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L’Angleterre, travailler plus pour gagner plus

Par Thomas Goubin
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L’Angleterre, travailler plus pour gagner plus

Capello est mort, vive le Roy. L'ère Roy Hodgson vient de s'ouvrir sur une courte victoire en Norvège (0-1), qui va permettre au nouveau sélectionneur de travailler dans le calme. Buteur, Ashley Young a marqué des points.

Pas le temps de tâtonner pour Roy Hodgson. Lors des séances d’entraînement de la semaine, le plus continental des entraîneurs anglais avait ainsi surpris en donnant des mots d’ordre so british. En somme, ne pas éterniser les phases de possession, et trouver le plus directement possible Andy Caroll, le « big man » . Conscient qu’il n’aurait pas le temps de cuisiner à sa manière les Three Lions, Hodgson a mis ses convictions de côté. En terme d’organisation tactique, l’ex-entraîneur de Fulham se repose ainsi sur les acquis anglais : un bon vieux 4-4-2.

À défaut d’entrevoir l’équipe qui affrontera la France le 11 juin, les joueurs de Chelsea et le Citizen Joe Hart étant laissés au repos, ce premier match amical pré-Euro a permis de mesurer l’emprise du nouveau sélectionneur sur son groupe. L’Angleterre est apparue appliquée, plutôt solide, respectant à la lettre les consignes de son nouveau coach. Associé à Andy Caroll, dans un rôle de deuxième attaquant, Ashley Young a fait forte impression. Une mauvaise nouvelle pour Jermain Defoe. Dès la huitième minute, l’explosif Mancunien a mis en évidence ce qu’il pouvait apporter dans l’axe, en ouvrant le score. Lancé par Caroll, Young s’est amusé avec Hangeland, le défenseur norvégien importé à Fulham par… Hodgson, avant d’ajuster proprement le portier. Young a inscrit quatre buts lors des quatre derniers matches de l’Angleterre. Une statistique pas anodine, alors que la sélection sera privée de Rooney, suspendu, lors des deux premiers matches de l’Euro.

Derrière le duo Carroll-Young, Hodgson avait opté pour associer Parker et Gerrard afin de contrôler la partie centrale de l’entre-jeu. Chargés de l’animation des couloirs, Milner, à droite, et Downing, à gauche, n’ont provoqué que peu de frissons. Enfin, Green, titularisé pour la première fois depuis sa calamiteuse Coupe du monde, commandait une défense qui peut être considérée comme bis. Jones, Jagielka, Lescott et Baines étant promis à laisser leur place à Johnson -s’il est remis sur pied à temps- Cahill, Terry et Cole. Au sein de la ligne défensive, c’est encore un Mancunien qui s’est mis en évidence. Généreux, Jones a apporté un volume de jeu supérieur aux siens, mais ses sautes de concentration trahissent encore sa jeunesse.

Outre la première d’Hodgson, la possible entrée d’Oxlade-Chamberlain constituait l’une des attractions de ce match amical. Entré à la place d’Ashley Young, le jeune et tonitruant Gunner n’a toutefois pu se mettre en évidence, la valse des changements opérés par le sélectionneur anglais étant mise à profit par les Norvégiens pour prendre le contrôle de la rencontre. Steven Gerrard avait été le premier anglais à sortir, remplacé par Gareth Barry dès le retour des vestiaires. Menés par un excellent John Arne Riise, les locaux se sont démenés en seconde période, mais n’ont toutefois jamais vraiment mis en difficulté Robert Green. Cette victoire sans éclat va permettre à Hodgson de pouvoir travailler dans la tranquillité jusqu’au prochain et dernier amical, face à la Belgique, le 2 juin. Étant données les circonstances, il ne pouvait vraiment en demander davantage.

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Par Thomas Goubin

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