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  • Atlético–Espanyol (1-0)

Derrière le Barça, l’Atlético fait son nid

Par Robin Delorme, au Vicente-Calderón
3' 3 minutes
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Derrière le Barça, l’Atlético fait son nid

Loin du niveau interstellaire des Blaugrana, les Colchoneros en suivent pourtant les résultats. Victorieux des Barcelonais de l’Espanyol grâce au seul pion de Griezmann (1-0), ils consolident leur seconde place et espèrent désormais un faux pas de l’ennemi merengue.

Club Atlético de Madrid 1-0 RCD Espanyol

Buts : Griezmann (3e) pour les Colchoneros

La contre-performance de l’Astana Arena, le 3 novembre dernier, marque un tournant de l’exercice rojiblanco. Incapable de s’imposer face aux modestes Kazakhs, la bande à Simeone se reprend en main dès son retour au Cerro del Espino. Depuis, elle enchaîne trois succès qui lui rendent sa condition de dauphin du FC Barcelone. Une seconde place, confortée ce samedi face à un pâle Espanyol, qui doit beaucoup au Gabacho du Vicente-Calderón. Antoine Griezmann, une septième fois buteur en Liga cette saison, est même l’auteur de quatre des cinq dernières banderilles de l’Atlético. Positionné toujours plus haut, il étale tous ses progrès au poste d’avant-centre, reléguant ainsi son comparse Vietto à son soutien. Ce poste, il n’hésite pourtant pas à le délaisser au grè de la rencontre, tantôt venant sur l’aile, tantôt redescendant au cœur du jeu. Véritable aimant du schéma offensif madrilène, il n’en remplit pas moins ses devoirs défensifs. Une défense toujours aussi imperméable qui, après treize journées de championnat et six petits buts encaissés, permet à l’Atlético de Madrid de rester au contact de ce Barça superlatif.

Chaleur française et détresse portugaise

« Antoine Griezmann, lalalalala, lalalalala… » Orphelin de son Frente Atlético, le Vicente-Calderón a de la ressource musicale. Toujours aussi chaleureuse, l’antre des Colchoneros, pleine aux trois quarts, ne tarde pas à entonner son nouveau couplet favori. Pour sûr, trois minutes suffisent à Antoine Griezmann pour ouvrir le score. Óliver Torres, dont le contrôle orienté élimine le vis-à-vis, trouve un Français qui, du bout du pied, pousse le cuir hors de portée de Pau Lopez. L’avantage en poche, l’Atlético récite alors sa participation tout en béton. Solide sur ses fondamentaux, il se contente de balader le bloc des Pericos tout en mettant au chômage technique son portier, frigorifié par son manque d’activité autant que le froid hivernal qui s’abat sur la capitale espagnole. Sans frivolité, mais avec solidité, les locaux se contentent de quelques percées de leur Français pour ne pas endormir leur aficion et pousser les Catalans à enchaîner les fautes. Cette quiétude madrilène est, à la demi-heure de jeu, mise à mal par la blessure de Tiago, sorti sur civière avec le genou en vrac, et dont la détresse fait craindre le pire.

L’Espanyol, sauvé des eaux par Lopez et ses poteaux

Dans un froid toujours plus insistant, l’Atlético reprend la partie en occupant la moitié de terrain des Perruches sans jamais appuyer sur l’accélérateur. Le quatrième tour de cadran de ce second acte en est le symbole. Tout heureux d’être servi par un Barcelonais, Griezmann se retrouve seul face à un Pau Lopez qui s’interpose d’abord face au natif de Mâcon, puis face à Luciano Vietto. Le jeune Argentin, de retour de blessure, est d’ailleurs le premier à retourner sous la guérite en seconde période, délaissant sa place au jeune canterano Thomas. C’est un autre joueur maison, Óliver Torres, qui sort de sa torpeur le Calderón. Libre de tout marquage, il profite de l’apathie adverse pour déclencher une frappe soudaine, sortie de sa lucarne par le gardien adverse. Cette solitude, le portier perico la subit jusqu’au coup de sifflet final. De plus en plus entreprenants, les Colchoneros frôlent le break à de nombreuses reprises. Godín, d’une tête sur le montant, ou Koke, dont la reprise suite à un service de Carrasco heurte la base du poteau, en décident autrement. Qu’importe, finalement, puisque ce nouveau succès par la minimale confirme le statut de dauphin des Blaugrana de l’Atlético.

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Par Robin Delorme, au Vicente-Calderón

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