombé, des centres royaux et quelques ristournes pour ses potes avant de fermer progressivement la boutique. Thomas Lemarché. Remplacé par Payet (83e), en balade.

Griezmann (6) : Le pote énervant, celui qui se planque toute la soirée et qui rafle la mise sur la piste avec un but et une passe décisive. Pas de doute, Chris Brown est bien là-dessous. Remplacé par Sissoko (78e), sauvé pour le conseil.

Giroud (6) : Pas toujours beau, rarement à l’aise dans la construction, mais voilà, monsieur vient de cocher sa vingt-huitième case buts chez les Bleus. Et ça suffit pour dépasser celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Olivier Potter.

Par Maxime Brigand, au Stade de France

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