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La Bosnie encorde l’Italie

Par Adrien Candau
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La Bosnie encorde l’Italie

Pris dans les filets bosniens, les Azzurri se sont vainement débattus pour échapper à l’étreinte des coéquipiers de Džeko. Et n'ont pas pu faire mieux qu'un nul assez morose, au stade Artemio Franchi (1-1).

Italie 1-1 Bosnie

Buts : Sensi (67e) pour l’Italie // Džeko (57e) pour la Bosnie

Andrea Belotti n’aura même pas décoché un sourire. Remplacé par Ciro Immobile à la 73e minute de jeu, l’attaquant du Torino a vécu son match comme une fête sans alcool. Même pas une petite bulle de fun ou un shot de plaisir en forme de tir cadré ne lui ont été offert, pour lui remonter un peu le moral. Un match rasoir, un peu à l’image de celui de la Nazionale : ce vendredi, les Azzurrin’ont que trop peu existé offensivement face à une Bosnie aussi frileuse devant qu’imperturbable sur ses bases arrière.

Gribouillage à l’italienne

Qualifiée pour le prochain Euro et sereine sur le pré depuis plusieurs mois, l’Italie reste encore un croquis inachevé. Si le tableau est incomplet, Roberto Mancini a su y déposer quelques gouaches de couleur pas trop dégueulasses. Pas besoin d’être critique d’art pour apprécier le jeu long souvent très inspiré de Bonucci, les décrochages d’Insigne et l’hyperactivité de Sensi et Barella dans l’entrejeu. Sure de sa force ce soir, l’Italie met du rythme et cherche la profondeur et les changements d’ailes, en multipliant les transversales savamment dosées. Autant de coups de pinceau qui déstabilisent la Bosnie, sans la faire tomber. Les équipiers de Džeko, sans idée devant et privés de ballons, se regroupent en bloc dans leur moitié de terrain et s’accrochent comme ils peuvent à leur chevalet. Une idée sans panache, mais efficace : maladroite dans les petits espaces, plombée par une paire Belotti-Chiesa trop statique, la Nazionale est aussi entreprenante qu’inoffensive et termine la première période sans s’être procuré d’opportunité dangereuse.

Džeko, maître renard dans sa surface planqué

Même musique après la pause : l’Italie monopolise la gonfle, mais continue de s’emmêler les pinceaux devant. Armin Hodžić profite même d’une énorme bavure de Florenzi pour taper le poteau. Une maladresse dont n’est pas coutumier Edin Džeko. Esseulé sur corner, le renard argenté de la Roma sort d’un coup de son terrier, pour fusiller Donnarumma à bout portant. Dur pour les Azzurri, mais les gars de Mancini vont vite passer un coup de brosse sur le tableau d’affichage : peu après l’heure de jeu, Insigne tourbillonne dans la surface et trouve Sensi, dont le plat du pied contré finit au fond des filets de Šehić. Et alors ? Alors, rien du tout. La fin de match, plutôt quelconque, accouche d’un nul assez convenu. De quoi conclure une rencontre cruellement privée de fantaisie, alors que l’Italie devra sûrement afficher un visage beaucoup plus funky si elle veut l’emporter dans trois jours : lundi 7 septembre, la Nazionale se frottera aux Pays-Bas, dans ce qui devrait être le grand choc de ce groupe 1 de la Ligue des nations.


Italie (4-3-3) : Donnarumma – Florenzi, Bonucci, Acerbi, Biraghi – Barella, Sensi, Pellegrini (Kean, 86e) – Chiesa (Zaniolo, 71e), Belotti (Immobile, 73e), Insigne. Sélectionneur : Roberto Mancini.

Bosnie (4-3-3) : Šehić – Cipetic, Šunjić, Sanicanin, Kolašinac (Civic, 84e) – Cimirot, Hadziametovic, Gojak – Višća (Milošević, 85e), Džeko, Hodžić (Bešić, 77e) . Sélectionneur : Dušan Bajević.

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Par Adrien Candau

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