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L’Allemagne accable l’Espagne

Par Mathieu Rollinger, au Stade du Hainaut
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L’Allemagne accable l’Espagne

Match plaisant puis fermé à Valenciennes, où les coéquipières de Svenja Huth ont parfaitement mené leur barque alors que les Espagnoles semblaient avoir l'ascendant technique. Mais un coup de poignard de Sara Däbritz juste avant la mi-temps a coupé les pattes des joueuses de Jorge Vilda. L'Allemagne qui gagne sans être formidable est de retour et sera en huitièmes de finale.

Allemagne 1-0 Espagne

But : Däbritz (42e)

Preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que le football féminin n’est pas si éloigné du masculin : Allemandes et Espagnoles ont livré le genre de partie qu’auraient pu donner leurs homologues masculins. Et c’est le froid réalisme et la solidité des Mädchen qui a eu raison du jeu, de la créativité et de la pugnacité des Ibères. Tant de poncifs éculés, mais qui trouvent un nouvel écho ce mercredi. Avec ce succès, le second depuis le début de ce Mondial, les Allemandes s’assurent une place en huitièmes de finale, avant de conclure cette phase de groupes face à l’Afrique du Sud. Pour l’Espagne, il faudra batailler contre la Chine pour envisager un avenir dans la compétition, même si les progrès de cette sélection ne peuvent être que soulignés.

Däbritz de glace

C’est sous une belle drache soudaine que se retrouvaient les deux équipes en tête du groupe B (désigné comme celui de la mort). Un duel entre une nation montante, l’Espagne, qui veut faire fructifier les succès obtenus avec ses équipes jeunes (dont deux Euro U19 avec Jorge Vilda), et une qui cherche à se renouveler, l’Allemagne. D’autant plus que les Mädchen sont privées de leur meneuse Dzsenifer Marozsán. La Lyonnaise a été victime d’une fracture à l’orteil face à la Chine, une blessure gardée secrète pendant trois jours et qui déstabilise le groupe. « Cette absence fait mal, surtout pour Dzseni, car cette Coupe du monde en France est spéciale pour elle, assurait Martina Voss-Tecklenburg. On ne peut pas remplacer Dzseni, qui a des qualités bien à elle. Nous devons essayer de compenser cela en tant qu’équipe. »

Pourtant, pour répondre aux premiers assauts espagnols, Svenja Huth (2e, 3e, 31e) et Giulia Gwinn (8e, 17e, 18e, 30e) sont trop esseulées et forcent les choses sur leur côté droit. Surtout que la Parisienne Irene Paredes et la gardienne Sandra Paños se montrent imperméables. La Roja, de son côté, ne cesse de permuter et de mettre de la vitesse dans ses transmissions. Pendant que Virginia est à la baguette ou à l’artillerie (3 frappes à l’extérieur de la surface), et que Jenni Hermoso régale balle au pied, la petite Nahikari García se démène en pointe pour mener la vie dure à la charnière allemande. L’attaquante de la Real Sociedad se retrouve ainsi à trois reprises en face à face avec Almuth Schult, capable de sortir une « parade étoile » pour lui boucher tous les angles (14e). Le jeune public valenciennois a pris parti pour l’Espagne. Mauvaise pioche : celle-ci finira par craquer juste avant la pause sur une nouvelle accélération de Huth. Un bon centre sur la tête d’Alexandra Popp, une superbe détente de Paños, si belle que Marta en reste bouche bée et ne voit pas Sara Däbritz venir dans son dos pour pousser la balle au fond (1-0, 42e). Bravo Cap’taine.

Une victoire Val’ancienne

Les Ibères reviennent avec les mêmes intentions et se permettent de jouer la carte aérienne. Domaine que maîtrise Popp, même si elle est une nouvelle fois frustrée par une très convaincante Paños (50e). Mais le match se coince dans un faux rythme qui ne peut que profiter à la Mannschaft et annihile les tentatives de ola dans les tribunes. Et si Silvia Meseguer rate une quantité folle de passes, l’entrante Klara Bühl est toute proche de punir sur contre (62e et 64e). Elle aussi sortie du banc, Lucia García apporte de la tonicité que Schweers est obligée de calmer d’un mauvais tacle (63e), que Nahikari n’arrive pas à exploiter avec sa tentative de madjer (67e), ou que l’instigatrice gâche seule (83e). La technique est supérieure côté espagnol, mais il manque ce petit quelque chose pour réellement déséquilibrer le bloc formé autour de Schult. D’autant plus que Däbritz (75e) et Hegering (84e) passent tout proche d’emballer l’affaire à la réception de coups de pied arrêtés. Nahikari peut toujours s’emballer sur le mur blanc (89e), Bonmati peut toujours frapper (90e+1), rien de passera pour cette fois. Les filles de Martina Voss-Tecklenburg prennent donc seules la tête du groupe, avec deux victoires sur la plus petite des marges. Pour le fun, ça attendra.


Allemagne (4-4-2) : Schult – Hendrich (Bühl, 46e), Doorsoun-Khajeh, Hegering, Schweers – Gwinn, Gößling (Leupolz, 79e), Däbritz, Oberdorf (Magull, 64e) – Huth, Popp. Sélectionneuse : Martina Voss-Tecklenburg.

Espagne (4-2-3-1) : Paños – Marta, Paredes, León, Corredera – Meseguer (Patri, 66e), Virginia – Mariona (L. García, 59e), Hermoso, Alexia (Bonmati, 78e) – Nahikari. Sélectionneur : Jorge Vilda.

La France est officiellement la meilleure nation du monde !

Par Mathieu Rollinger, au Stade du Hainaut

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