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Le Mexique en mode gangsta

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Le Mexique en mode gangsta

De la violence, du sexe et de la violence : le Mexique se fait racoleur cette semaine.

De la violence d’abord. Car après Salvador Cabanas, c’est un autre joueur de l’America qui a été agressé à l’arme de poing. Cette fois, rien de grave, puisque le plomb n’a fait qu’effleurer la fesse gauche de Juan Carlos Silva, jeune milieu de terrain du plus grand club de Mexico. Il venait de refuser de faire don de ses clés de voiture. Au-delà de ces deux agressions rapprochées, être joueur de l’America est devenu un travail à risque depuis deux ans. Au total, deux accidents, trois cerveaux opérés, et deux agressions à l’arme pas vraiment blanche ont rythmé le quotidien des Azulcrema. Pour commencer, le 12 août 2008, le défenseur Carlos Sanchez est victime d’un accident cérébral. Depuis, il n’a pu retrouver que la mobilité de la partie gauche de son corps. Il ne rejouera jamais au foot. Septembre 2009, l’attaquant Arnold Rivas se crashe en voiture. Opéré au cerveau, il vient de retrouver le groupe pour le tournoi de clôture 2010. Entre-temps, autre accident, une voiture perd le contrôle devant le centre d’entraînement du club en septembre 2008, et défonce un mur en brique. Les fondations de l’America ne seraient-elles pas vraiment saines ?

Choc culturel à Monterrey

Du sexe maintenant. Ou plus précisément, des seins. Car, il y a huit jours, une grande blonde a fait singulièrement monter la température dans l’enceinte des Rayados de Monterrey, les champions en titre, avec une recette basique mais sûre : danser sensuellement, puis soulever son maillot pour montrer ses (énormes) seins. La scène a fait le tour des télés du Mexique, et la grand blonde américaine est devenue pour tout le pays « La guera del Tec » (la blanche du Tec, le stade de Monterrey). Vénale en plus d’être exhibitionniste, cette habitante de Houston a décidé de faire fructifier son quart d’heure de célébrité en mettant aux enchères son maillot et son bonnet (pas de jeu de mots ici, cf vidéo ci-dessous). Faux-cul, elle a toutefois annoncé que 50% des dons seraient reversés à une œuvre de charité à définir. Ce qui en fait toujours la moitié pour cette assistante d’un chirurgien (esthétique ?), qui a confié travailler 90 heures par semaine et être venue se détendre un week-end à Monterrey où habite son boyfriend. Partie avec des menottes du stade de la grande ville du nord du Mexique, elle a également dévoilé le secret de sa conduite désinhibée : s’être envoyé une bouteille de champagne et quelques bières. Plus politique, elle a aussi placé le débat sur le thème de l’identité nationale : « Ils m’ont arrêtée pour avoir montré mes seins : c’est interdit par vos lois ou votre culture ? » . Réponse sèche et pas du tout dramatisante du président du club : « On s’étonne qu’il y ait de la violence au Mexique, qu’il y ait tant de dissolution dans les foyers, de conflits familiaux, mais on ne peut vivre comme société dans un environnement de relâchement des mœurs » . Quoiqu’il en soit, les enchères se montent pour le moment à 4700 pesos. Si vous voulez contribuer à cette œuvre de charité, c’est ici : http://elrobot.tv/site/promociones/.

Les (énormes) seins de la Guera

Un coup de poing pour un braquage

Enfin pour terminer, après du sexe, un peu de violence. Raul Arias a été un entraîneur, plutôt malheureux, des Chivas, l’institution la plus populaire du Mexique. Venu assister tranquille à la partie de Cruz Azul samedi, le technicien est tombé sur un supporter du club de Guadalajara un brin rancunier : « Heureusement qu’ils t’ont viré » lui lança-t-il. Après avoir bouilli intérieurement quelques minutes, Raul Arias s’est alors dirigé vers le moqueur pour lui mettre son poing dans la gueule. Depuis, l’agresseur s’est excusé mais a aussi présenté une sérieuse excuse à son accès de violence : il venait de se faire braquer sa montre à la descente de sa voiture. Décidément, c’est à la mode.

Un joueur de Leicester envoyé en prêt à cause d’une humiliation au billard ?

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