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Lass, but not least

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Lass, but not least

Ce soir, le Real joue à Santander mais n'a plus la tête qu'à deux choses. Le clasico de la semaine prochaine et le «problème Lass». L'ancien Havrais n'est plus en odeur de sainteté du côté de Bernabeu. Bien que considéré comme l'un des meilleurs milieux relayeurs du monde, Lass devrait faire ses valises à l'été. Ça ne vous rappelle rien ?

Le 10 novembre 2009, le Real n’arrive pas à se défaire d’Alcorcon à Santiago Bernabeu. Pellegrini jette ses derrière cartouches et sort Lass à la 70ème. Le stade madrilène mugit contre la décision du Chilien. Le Real sombre mais Lass entre ce soir-là dans le club des intouchables merengues. Le 20 mars 2010, le Real pédale dans la choucroute contre le Sporting Gijon. Pellegrini remplace Lass par Guti à la mi-temps. Cette fois-ci tout le monde s’en fout. Pire, Guti est accueilli comme le messie et le Real gagne 3-1. La roue a tourné. Un peu vite peut-être.

Tout a basculé le 20 janvier quand les Merengues s’imposent à La Corogne (pour la première fois en 19 ans) avec Granero-Guti-Alonso au milieu. Depuis ce jour, Lass passe d’un seul coup du stade de pilier de l’équipe à celui de boulet. Avec le retour en grâce de Van der Vaart, le statut d’enfant chéri de Granero et les fulgurances de la blonde Guti, Lass tient la chandelle. Le 4-2-2-2 n’a plus vraiment la cote. Exilé à droite, le rendement de l’ancien Havrais n’est plus le même. Du coup, Manolo Lama, sorte d’Eugène Sacomano espagnol, s’en donne à cœur joie en direct sur la radio Cadena Ser : « J’ai toujours dit que ce joueur n’avait pas le niveau pour jouer au Real. Gago et Alonso c’est quand même mieux » . On avoue avoir du mal à se contenir.

Car le grand problème de Lass et la seule vraie raison de sa disgrâce, c’est Mister Perfect. Pourtant loin d’être irréprochable au milieu depuis le début de saison, Xabi Alonso, c’est le pilier de la sélection espagnole et le gendre idéal pour tous les bigots de la chapelle merengue. En interne, sa principale qualité est d’avoir été recruté par Perez. Lass est un homme de Calderón. Tant pis pour lui. Au Real, la star du milieu c’est Barbe-Rousse. L’axe lui revient donc de droit. Le vent en poupe et avec le courage d’un Vichyssois, il exécute Lass en pleine conférence de presse : « Gago (pour la première fois titulaire de l’année, NDRL) a fait un très grand match (contre Getafe). Ça me fait très plaisir pour lui. Ça faisait longtemps qu’on l’attendait » . Merci pour lui, merci pour Lass.

La diarrhée de Lass

Lass va partir, c’est une certitude mathématique. Au Real on s’arrange alors pour filtrer des doutes quant à ses blessures et autres indispositions. Sa gastro-entérite se transforme en « prétendue indisposition » dans As et on ne manque pas de signaler « le malaise » qu’a pu générer son absence lors d’un déjeuner commun mercredi dernier. Tandis que Mister Perfect fait la Une des journaux à la mode (Esquire d’avril), Lass remplit les caniveaux de As. La pire presse sportive du monde a encore frappé.

En quelques semaines, Lass est passé de la suite royale aux oubliettes du palais. À vrai dire, tout était écrit. Un milieu récupérateur n’a rien à faire dans les cœurs merengues. Le seul qui enthousiasma jamais les socios, c’est Redondo. Et encore. Alonso, c’est le chouchou de la presse, de président et du public. Bonne nouvelle pour Lass, les prétendants seront nombreux (l’Inter l’aurait déjà approché, en tous cas c’est ce que raconte son agent). Mauvaise nouvelle pour le Real : Claude Makélélé s’en va une deuxième fois.

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