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La Bosnie-Herzégovine pour les (Américains) nuls

La journaliste Abigael Vélez d’ABC7 Los Angeles s’est attiré les foudres de bon nombre de personnes en clamant ce lundi qu’elle ne savait pas placer sur une carte la Bosnie-Herzégovine, futur adversaire des States, et qu’elle ne voulait pas apprendre à le faire. Connaissant la légendaire inculture générale des concitoyens de Trump, voici un petit guide à transmettre aux États-Uniens pour suivre le match moins bête.
→ Un pays pas si petit, capable de gober deux fois un État américain
Certes, le pays dans sa forme actuelle est encore plus récent que les États-Unis (1992), mais comment se représenter sa taille ? Fastoche. C’est un poil plus grand que le Costa Rica, vous voyez ? Non, OK… Alors, voyons plus grand : figurez-vous le Sri Lanka. Toujours pas ? La Bosnie-Herzégovine a une superficie de 51 197 km2 et se retrouve donc en capacité de recouvrir par deux fois le Vermont et ses superbes forêts. Tout s’éclaire !
→ Un mic-mac de la diversité
Même combat des deux côtés de l’Atlantique : la diversité des peuples. Si au sein du pays de l’oncle Sam, c’est plutôt la couleur de peau qui est considérée au moment de faire les études démographiques, la Bosnie s’avère quant à elle plus marquée par des différences en matière de religion. Les principaux groupes sont tous slaves du Sud, mais les Bosniaques sont musulmans, les Croates sont majoritairement catholiques, tandis que les Serbes sont essentiellement orthodoxes. Un melting-pot à l’origine de plusieurs années de guerre qui a causé plus de 100 000 morts. Un conflit dans lequel, soit dit en passant, l’US Army via l’OTAN a mis son nez et qui a vu la majorité des négociations de paix se dérouler à Dayton, ville de l’Ohio qui a donné son nom aux accords.
→ Edin Džeko, c’est leur Michael Jordan à eux
Justement, le basket. Chaque pays a son GOAT, le sportif qui lui a un peu montré la voie de l’effort physique, le type inspirant qui a fait de son sport une forme de religion. À l’image de Michael Jordan qui a contribué à renforcer l’attrait états-unien pour le basket et celui du monde pour la NBA, Edin Džeko est celui qui a popularisé le foot bosnien aux yeux de la planète. Si le géant de Schalke dispute aujourd’hui sa deuxième Coupe du monde (sa sélection en compte autant), c’est parce qu’il garde sa patte prolifique à 40 balais. Le type a fait le bonheur de plusieurs cadors européens : Manchester City, AS Rome, Inter Milan ou encore Fenerbahçe. Air Jordan a dit : « Il faut se fixer des buts avant de pouvoir les atteindre. » Les buts, Edin, il les met.

→ Ils n’ont pas un président, mais trois en même temps !
Imaginez le calvaire d’avoir trois grands manitous orange à la tête d’un pays… Heureusement pour les Bosniens (ou pas, même si on peut difficilement faire plus zinzin que le POTUS actuel), ce sont Denis Bećirović (représentant les Bosniaques), Željka Cvijanović (serbe) et Željko Komšić (croate) qui ont les manettes du gouvernement. Un triumvirat de démocrates, de quoi filer des boutons à celui qui remettra le trophée de la Coupe du monde aux vainqueurs. Leur Maison-Blanche n’est autre qu’une bâtisse en briques rouges construite à Sarajevo entre 1884 et 1886 par l’architecte Josip Vancaš dans un style inspiré de la Renaissance.
→ Dubioza Kolektiv, leur groupe viral
« I Am From Bosnia – Take Me To America » fait rage (ça fait quinze ans que c’est sorti, il était temps !) et Dubioza Kolektiv s’écoute aujourd’hui plus facilement que bien des groupes nés aux États-Unis. Les Gun’s se font vieillots malgré un Slash toujours aussi monstrueux, on s’endort sur le dernier album des Foo Fighters, et System of a Down parcourt encore les stades malgré un batteur fan de Donald Trump. En plus, les types se sont déjà produits au pays de l’oncle Sam : « En 2018, on a commencé dans un festival à Austin, au Texas, et on est remonté jusqu’à Toronto. C’est marrant parce que notre public n’était pas seulement issu de la diaspora des Balkans, il y avait aussi pas mal de gens d’Europe de l’Est, d’États-Uniens et de Latino-Américains. Une belle diversité de communautés. »
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→ La chopska, plus équilibrée qu’un hot-dog dégoulinant
Là où certains se gavent de ces sandwichs au pain mou garnis d’une saucisse et ornés de sauces industrielles, d’autres se délectent plutôt d’une salade chopska avec dans l’assiette des tomates, des concombres, des oignons, des poivrons et parfois du chou, le tout recouvert d’une montagne de fromage râpé. Plus de crudités croisées en un repas que pour un Américain moyen en un trimestre. En ces fortes chaleurs, voici une idée des plus smart bien que moins pratique pour se rendre au stade.
En plein direct, une journaliste américaine provoque la polémique en se moquant de la BosniePar Suzanne Wanègue

















































