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  • 8es de finale retour
  • Bayern/Shakhtar (7-0)

Le Bayern en mode bulldozer

Par Côme Tessier
3' 3 minutes
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Le Bayern en mode bulldozer

Le Bayern se qualifie sans faire de détail devant le Shakhtar Donetsk, 7-0. Les Ukrainiens n'ont eu que trois minutes d'espoir, avant de s'incliner doucement mais nettement, à 10 contre 11.

B. MunichShakhtar Donetsk (70)

T. Müller (5′), J. Boateng (33′), F. Ribéry (50′), T. Müller (51′), H. Badstuber (62′), Lewandowski (73′), M. Götze (87′) pour Bayern Munich

Il y avait le film Vier Minuten. Désormais, les Allemands connaissent Drei Minuten (3 minutes), soit la durée du huitième retour de Ligue des champions entre le Bayern et le Shakhtar Donetsk. Après les trois minutes initiales, le match est fini. En trois minutes, le Bayern est légèrement bousculé, pressé. Neuer est obligé de dégager en catastrophe à une ou deux reprises… Mais de l’autre côté du terrain, Götze a aussi le temps pour tomber dans la surface, fauché par Kucher. L’arbitre siffle à juste titre le penalty. Il y ajoute un carton rouge, le plus rapide de l’histoire de la compétition. Thomas Müller transforme et donne l’avantage. Un avantage définitif : en trois minutes, l’arbitre et Götze ont tué le match.

Pourtant, les Bavarois ne sont pas sereins à l’heure d’entendre l’hymne de la Ligue des champions dans l’Allianz Arena. À l’aller, le Bayern a galéré, souffert, s’est fait peur. Dans un match électrique à Lviv, dont Xabi Alonso a rapporté un carton rouge, le Shakhtar avait montré des qualités physiques et tactiques qui pouvaient poser question avant le match retour : les Ukrainiens pouvaient-ils résister à un second assaut, dans la maison munichoise ? La compo du Bayern donne bien le ton, ce sera un nouveau crash-test. Pep Guardiola opte pour une tactique rassurante mais offensive, par le retour au 4-1-4-1 associé au quintet effrayant composé de Robben et Ribéry pour les ailes, Götze et Müller dans l’axe, Lewandowski en pointe. Le Shaktar y répond par sa colonie brésilienne et une formation solide et rapide, taillée pour le contre, comme à Lviv.

Shakhtar au shaker

Mais il y a cette troisième minute qui change tout. Lucescu réorganise les siens comme il peut, Taison est renvoyé dans les cordes pour préserver un minimum d’espoir. Seulement, le Bayern a trouvé la confiance et n’a plus rien à craindre. Boateng et Alaba font tour à tour les patrons pour reprendre le ballon, si jamais un Blanc part de l’avant. Les autres joueurs font joujou avec la baballe. Ça régale, à défaut de marquer. Robben, notamment, croque ; avant que ses ischio ne craquent. Même en protestant, il n’a pas le choix, il cède sa place. La partition continue tout de même avec Rode, et il faut des miracles pour empêcher les filets de Pyatov de trembler une deuxième fois, entre frappe enveloppée de Müller, tentative finaude de Ribéry (28′) et poteau résistant sur une tête de Lewandowski (24′). Seul Boateng, façon Pippo Inzaghi, arrive à ajouter une ligne au compte des buteurs. Le Bayern s’amuse et se garde la balle en se faisant des passes. La différence statistique est abyssale : 336 passes réussies d’un côté, à peine 63 de l’autre. Que faire contre cela ?

Rien. Les espoirs s’évaporent au rythme auquel l’adversaire accentue son avance au score. Ribéry régale en combinant sur un corner, Thomas Müller rend grâce à l’effort de Götze pour sauver un ballon destiné à sortir. 4-0. Le Shakhtar est secoué de toute part, de droite et de gauche, comme dans un shaker. Le cocktail qui en ressort est salé, mais le mélange est propre, beau, parfait techniquement. Badstuber a le droit à son hommage avec un nouveau but après un nouveau corner. Lewandowski profite d’un rare moment où il peut partir dans le dos de la défense pour y mettre son grain. Götze, au-dessus du lot depuis le début de la soirée, est récompensé de ses efforts par un dernier but anecdotique. Le Bayern se qualifie et peut faire face à son futur adversaire, le tout devant les yeux de Manuel Neuer, observateur depuis son meilleur poste, le rond central.

⇒ Résultats et classement de la Ligue des champions

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Par Côme Tessier

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