Attendus au tournant sur cette phase éliminatoire, les Etats-Unis ont répondu présent contre une équipe bosnienne ayant mis le bus. Malgré un rouge du buteur Folarin Balogun pour une semelle, Team USA ne s'est jamais laissé déborder en mettant même le break. La route est tracée pour un remake contre la Belgique en huitièmes de finale.
États-Unis 2-0 Bosnie-Herzégovine
Buts : Balogun (45e) et Tillman (82e) pour les États-Unis.
La dernière fois que les États-Unis battaient une équipe européenne en Coupe du monde ? Le 5 juin 2002. Pour lancer sa campagne asiatique, Brian McBride et Landon Donovan mettaient à mal un Portugal en route vers la catastrophe. Vingt-quatre ans plus tard, les protégés de Mauricio Pochettino se trouvent dans une belle dynamique pour vivre son rêve américain. Après des poules avalées d’une traite, on se demandait s’il pouvait y avoir une défaillance au moment de passer en seizièmes de finale. Si le « Take me home, country roads » de John Denver que l’on entend à chaque pause fraîcheur ne servait pas de message subliminal. Réponse ? Absolument pas.
Au Levi’s Stadium de Santa Clara, le pays hôte attendait de pied ferme la Bosnie-Herzégovine, toujours emmené par l’hymne de Dubioza Kolektiv. De leur côté, les Zmajevi ont préparé la rencontre en posant une défense à cinq, inhabituelle quand on voit leur entrée dans la compétition. De quoi laisser le ballon aux Yankees une majeure partie du match, hormis une belle frappe d’Ermedin Demirović (8e). À partir de là, les Américains joueront leur partition : dédoublements, combinaisons sur petits espaces, et des actions qui pleuvent dans la défense bosnienne. Pourtant, le but tant attendu arrivera d’une manière différente : une passe pour Folarin Balogun qui touchera deux défenseurs avant de laisser le Monégasque seul face au but (45e).
Des États-Unis vainqueurs par DzeK.O.
Dès lors, on se dit que la seconde période sera une formalité. Oui, mais pas de la façon que l’on peut imaginer. Alors que de nouveaux plans sur des célébrités qu’on ne connaît pas s’enchaînent, Balogun envoie une grosse semelle sur Tarik Muharremović. On pourrait croire à l’arbitrage maison, mais Raphael Claus se montre intraitable : carton rouge (64e). Les Bosniens, artilleurs à l’extérieur de la surface, doivent faire le jeu. Le tout sans la légende Edin Dzeko, le Michael Jordan local, qui n’aura pas encaissé le choc et sortira en boitillant. Bien triste manière de tirer sa révérence pour le quarantenaire. Mais à l’image de leur jeu très rudimentaire, la menace restera très faible.
Pire, elle va continuer de se laisser submerger. Déjà que Balogun était proche d’un doublé en première période, une magnifique combinaison entre Pulisic et Tillman aurait très bien pu déclencher le break, si le Rossoneri n’était pas signalé hors-jeu. Une faute bosnienne se voit enfin sifflée dans ce match rugueux, et Malik Tillman enverra tout le monde se coucher avec un coup-franc aux 22 mètres. Une belle récompense pour celui à l’origine de nombreuses actions. Sergej Barbarez pourra s’énerver autant qu’il veut sur son banc de touche, son équipe se fera surclasser sans vraiment tenter quelque chose en dehors des coups de canon d’Ermin Mahmić. Laissant à Team USA le luxe de jouer un huitième de finale comme une revanche : face à la Belgique, le 7 juillet (2h). Même si l’absence d’un Balogun prenant tous les espaces peut coûter cher, pas sûr que le Tim Howard de ce match soit forcément du côté américain.
Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers
Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers
Une famille sort réveillonner et ne rentre jamais chez elle. C’était il y a 50 ans, et personne n’a jamais retrouvé la moindre trace ni le moindre indice sur ce qui est aujourd’hui la plus vieille affaire du pôle cold cases de Nanterre. On refait l’enquête.