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Borja Iglesias : « Je sais que je ne vais pas changer le monde »

Tous propos recueillis par Javier Prieto Santos
16' 16 minutes
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Borja Iglesias : « Je sais que je ne vais pas changer le monde »

Après son expulsion à l’aller, Borja Iglesias manquera au Celta pour le huitième de finale retour de Ligue Europa, ce jeudi soir. L’attaquant de 33 ans, rentré chez lui en Galice depuis 2024, n’est pas seulement l’idole des fans du Celta de Vigo, mais aussi des militants féministes, antiracistes et LGBT. Entretien avec le cauchemar d’Elon Musk.

Ta grande fixette lors de tes interviews, c’est de mentionner le foot de rue de ton enfance. T’es nostalgique de cette époque ?

Le football le plus pur, le plus romantique, est celui joué quand on est enfant. C’était un moment d’insouciance, de rigolade, d’interactions sociales… Malheureusement, je fais quasiment partie de la dernière génération qui faisait des cages avec des pulls. Désormais, les gamins tapent le ballon dans des clubs ou des académies, c’est devenu très rare d’en voir jouer dans la rue. Récemment, lors d’un voyage aux Canaries, j’ai bloqué sur un petit groupe de jeunes qui jouaient dans la rue. Ça m’a fait remonter plein de bons souvenirs.

Lorsqu’il jouait pour la Juve, Zidane raconte qu’en rentrant chez lui, il lui arrivait parfois de se joindre à des footballeurs de rue. Ça t’est déjà arrivé ?

J’imagine même pas les émotions des gamins qui l’ont vu arriver de nulle part. C’est vraiment cool ! Et ça me donne des idées : la prochaine fois que je vois des gosses jouer dans la rue, je ferai comme Zidane. (Rires.)

Quand il a signé au Betis, ton ancien coéquipier Héctor Bellerín a expliqué qu’il avait quitté Arsenal « pour le retour à la terre, et pour manger des bons plats de lentilles ». Toi, qu’est-ce qui t’a fait revenir au Celta de Vigo cet été, à part le poulpe et la pluie ?

Ma sœur dit que j’ai toujours romantisé la pluie ! Que depuis tout petit, j’aime la regarder tomber, que j’apprécie ces jours où le ciel est gris et où il faut enfiler les bottes et son manteau. Je vais pas non plus te dire que j’ai souffert du beau temps à Séville (il a joué 4 ans et demi au Betis, NDLR), mais c’est vrai que le climat galicien m’avait manqué. Ouvrir la fenêtre au réveil et écouter le bruit des gouttes, mettre sa parka et sortir faire un tour avec le chien… Héctor, lui, devait surtout en avoir un peu marre de la bouffe anglaise !

Toi, tu revenais d’un prêt de six mois au Bayer Leverkusen, qui t’a permis de devenir champion d’Allemagne. La gastronomie allemande n’a pas non plus la réputation d’être exceptionnelle…

Non, c’est vrai, et j’avais moi-même quelques doutes, mais honnêtement, j’ai été agréablement surpris. J’ai surtout aimé la façon dont la société allemande s’articule autour de la bouffe, avec beaucoup de repas partagés dehors, dans la rue et dans les parcs. Bon, j’ai connu le printemps et le début de l’été, ça a peut-être aidé…

John Carew, j’avais l’impression de voir un géant, je me demandais comment il arrivait à se déplacer si facilement, à combiner avec les autres, à trouver des positions de tir, alors qu’il était si grand.

Borja Iglesias, presque fan de l’OL

Quand tu changes de club, c’est quoi les critères que tu prends en compte, au-delà de la gastronomie ?

