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  • Paraguay/Equateur (0-0)

Le Paraguay comme le Brésil

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Le Paraguay comme le Brésil

Dans un match de haute intensité et de bonne qualité technique, Paraguayens et Equatoriens n'ont pu se départager, mais ont prouvé qu'il faudra compter sur eux dans cette compétition. Mauvaise nouvelle pour la Tricolor cependant, la sortie sur blessure d'un Valencia en forme à la mi-temps. Egalité parfaite dans ce groupe B.

Paraguay – Equateur : 0-0

Le groupe B sera plus serré que ce que l’on imaginait. Sur le papier, les Neymar, Robinho, Ganso et autre Pato ne devaient faire qu’une bouchée des modestes vénézuéliens un peu plus tôt dimanche, et laisser le Paraguay et l’Equateur s’arracher la deuxième place. Mais solidaires du pays hôte, les Auriverdes ont préféré se contenter d’un triste match nul 0 à 0, mettant encore un plus de pression sur les deux autres rivaux de la soirée. Quart de finaliste du dernier mondial, les Paraguayens partaient légèrement favoris de cette rencontre face à des Equatoriens incapables de passer les poules depuis quatorze ans. Mais dans cette édition gaucho, les buteurs ont la grosse tête dans les chaussettes, et même les plus petits tiennent tête aux plus grands.

A Santa Fe, dans un stade Brigadier General Estanislao López logiquement acquis à la cause des Guaranis, distance oblige, les rouges et blancs se présentent avec un duo d’attaque Lucas Barrios-Roque Santa Cruz excitant. La première mi-temps est très intense, et voit les Paraguayens rentrer bien mieux dans leur match. Plus vifs, plus précis, ils confisquent le ballon toute la première demi-heure, et n’ont besoin que de dix minutes pour se procurer une première grosse occasion. Estigarribia déborde et met dix mètres à ses deux poursuivants sur le côté gauche, avant de servir idéalement Barreto en retrait, mais la frappe du joueur de l’Atalanta Bergame est boxée en corner par le vétéran Elizaga, 39 ans et doyen de la compétition. Lucas Barrios, puis Ortigoza, à cinq mètres du but, tentent leur chance mais butent eux-aussi sur le portier de Quito. Asphyxié, l’Equateur trouve en Benitez sa bouteille d’oxygène, l’attaquant s’élance depuis le milieu de terrain, laisse sur place les deux défenseurs centraux d’un subtil crochet, mais pousse trop loin son ballon en tentant d’esquiver Villar, le dernier rempart guarani. Les Equatoriens posent enfin le pied sur le ballon, tout en penchant sérieusement à droite, où les accélérations de Valencia font très mal au pauvre Aureliano Torres. Barreto, blessé, a laissé sa place à Vera, et c’est toute la machine paraguayenne qui est déséquilibrée. Mais côté équatorien on peine à viser juste, toutes les frappes sont non cadrées. Castillo, lui, ne manque pas sa cible, en plaçant ses crampons en plein dans l’entre-jambes de Lucas Barrios. 0-0, la mi-temps est la bienvenue pour les Paraguayens.

Coup dur pour l’Equateur au retour des vestiaires, Valencia s’est lui aussi blessé et doit laisser sa place à Arroyo. Toujours la même intensité sur le terrain, ça va à 200 à l’heure, d’un côté à l’autre. Caicedo claque une tête qui frôle la transversale d’un Villar battu, et dans la minute qui suit, Santa Cruz rappelle qu’il est bien sur le terrain en enrhumant son vis-à-vis avant de lancer parfaitement Estigarribia dans la profondeur, qui manque l’offrande. On assiste en fait à un vrai duel de sud-américains, c’est-à-dire 22 morts de faim sur la pelouse, des gros duels, et pas un moment de répit. 62ème minute, Santa Cruz est définitivement dans son match et dépose une tête magnifique détournée du bout des gants par un Elizaga impressionnant. Cette deuxième mi-temps est très équilibrée. A un quart d’heure du terme, Gerardo Tata Martino, le sélectionneur paraguayen, remplace un Lucas Barrios trop discret par Valdez, l’ex compère de Trezeguet à Alicante, qui en quelques minutes et trois frappes a montré qu’il valait peut-être mieux qu’un simple remplaçant de luxe. Valencia manque cruellement à l’attaque Tricolor, qui sans sa star galère pour faire la différence sur les côtés. La fin de match est plus fermée, avec deux équipes qui ont compris qu’il fallait surtout ne pas perdre. 0-0 score final, le Paraguay s’est heurté à un bel Equateur, dans un match de qualité. Tous les compteurs sont à zéro dans ce groupe B. Le Brésil peut faire la grimace, il a là deux sérieux concurrents qui devraient le faire souffrir.

Leo Ruiz

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