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  • PSG/Nancy (2-1)

Le PSG peut remercier Ibrahimovic

Par Alexandre Pauwels
4 minutes
Le PSG peut remercier Ibrahimovic

C'est un PSG maladroit et fatigué qui a pris le meilleur sur Nancy cet après-midi. Surpris en contre, les Parisiens sont parvenus à prendre l'avantage en l'espace de trois minutes, grâce à l'inévitable Zlatan (2-1). Du reste, ils n'ont pas été convaincants. Du tout.

PSG-Nancy : 2-1 (0-1)Buteurs : Zlatan Ibrahimović (59e, 62e) pour le PSG. Moukandjo (36e) pour Nancy.

Leonardo se fait tailler dans tous les sens, depuis sa fameuse décla post-défaite à Reims. Le PSG, cette équipe « faite pour l’Europe » , négocierait mieux les grands rendez-vous que les petits. Alors si les Parisiens ont remporté la victoire cet après-midi face à Nancy, il y a, quelque part, du vrai dans ce qu’on appelle désormais communément « le théorème de Leo » . La fatigue accumulée ces dernières semaines n’aidant pas, le PSG a franchement galéré face au 19e de Ligue 1. Incapables de trouver les espaces et peu réalistes, les hommes de Carlo Ancelotti s’en sont remis à Zlatan et à ses trois minutes de feu, pour remporter trois points. Une performance peu convaincante, dans la lignée des revers à Reims ou Sochaux, face à ces « petits » de L1.

Nancy surprend en contre

Sans Thiago Motta ni Jallet, coach Ancelotti aligne d’entrée Verratti et Van der Wiel. Côté nancéien, Patrick Gabriel a quant à lui concocté un 3-4-3 modulable. Et cet ASNL présente assurément le visage que son coach voulait bien lui donner. Sans complexe, l’avant-dernier de Ligue 1 entre bien mieux dans son match, impose un défi physique au milieu. En face, les Parisiens apparaissent en dedans, et répondent à la domination des locaux par une défense bien basse. Il faut en réalité attendre le premier quart d’heure pour que le PSG sorte de sa carapace. Le temps qu’il aura fallu pour « mesurer la faiblesse de l’adversaire » , répondra peut-être Leonardo. Ou pour prendre conscience des possibilités, après un face-à-face raté par Matuidi. En attendant, les Franciliens montent d’un cran, et les rôles s’inversent. Verratti et Sakho récupèrent une flopée de ballons, les Lorrains reculent. Un contexte plus logique, mais qui est en réalité favorable à la tactique initiale de coach Gabriel. Là où les Parisiens sont maladroits à l’approche des 16m50, les Nancéiens, eux, explosent en contre. Et après une première occasion de but pour le remuant Jebbour, qui trouvera les gants et le poteau de Sirigu, Moukandjo va concrétiser : sur une balle bêtement perdue par Pastore, Bakar mène la contre-attaque et lance l’attaquant camerounais face au portier. Après avoir buté une première fois sur le dernier rempart, il voit le ballon lui revenir sur la tronche, et ne manque pas sa seconde chance (0-1, 36e). Logique. Un nouveau face-à-face perdu par Lucas face au gardien ne fera que confirmer la tendance : le PSG n’y est pas vraiment.

Et Zlatan surgit

Mis à part le remplacement – on ne peut plus logique – de Pastore pour l’entrée en jeu de Ménez, on serait tenté de dire qu’on « prend les mêmes, et on recommence » à la reprise. Parce que le PSG monopolise toujours le ballon face à un gros bloc nancéien, et galère à trouver les espaces. Même topo, encore, au niveau du réalisme. Car lorsque ces Parisiens trouvent enfin une faille, la finition fait défaut : lancé par Verratti en profondeur, Zlatan bloque sur Gregorini. Ça commence à faire. Heureusement pour Paris que Puygrenier commettra une erreur. Une seule erreur, qui changera tout un match : sur un centre parisien, l’ancien du Zénith se chauffe pour un contrôle poitrine à l’entrée de la surface. Pas vraiment efficace : le ballon revient dans les pieds de Ménez, lequel décale Zlatan, qui bat enfin le portier (1-1, 59e). Un but libérateur, qui abat autant les Lorrains qu’il remotive les partenaires du Suédois. À peine trois minutes plus tard, Verratti – excellent aujourd’hui – balance une nouvelle ouverture dans le dos de la défense, à destination de… Zlatan. Le numéro 10 efface un Gregorini parti à la pêche et glisse le ballon au fond (2-1, 62e). Trois minutes, voilà qui suffira. Le PSG résistera tant bien que mal aux assauts adverses – merci le poteau, sur une nouvelle tentative de Zitte – et glane trois points dans la difficulté, pour assurer son leadership en Ligue 1. L’essentiel est bien là. Pour le beau jeu et la manière, en revanche, il faudra repasser.

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