Il y en a plusieurs. L’économique, bien sûr, a son importance. Après, moi, j’ai la chance d’avoir déjà pas mal de saisons pros derrière moi, donc je pense surtout à l’expérience globale qu’on me propose : le projet sportif et mon rôle dans celui-ci, la culture locale, la proximité avec les miens, sachant que ma famille est en Galice, mais que mes parents vivent à Madrid… Là, revenir au Celta de Vigo, c’est certes revenir à mes racines (il est né à Saint-Jacques-de-Compostelle), à ce club qui a été ma référence étant petit, car il faisait partie du paysage et de notre culture, mais aujourd’hui, c’est un autre arôme, le club est en pleine croissance et le sentiment d’identification des gens est hyper fort. Je sens au quotidien une connexion différente avec le public, à travers le coach (Claudio Giraldez, l’ancien entraîneur de la réserve qui a remplacé Rafa Benítez au printemps dernier, NDLR) et une bonne partie de l’effectif, composé en majorité de joueurs galiciens, attachés au club et très motivés à l’idée de le faire grandir et de grandir avec lui. Le Celta a retrouvé une identité.

C’étaient qui, tes idoles de jeunesse ?

J’ai toujours été fasciné par les attaquants. Je me souviens de mon premier match au stade de Balaídos, un Celta-Valence, avec John Carew en pointe. J’avais l’impression de voir un géant, je me demandais comment il arrivait à se déplacer si facilement, à combiner avec les autres, à trouver des positions de tir, alors qu’il était si grand. Après, il y a eu Fernando Torres, Drogba, David Villa… Ah, j’adorais aussi Mido, l’Égyptien ! Un sacré caractère, mais aussi un joueur hyper agile malgré son physique imposant.

C’est vrai que tu suivais partout Fernando Torres lorsqu’il venait en Galice rendre visite à sa belle-famille ?

Oui, on allait notamment au centre commercial de la ville, où on jouait au foot dans la cour intérieure avec mes amis, et dès qu’on le voyait, je lui sautais dessus pour essayer d’avoir une photo ou un autographe. Il était toujours très cordial. Même si c’était la cinquième ou sixième fois que je le lui demandais, il a toujours pris le temps et ne m’a jamais envoyé chier. Je retrouve cette émotion enfantine aujourd’hui quand les jeunes viennent me voir. Ils me redonnent cette vitalité qu’ont les enfants, avec leur mentalité ouverte et leur envie d’apprendre, de connaître tous les joueurs, de jouer toute la journée… C’est comme recevoir une injection d’énergie positive.

 

Comment tu définirais le rôle d’un footballeur aujourd’hui ?

Comme dans n’importe quelle profession, on passe par plein d’étapes différentes dans une carrière. Moi, j’ai toujours eu envie d’apprendre, et là je sens que c’est le cas, en jouant à côté de Iago (Aspas) par exemple, ou la saison dernière avec Xabi Alonso. Mais il y a aussi eu des moments de doute, où je me demandais si jouer au foot était ce que j’aimais faire, si j’étais préparé pour ça. Aujourd’hui, le footballeur est beaucoup plus qu’un sportif. La célébrité ou la notoriété nous obligent à endosser une grande responsabilité sociale. Moi, j’aime ça. Je sens que ça me pousse à être meilleur. D’autres le vivent comme une contrainte ou un poids, mais moi, c’est l’inverse : ça me motive.

Ça ne t’use jamais ?

Si si, ça m’a usé à certaines périodes. Surtout parce que je ne comprenais pas ce qui était en train de m’arriver, alors que j’essayais juste d’être moi-même. Sur le sujet de l’exposition sur les réseaux sociaux, par exemple. C’est un outil fantastique pour te montrer plus proche des gens qui te suivent, partager un peu plus de toi-même, mais parfois, ça te dessert. Parce que dans le foot, ça a toujours été difficile de différencier l’homme du joueur.

La célébrité ou la notoriété nous obligent à endosser une grande responsabilité sociale. Moi, j’aime ça. Je sens que ça me pousse à être meilleur. D’autres le vivent comme une contrainte ou un poids, mais moi, c’est l’inverse : ça me motive.

Borja Iglesias

Le joueur de foot a longtemps été perçu comme une sorte d’Avenger, un super-héros qui n’avait pas de faille. Mais désormais, on parle de burn-out, de dépression, comme s’il redevenait progressivement humain. Tu vis ça comment, toi qui as justement cette image de joueur « normal » ?

