S’abonner au mag

Evra : la gauche française se cherche un leader

Par
3' 3 minutes
0 Réaction
Evra : la gauche française se cherche un leader

Une nouvelle fois, Patrice Evra n'a pas brillé sous le maillot bleu. Contre les Féroé, cela pose l'ampleur du malaise. Brillant voire plus avec Manchester United, le latéral gauche peine avec l'EDF. Mais pourquoi donc ?

Patrice Evra a 28 ans et trois finales de Ligue des champions derrière lui. Patrice Evra est sans doute le meilleur à son poste en Europe, et même plus. Doté d’une santé de fer, d’une volonté inoxydable, jamais blasé, le lapin Duracell des Ulis est un garde du corps coriace. Sa technique autant que sa capacité aérobie hors-norme font aussi de l’ancien attaquant une munition offensive de premier choix. Malgré tout cela et encore plus, Patrice Evra n’est toujours pas devenu un incontournable de l’organigramme de la sélection.

En EDF, il fait même presque figure de petit bleu. Seulement une grosse année le sépare de sa première titularisation notoire. A l’Euro 2008, l’ex-partenaire et complice de C.Ronaldo s’était tout d’abord installé sur le banc, le droit d’aînesse régissait encore le royaume de France à l’époque. Abidal, médiocre en club, pas plus à son avantage en sélection, débutait donc la compétition. Face à « la forme du moment » du tout récent champion d’Europe avec MU, Raymond la Science jouait l’indifférence.

Jeune turbulent

Epargné du non-match face à la Roumanie, Evra sera des déroutes bataves et italiennes. Pas plus mauvais qu’un autre et même plutôt meilleur, l’ancien joueur du Rocher se trouvera toutefois coulé comme les autres dans le naufrage bleu. Au terme d’un fiasco analysé sous le prisme d’un conflit des générations -réel ou fantasmé- la vrai/fausse altercation avec Vieira qui fit exploser les compteurs de Youtube, le rangera dans la case des jeunes turbulents plutôt que des vieux croulants. Pas de quoi se tailler une image d’indéboulonnable.
Depuis l’Euro, Evra n’a que trop rarement rééditer en équipe de France ses performances mancuniennes. Certes, il est dur de respirer la santé dans une machine grippée mais Gourcuff ou Toulalan y sont parvenus à l’occasion. Plus fébrile, à l’image de sa performance incohérente face aux Féroé, le latéral gauche pâtit surtout de l’absence d’un complice de choix dans son couloir. Sur son chemin il a trouvé Thierry Henry, qui aime surtout jouer avec lui-même, Ribéry aussi, mais Domenech préfère le positionner à droite, ou Malouda dont la finesse technique n’est pas le fort. A l’époque dorée des Bleus, Liza s’amusait avec Zizou. Evra, lui, cherche encore son partenaire.

La menace Clichy

Sans complexe, le natif des Ulis s’est fait sa place à MU avec les dents, en dégageant Heinze sur le banc comme s’il s’agissait d’un pied tendre. Chez les Bleus, il vit toujours avec la concurrence du fantôme d’Abidal, ou la menace Clichy. Même si une défense avec trois joueurs d’Arsenal (Sagna, Gallas, et Clichy donc) on a quand même du mal à se le figurer. Faudra t-il organiser des primaires à gauche ? Pour l’heure, Evra semble malgré tout bien parti pour disputer la Coupe du Monde en titulaire … si la France se qualifie. Comme les autres représentants de la légion étrangère, Evra perd une partie de ses moyens une fois en EDF. Pas plus, pas moins.

Malgré tout, il ne souffrira sans doute pas de la comparaison avec ses vis-à-vis internationaux. Alors que Maicon, Alves ou Sergio Ramos font flamber le couloir droit, le gauche cherche aujourd’hui ses spécialistes. En Hollande ? Heitinga. En Espagne ? Capdevilla. En Italie ? Grosso. En Allemagne ? Lahm. Bon, ok, c’est pas mal. Au Brésil ? On a déplacé un milieu, Gilberto Silva. Va pour Evra alors.

Marseille retrouve le podium

Par

À lire aussi
Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale
  •  
Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale

Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale

C’était une émission, c’est devenu un rendez-vous. Puis un objet de culte. Souvent drôle, parfois intelligente, toujours alcoolisée et volontiers vulgaire, Tout le monde en parle mêlait la désinvolture d’une petite soirée entre potes et le clinquant d’un dîner dans le grand monde. Voilà pourquoi personne ne l’a oubliée, même 20 ans après.

Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

31
Revivez Marseille - Metz (3-1)
Revivez Marseille - Metz (3-1)

Revivez Marseille - Metz (3-1)

Revivez Marseille - Metz (3-1)

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.