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Nice-Saint-Étienne, la mauvaise cerise sur le gâteau de la LFP

Après une saison marquée par une incapacité chronique à anticiper et gérer l'organisation de ses compétitions, la LFP s'est offert un dernier couac pour finir la campagne. Reportés pour cause de finale de Coupe de France, les barrages entre Nice et Saint-Étienne pourraient ainsi se jouer sans les mondialistes des deux clubs.
La saison de Ligue 1 enfin arrivée à son terme (avec 24 heures de retard sur l’horaire initialement prévu), la Ligue de football professionnel (LFP) n’en a pourtant pas terminé avec les galères. Une triste habitude depuis le début de saison pour une instance visiblement incapable de la moindre anticipation, clairement pas douée en calendriers. Y’a pas écrit La Poste, on l’aura bien compris ces derniers mois. Dernière bourde en date : le report des barrages aux 26 et 29 mai, soit au-delà de la deadline fixée par la FIFA pour libérer les Mondialistes (25 mai). Prête à se monter clémente à coups de dérogations pour les finales européennes (Ligue Conférence et Ligue des champions, en l’occurrence), l’instance internationale l’est étonnamment beaucoup moins pour un rendez-vous qui n’a rien de prestigieux à ses yeux.

Résultat, Saint-Étienne et Nice pourraient donc se retrouver à jouer leur avenir sans leurs joueurs internationaux. La faute à cette fichue finale de Coupe de France (dont l’organisation ne dépend pas de la Ligue, mais de la FFF), à laquelle les Aiglons se sont donc invités. Ce que personne n’aurait pu prédire bien sûr, Reims n’ayant pas déjà démontré l’absurdité de la chose voilà à peine un an. Pourquoi changer une recette viciée, après tout ? Seul ajustement cette fois, le match aller du barrage (initialement programmé la veille de la finale) se jouera lui aussi après le rendez-vous du Stade de France… et donc au-delà de la date limite pour les chanceux attendus au pays de l’Oncle Sam. La LFP aurait d’ailleurs prévu de lancer des négociations avec les sélections concernées pour tenter de les convaincre de laisser leurs ouailles à disposition quelques jours de plus. Pas sûr que cette ingérence rassure vraiment Stéphanois et Niçois.
La saison des boulettes
Cet énième couac dans la programmation des rencontres invite ainsi à tirer une fois de plus sur l’ambulance, après une fin de saison de Ligue 1 déjà marquée par plusieurs ratés et incompréhensions. Un sprint final au cours duquel les patrons du football hexagonal ont notamment réussi à balayer d’un revers de la main ce qui se présentait alors comme un choc au sommet d’une Ligue 1 trop souvent pliée avant même le mois d’avril. Avant de déplacer les deux multiplex de clôture au dernier moment (le premier en raison du parcours européen de Strasbourg), sans oublier l’avancement de la rencontre en Lens et Nantes au vendredi 8 mai, sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi. Comme une impression d’improvisation totale, au détriment de l’intérêt des rencontres, des supporters et du championnat dans son ensemble.
« La Ligue, ils ont fait plein de trucs bizarres cette année. Ça fait dix ans qu’on nous dit qu’il faut jouer les deux dernières journées en même temps, et puis là il y a des petits coups de canif dans le contrat », lâchait par exemple Bruno Genesio au moment des faits. Une incertitude globale qui génère toujours plus de frustration chez les protagonistes. Surtout quelques années après avoir vu la Ligue 1 être réduite à 18 clubs (supprimant quatre journées au passage) et la Coupe de la Ligue envoyée aux oubliettes. Un peu comme si la LFP s’appliquait à écorner elle-même l’image de son propre produit à chaque occasion, comme l’a encore laissé apercevoir la cérémonie de remise du trophée ridicule pour le PSG à Jean Bouin. L’avantage avec le barrage entre Nice et Saint-Étienne, c’est que ça ne se remarquera pas trop sur le sacro-saint marché international.
Gros coup dur pour Nice avant les barrages face à Saint-ÉtiennePar Tom Binet






















