Le stéréotype, c’était effectivement ça : le super-héros, ou le soldat, dont la seule raison d’être était de performer sur le terrain. Mais sous la cape, il y a des êtres humains, et même si on nous y entraîne, on n’est pas toujours prêts pour affronter cette vie. Donner de la visibilité à ces sujets contribue à les normaliser. Ça nous permet, à nous les joueurs, de faire baisser la pression et l’anxiété, et à la société de comprendre qu’on a tous des problèmes, et qu’il faut les affronter pour essayer de les régler plutôt que les mettre sous le tapis.

Avec ma copine, on est aussi allés manger une fondue vers Montmartre. C’est délicieux… Mais très calorique.

Borja Iglesias, savoyard

Tu as suivi une formation de barista, une autre de programmateur de jeux vidéo. Le foot ne t’a jamais suffi ?

Je me suis souvent demandé si mon problème n’était pas d’être anticonformiste. (Rires.) Mais en réalité, être footballeur m’a justement donné la possibilité de toucher à plein de choses. Et c’est ce qui m’a permis de trouver une routine, un équilibre : être 100 % focus sur le foot quand je suis avec l’équipe, et me distraire, m’aérer l’esprit, m’éloigner du foot quand je fais autre chose, comme quand je suis un cours sur comment préparer le café, même si ça paraît con. Évidemment, parfois je m’imagine tenir mon petit café, passer mes aprèms à le préparer et à discuter avec les clients, en faire un lieu de vie et d’échanges, mais je sais aussi très bien que dans la vraie vie, c’est beaucoup plus difficile que ce que j’imagine. Quelque part, c’est aussi une façon de se préparer à l’échec autrement que sous la perspective de louper un face-à-face avec le gardien. Rater son café, c’est aussi se rendre compte que tout est question d’apprentissage, que se tromper fait partie du chemin. C’est pareil pour la programmation.

Tu seras bientôt capable de créer le prochain Mario Kart ?

J’adorerais, mais non ! J’ai suivi un cours de débutants avec un ami programmateur. L’objectif final était de créer un jeu vidéo en deux dimensions. C’était assez complet et intéressant, mais je ne suis pas encore prêt pour la Silicon Valley.

 

Le Bayer Leverkusen a été, à 31 ans, ta première expérience à l’étranger. Vivre en Allemagne a changé ta perception sur l’Espagne ?

On a souvent une vision idéalisée de chez nous. En Espagne, en tout cas, on a tendance à penser que tout est mieux ici. C’est un pays fantastique, mais ailleurs aussi il fait bon vivre ! Avant de partir en Allemagne, mes amis ou mes coéquipiers me disaient : « Il fait froid là-bas, il pleut tout le temps, les gens sont fermés, la bouffe n’est pas bonne, tu vas t’ennuyer… » On a beaucoup de barrières mentales, car rien de tout ça n’était vrai. J’ai rencontré des gens très ouverts et toujours disposés à m’aider à m’intégrer. Culturellement, c’est un pays très riche, très différent du nôtre dans la musique, dans la gastronomie… On m’a fait sentir comme chez moi en Allemagne. Aller voir ailleurs, c’est ouvrir son esprit. Récemment, on est allés à Paris avec ma copine, qui a une amie qui vit là-bas depuis quatre ans. On a visité le musée d’Orsay, c’était magnifique. On est aussi allés manger une fondue vers Montmartre. C’est délicieux… Mais très calorique. (Rires.)

Tu es aussi un fan de rap. Ça aussi, ça te vient du football ?

Oui, comme l’anglais, que j’ai appris en parlant avec mes coéquipiers, ou d’autres styles musicaux, que j’ai découverts à travers les joueurs du vestiaire originaires de différents coins d’Espagne ou de différents pays. J’aime quand Franco Cervi branche l’enceinte et lance sa cumbia argentine, ou quand Joseph Aidoo met ses chansons ghanéennes. Ça lance des discussions qui vont bien au-delà de la musique. Évidemment, c’est encore plus riche dans un vestiaire comme celui du Bayer, où tu as un Suisse, deux Tchèques, des Hollandais, un Croate, etc. J’ai adoré cette mixité.

Le rap des années 1990 et le reggaeton, c’est souvent très machiste, très sexiste. Il faut être conscient de ça, parce qu’on ne va pas non plus aller changer la playlist de toutes les boîtes de nuit !

