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  • Lyon-Shakhtar Donetsk (2-2)

Les intermittents du spectacle

Par Nicolas Jucha
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Les intermittents du spectacle

Mené 2-0 sur sa pelouse, l'Olympique lyonnais a trouvé les ressources pour sauver les meubles avec un nul 2-2 qui le maintient en tête de son groupe. Mais entre le soulagement et le sentiment de gâchis face aux possibilités lyonnaises, le cœur balance.

Le Shakhtar Donetsk n’a pas le prestige de Manchester City, mais l’affiche à huis clos de ce mardi sentait le traquenard à plein nez. Et les Ukrainiens ont confirmé les craintes : une performance collective de haut vol et une qualité technique digne de la Ligue des champions, pour une première période totalement maîtrisée face à Lyon. L’absence de supporters ne suffisait pas, alors, à justifier la supériorité des visiteurs, ni leur avance méritée au score. L’OL de cette première période, c’est le mauvais visage d’une équipe capable du pire depuis le début de saison. L’OL post-réduction du score par Moussa Dembélé, est plus en phase avec la prestation exemplaire de Manchester.

L’Olympique lyonnais de Bruno Génésio est encore premier de son groupe de Ligue des champions ce soir, mais il donne l’impression de jouer avec le feu pour de douteuses raisons psychologiques, comme si les scénarios trop paisibles ne lui convenaient pas. En zone mixte, Lucas Tousart a mis en avant la jeunesse du groupe pour justifier les temps faibles catastrophiques de son équipe. Une excuse insuffisante pour expliquer qu’au jeu collectif huilé du Shakhtar, l’Olympique lyonnais ne tentait de répondre que par des fulgurances individuelles isolées.

Des lacunes masquées par le talent

Pire, sur le second but ukrainien, dans un temps fort lyonnais, l’équipe de Génésio s’est retrouvée totalement coupée en deux, avec des milieux et attaquants aucunement concernés par le repli défensif. Et face à un adversaire du calibre de Donetsk, une défense livrée à elle-même ne peut pas grand-chose. Les manques de l’OL – qui a couru 5 km de moins que son adversaire ce soir – seront masqués en partie par la capacité de réaction incroyable du groupe lyonnais, revenu dans le match en moins de cinq minutes, avec l’impression de pouvoir aller chercher les trois points quand on les croyait morts l’instant d’avant. Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ? Force est de constater que malgré tous ses écarts « collectifs » , Lyon peut rêver aussi bien en Ligue 1 qu’en C1. Force est de constater également que rarement ces dernières années on a vu une telle concentration de talents dans une écurie française – excepté Paris –, le dernier exemple comparable étant le Monaco de 2016-2017, à un Kylian Mbappé près.

Un potentiel à exploiter

Lyon est suffisamment armé (Fekir, Depay, Aouar, Ndombele…) pour faire très mal à n’importe qui. Le match à Manchester City l’a prouvé. Reste pour cet OL à apprendre à se faire mal, à jouer tous les matchs, qui plus est du début jusqu’à la fin. Et alors de très belles choses pourraient se produire cette saison au Groupama Stadium. Reste que cette capacité à maintenir son niveau de jeu quelle que soit l’opposition, c’est bien ce qui fait finalement la différence entre une bonne équipe et une grande. Il ne manque pas forcément beaucoup de choses à Bruno Génésio et ses hommes pour franchir le pas, mais ce sont souvent les derniers paliers les plus compliqués à passer. Et si cet OL-là n’y parvient pas, on ne pourra s’empêcher d’y voir une forme de gâchis.

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