Borja Iglesias

Y a bien un style de musique qui t’emmerde, non ?

Disons que dernièrement, j’écoute moins P. Diddy… J’ai d’ailleurs ce conflit interne avec des artistes dont j’étais fan à l’adolescence, comme Kanye West. Artistiquement, j’adore, mais humainement, je déteste. Le rap américain des années 1990 te met souvent face à ces contradictions, notamment sur le traitement réservé aux femmes, dans le texte et dans les clips. C’est un peu pareil avec le reggaeton. Ça nous fait bouger, musicalement c’est agréable, mais on peut ne pas être d’accord avec le message. C’est souvent très machiste, très sexiste. Il faut être conscient de ça, parce qu’on ne va pas non plus aller changer la playlist de toutes les boîtes de nuit !

Contrairement à toi, la Galice n’est pas franchement réputée pour son wokisme. Toi, quand tu joues avec les ongles peints, par exemple, c’est pour faire bouger les mentalités ?

Créer les conditions pour que tout le monde puisse trouver sa place dans la société, ça me tourne dans la tête en continu. Si je peux contribuer à tendre vers plus d’égalité, plus de respect, tant mieux, donc j’essaye de faire en sorte que mes messages aillent toujours dans ce sens-là. Je sais que je ne vais pas changer le monde, mais si je peux réussir à faire en sorte à chaque fois qu’au moins une personne se sente un peu mieux avec ce que je dis, alors c’est déjà pas mal. Moi, je suis un privilégié, je suis un homme, je suis blanc, je vis en Espagne, je suis footballeur, j’ai un statut social favorable… Et grâce au football, j’ai un mégaphone pour m’exprimer, donc j’en profite comme je peux.

 

Le football, justement, n’est pas vraiment un modèle de progressisme, en tout cas chez les hommes. Comment on justifie par exemple qu’en 2024, il n’y ait encore aucun joueur qui ait fait de coming out ?

Il y a pas mal de blocages. On en revient à cette question de création d’espace de parole sécurisant, par exemple pour les homosexuels. Moi, quand je me peins les ongles, je le fais sans chercher à offenser qui que ce soit, c’est purement esthétique. Je ne vois pas la différence entre ça et porter les cheveux longs ou courts, se tatouer le bras ou mettre un pantalon large ou serré. Pourtant, j’ai reçu tout un tas de commentaires homophobes, cherchant à me faire mal, ou à me faire taire. Je n’imagine même pas ce que ce serait si un footballeur annonçait qu’il était en couple avec un autre homme. Le principal blocage, c’est ça, je pense : la peur.

Moi, je ne bats pas les records de Messi ou Cristiano Ronaldo, personne ne va vraiment se souvenir de moi pour la trace que je vais laisser dans le football, donc je valorise particulièrement cet engagement social des footballeurs.

Borja Iglesias, plus fort que Messi et CR7

Tu reçois des messages de gens qui, au contraire, te remercient d’avoir publiquement défendu leur cause ?

Oui, du style : « Grâce à toi, j’ai eu le courage de me montrer comme je suis », ou « merci d’avoir aidé à créer un environnement moins hostile pour nous ». Ça, à mes yeux, c’est plus important que de marquer un but. Si je peux orienter un peu la haine vers moi et prendre quelques coups à la place de ceux qui souffrent vraiment d’homophobie ou de racisme et luttent au quotidien pour se faire accepter, alors ça vaut la peine. Moi, je ne bats pas les records de Messi ou Cristiano Ronaldo, personne ne va vraiment se souvenir de moi pour la trace que je vais laisser dans le football, donc je valorise particulièrement cet engagement social des footballeurs.

Il y a un débat ces derniers temps en Espagne, notamment autour de Vinícius, sur l’existence ou non d’un racisme systémique dans le pays. Tu en penses quoi, toi ?

Je crois que très souvent, on n’a pas conscience de nos propres attitudes. Ça vaut pour le racisme comme pour le machisme. (Iglesias a été l’un des rares à soutenir les championnes du monde espagnoles, en guerre contre leur fédé, NDLR.) Il y a des comportements normalisés qu’on ne détecte même pas, ou des expressions que l’on emploie sans comprendre qu’elles peuvent blesser. Un exemple tout bête : en Espagne, pour dire que quelque chose est génial, on dit « la polla », le sexe masculin donc, et pour quelque chose de mauvais, « un coñazo », le sexe féminin. On ne mesure pas la charge symbolique de tout ça. Je pense qu’il faut que l’on fasse ce travail d’introspection, de déconstruction, pour créer ce fameux espace de sécurité pour tous dont je parlais. Au début, ça nous bouscule, moi le premier, mais je pense qu’il faut le voir comme une grande opportunité pour chercher à s’améliorer individuellement et collectivement.

Tu t’es tatoué la phrase « Tire au but et réfléchis plus tard ». Être aussi cérébral a pu te jouer des tours ?

J’ai toujours été du genre à me poser beaucoup de questions. Y aller ou pas, tirer ou chercher un coéquipier mieux placé… C’est un aspect que j’ai beaucoup travaillé sur le plan mental, et me le tatouer a été comme une étape supplémentaire. La phrase est écrite sur mon avant-bras, donc je ne peux pas m’empêcher de la voir tous les jours. (Rires.) Depuis quelques années, je suis plus sûr de moi, sur et en dehors du terrain.

Tu joues au royaume des faux 9. T’as pas l’impression d’être tombé à la mauvaise époque avec ton profil d’attaquant physique et puissant ?

J’en parlais récemment avec un ami. Dans plusieurs situations, mon physique a été une limite, et dans d’autres il a été mon arme principale. À l’image de tout ce qu’on se dit depuis tout à l’heure, cette nouvelle tendance du faux 9 m’a poussé à sortir de ma zone de confort. J’ai dû m’adapter, me diversifier, ne pas me contenter de mes caractéristiques d’avant-centre « traditionnel », et devenir un joueur plus complet que je ne l’étais il y a quelques années, capable de mieux m’associer avec mes coéquipiers, de participer moi aussi à la construction du jeu. En ce sens, avoir été contemporain de Benzema, l’avoir beaucoup observé et affronté en Liga m’a beaucoup aidé. Lui savait quasiment tout faire, tous les attaquants du championnat l’enviaient et cherchaient à lui ressembler.

Tu as appris quoi de ces quelques mois passés sous les ordres de Xabi Alonso ?

C’est marrant parce qu’on s’est écrit il y a quelques jours pour échanger sur le Bayer et sur le Celta. Je sortais de trois saisons et demie avec Pellegrini au Betis, et Xabi a tout de suite attendu autre chose de moi. Il voulait que je participe beaucoup plus au jeu, que je sois une solution de passe, un facilitateur pour Florian (Wirtz), Amine (Adli) et les autres. Il m’a donné plein d’outils que je n’utilisais pas ou plus au Betis, et beaucoup de confiance en moi, aussi. Avec lui, après chaque entraînement, j’avais la sensation d’être un joueur plus intelligent que la veille. C’est un peu pareil ici avec Claudio Giraldez qui, sur plein d’aspects, ressemble beaucoup à Xabi Alonso.

Dernière question : Luis Enrique, qui t’a offert tes deux seules sélections avec l’Espagne, est très clivant des deux côtés des Pyrénées. Alors, c’est un fou ou juste quelqu’un qui se fait passer pour un fou ?

(Rires.) Bonne question ! Je l’avais déjà connu lors de la saison 2013-2014, lorsqu’il entraînait le Celta. Moi, j’étais dans l’équipe B, il m’avait aidé à m’intégrer avec l’équipe première. Je pense que le meilleur de Luis, c’est qu’il est exactement comme celui qu’on voit. Il est très spontané, et quand il n’aime pas quelque chose, il le dit, que ce soit à un journaliste ou à un joueur. Il a une connaissance du jeu et du football très supérieure à la moyenne, et une grande capacité de transmission. Je suis l’un de ses grands fans.

En direct : Lyon - Celta de Vigo (0-0)

Tous propos recueillis par Javier Prieto Santos

Entretien publié dans le numéro 222 de So Foot en décembre 2024.

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